Nouvelles de l'Eglise au Cambodge

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Re: Nouvelles de l'Eglise au Cambodge

par jean_droit » lun. 29 oct. 2012, 11:07

De l'agence Fides :

Une Eglise qui progresse : Alléluia.

Mais, aussi, quelques indications intéressantes :

L'utilisation de la lecture biblique ou de la lectio continua.

La présence de très nombreuses congrégations.

Avec la remarque finale :
« l'Eglise permet à tous d'exprimer son propre charisme dans l'unité ». Et c'est une richesse également pour l'évangélisation.
Bonnes pistes.
ASIE/CAMBODGE - Selon le Vicaire apostolique de Phnom Penh, « un nouvel élan missionnaire anime les jeunes »

Cité du Vatican (Agence Fides) - « Les jeunes cambodgiens se rendent compte d'être des apôtres et du fait que l'évangélisation n'est pas une prérogative réservée aux prêtres et aux religieux.

C'est l'espérance du Christ en nous et nous voulons la donner au monde » : c'est ce qu'affirme dans une note envoyée à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Olivier Schmitthaeusler, MEP, 42 ans, Vicaire apostolique de Phnom Penh et Père Synodal dans le cadre de la XIII° Assemblée générale ordinaire actuellement en cours au Vatican.

En parlant de la « nouvelle évangélisation » dans le contexte cambodgien, le Vicaire apostolique remarque que « l'Evangile ne se diffuse pas au travers du prosélytisme mais par contamination ».

Le Cambodge - rappelle l'Evêque missionnaire - a vécu au cours de son histoire récente, après l'époque des Khmers rouges, une « situation de première évangélisation » mais aujourd'hui le peuple de Dieu redécouvre la conscience du caractère missionnaire de tout chrétien.

Ce qui est le plus important - rappelle-t-il - est de « toucher le coeur ». En effet, « pour les cambodgiens, comme pour de nombreux peuples asiatiques, le mot coeur est partout utilisé pour exprimer les sentiments. Ceci est ce que Jésus a fait : il a touché le coeur ».

L'Evêque est convaincu qu'il faut « revenir à l'expérience des premières communautés chrétiennes qui vivaient la simplicité de l'Evangile ».

Et il rappelle que, lorsqu'il arriva dans sa première Paroisse, il y avait un seul chrétien.

En commençant à lire et à partager régulièrement l'Evangile avec un petit groupe, après 10 ans, les baptisés étaient devenus 140 et continuent à voir leur nombre croître.

Même si les chrétiens au Cambodge sont « un petit troupeau » (environ 2% de la population), ils sont cependant « très dynamiques et heureux d'être au sein de l'Eglise ».

Dans le pays sont présents plus de 50 Congrégations et mouvements ecclésiaux différents et ceci représente pour le Vicaire apostolique un bon signe : « l'Eglise permet à tous d'exprimer son propre charisme dans l'unité ». Et c'est une richesse également pour l'évangélisation. (PA) (Agence Fides 27/10/2012)

Nouvelles de l'Eglise au Cambodge

par jean_droit » lun. 13 juin 2011, 8:44

Zenit reproduit un interview du vicaire apostolique au Cambodge.

http://www.zenit.org/article-28200?l=french

Tout début de l'article :
LA GRANDE RÉSURRECTION DE L’EGLISE AU CAMBODGE

Interview du vicaire apostolique de Phnom Penh

ROME, Dimanche 12 juin 2011 (ZENIT.org) – Les régimes communistes au Cambodge n’ont pas seulement fait 2 millions de morts, ils ont également volé à la nation sa culture et son histoire, de sorte que les jeunes d’aujourd’hui fondent des familles sans aucun lien avec leur patrimoine.
C’est une des raisons pour lesquelles l’éducation constitue une priorité pour la toute petite Eglise catholique du Cambodge, affirme Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh depuis octobre dernier.
L’émission de télévision « Là où Dieu pleure » a interviewé l’évêque français, âgé de 40 ans, sur sa vie dans cette terre de mission qu’est le Cambodge.

Situation de l'Eglise au Cambodge

par jean_droit » mar. 04 sept. 2007, 7:08

Toujours deux articles de ZENIT :

Je suppose que les discussions sur la FERM, la FORM etc ... doivent bien paraitre franco-française là bas.

Leur problème est plus simple : "Comment rester chrétien"
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L’Eglise catholique au Cambodge

Au Cambodge, pays de plus de 11 millions d’habitants, l’Eglise catholique est très minoritaire (cf. http://www.catholiccambodia.org). Elle a été martyrisée durant le régime des Khmers rouges qui fit mourir la plupart des prêtres et des religieuses cambodgiens.

Les Bouddhistes représentent en effet 95% de la population. Le bouddhisme théravada (Petit Véhicule) est la religion traditionnelle de la majorité des Khmers; il y avait avant 1970, 60 000 bonzes au Cambodge.

Les Musulmans, au nombre d’environ 250 000 (soit environ 2,5%) forment également une minorité. Leur communauté se compose essentiellement de Cham.

Sihanouk les appelait les « Khmers-islam », mais ils ne sont pas d'ethnie khmère : ce sont les descendants du Campa, royaume situé au centre de l'actuel Vietnam et détruit par les Vietnamiens au XVe siècle.

Les Khmers rouges ont particulièrement persécuté cette communauté, sans doute plus à cause de son particularisme que pour des motifs religieux. Plus de 100 000 d'entre eux auraient été tués.

De 1975 à 1979, le régime a procédé à la suppression systématique de toute forme de religion.

En 1979, le bouddhisme et l'islam ont été rétablis, et en 1990, ce fut la reconnaissance des « chrétiens khmers » à qui la liberté de religion est reconnue dans la Constitution.

Les relations diplomatiques ont été établies entre le Royaume du Cambodge et le Saint Siège et la personnalité juridique de l'Eglise catholique a été reconnue par l'Etat.

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Cambodge : Mesures du gouvernement contre le « prosélytisme chrétien »

Interdictions strictes

ROME, Lundi 3 septembre 2007 (ZENIT.org) – Le gouvernement a pris de fermes mesures à l’encontre du prosélytisme chrétien au Cambodge, indique « Eglises d’Asie », l’agence des missions étrangères de paris (EDA 468 du 1er septembre, http://eglasie.mepasie.org).

Le 19 juillet dernier, Khun Haing, ministre des Cultes et des Religions, a réuni dix-huit responsables chrétiens, dont trois catholiques, afin de leur faire part d’une nouvelle directive qui interdit « toutes les activités de prosélytisme chrétien ». Cette directive, qui vise à mieux encadrer les activités religieuses des différentes Eglises chrétiennes du Royaume, prévoit également de réglementer la construction des édifices religieux, d’interdire le porte à porte et les aides financières ou en nature versées pour inciter à la conversion. Ce genre de directives n’est pas nouveau puisque certaines avaient déjà été publiées en 1999 et en 2003.

Selon la récente circulaire, les enseignants et les responsables religieux sont autorisés à prêcher uniquement dans leurs lieux de prières ou d’exercice de leurs fonctions et tout projet de construction d’un édifice religieux devra être soumis à l’approbation des autorités compétentes.

Le ministre des Cultes et des Religions a justifié cette décision du fait de la multiplication des plaintes enregistrées contre des groupes chrétiens. Selon un prêtre catholique en mission au Cambodge depuis de nombreuses années, certains protestants anglo-saxons n’hésitent pas à verser des dons en argent ou en riz en échange d’une participation au culte, ils distribuent des bibles bilingues pour l’apprentissage de l’anglais et certains vont même jusqu’à interdire l’entrée dans les pagodes, dénigrant le bouddhisme qu’ils considèrent comme une religion fausse (1). « Par de telles pratiques agressives, ajoute le missionnaire, ces groupes chrétiens suscitent la haine et le fanatisme, qui commencent à pointer chez certains bouddhistes, pourtant si tolérants ! »

Le prosélytisme de certains groupes « nuit à la société et peut provoquer des troubles », a déclaré un haut fonctionnaire du ministère. En 2003 déjà, des fidèles bouddhistes en colère avaient donné l’assaut et incendié un temple protestant, près de la frontière vietnamienne (2), et, en 2004, la province de Preiveng a également connu des tensions religieuses. Selon Khun Haing, ces décisions visent à maintenir la paix dans la société khmère, tout comme une récente directive interdit aux moines bouddhistes de se joindre à des manifestations, après que des heurts entre deux groupes de bonzes ont éclaté dans les rues de Phnom Penh, en avril dernier.

Pour Mgr Antonysamy Susairaj, préfet apostolique de Kompong Cham, la décision prise par le ministère des Cultes et des Religions est compréhensible en ce sens que les autorités cherchent à limiter le prosélytisme agressif et méprisant de certains groupes protestants. L’ennui, précise-t-il, c’est que beaucoup de Khmers ne dissocient pas l’Eglise catholique des protestants, et les comportements agressifs de certains, par amalgame, peuvent contribuer à donner une mauvaise image de l’Eglise catholique.

Depuis la parution de la circulaire, certaines communautés chrétiennes, dont des paroisses catholiques, ont eu droit à des contrôles. Récemment, des concerts au stade olympique de Phnom Penh organisés par des évangélistes américains ont été annulés, faute d’avoir obtenu les autorisations officielles, les autorités publiques craignant probablement que se renouvellent les événements survenus lors de la visite du télévangéliste Mac Evans en novembre 2004 (3).

(1) Au Cambodge, plus de 90 % des 12 millions d’habitants sont bouddhistes.
(2) A ce sujet, voir EDA 371 et 380
(3) Le télévangéliste Mac Evans avait été obligé de quitter précipitamment la capitale cambodgienne, menacé par une foule de manifestants qui lui reprochait ses accusations agressives contre le bouddhisme et surtout l’échec des guérisons qu’il avait promises. Voir EDA 189

L'Eglise catholique au Cambodge

par jean_droit » mer. 13 déc. 2006, 13:16

De ZENIT :

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Après le génocide, la résurrection de l’Eglise catholique au Cambodge
« La cathédrale de la Rizière, histoire de l’Eglise au Cambodge »

ROME, Mardi 12 décembre 2006 (ZENIT.org) – Après le génocide, François Ponchaud raconte la résurrection de l’Eglise catholique au Cambodge dans « La cathédrale de la Rizière, histoire de l’Eglise au Cambodge ».

Prêtre des Missions étrangères de Paris (MEP), François Ponchaud est connu du grand public pour avoir publié le premier livre en français dénonçant le génocide perpétré par les Khmers rouges.

Il est aussi l’auteur de « La cathédrale de la rizière, histoire de l’Eglise du Cambodge » aujourd’hui réédité et actualisé (CLD, 2006). Tout à la fois historien, acteur et témoin, François Ponchaud raconte une aventure aux accents bibliques.

Zenit : Pourquoi avez-vous souhaité rééditer la cathédrale de la Rizière?

François Ponchaud : J'ai souhaité rééditer « la Cathédrale de la Rizière » en y ajoutant un chapitre et une nouvelle annexe pour continuer à faire connaître l'Eglise du Cambodge aux Eglises sœurs. La dernière édition s'arrêtait en 1990. Or, depuis, beaucoup de réalités nouvelles ont pris naissance ou se sont développées. Nous venons de célébrer, avec un an de retard, les 450 ans de présence chrétienne au Cambodge, il ne fallait donc pas manquer cet anniversaire. D'autre part, les Missions Etrangères de Paris à qui l'évangélisation du Cambodge a été confiée depuis plusieurs siècles, s'apprêtent à fêter leurs 350 ans. C'était un autre anniversaire important!

Zenit : Quelles traces restent-ils encore dans l’Eglise du Cambodge de l’époque Khmers rouges ?

François Ponchaud : La période khmère rouge s'inscrit comme en vide dans l'Eglise du Cambodge, en ce sens que la plupart des chrétiens des villes sont morts ou ont été exécutés, les deux évêques et quatre frères, la plupart des religieuses khmers ont disparu dans la tourmente. En 1990, il n'y avait plus de lieux de culte, pratiquement plus de communautés. Il a fallu donc tout reconstruire à partir de zéro. Malgré cette souffrance, cela a été une grâce, en un certain sens, car nous sommes repartis sur de nouvelles bases, à savoir la Bible et le Concile Vatican II. L'Eglise du Cambodge est désormais composée de jeunes, elle n’est pas bloquée par des traditions, et regarde donc plus vers l'avenir que vers le passé.

Zenit : L’histoire de l’Eglise du Cambodge est aujourd’hui celle d’une résurrection, résolument tournée vers l’avenir. Quel rôle les chrétiens jouent-ils dans cette longue reconstruction politique, économique et sociale ? Quelles difficultés rencontrent-ils ?

François Ponchaud : Les chrétiens sont très peu nombreux : environ dix mille Khmers et vingt mille Vietnamiens. A part cinq prêtres et trois religieuses khmers, tous les responsables de l'Eglise sont des Etrangers. Donc l'Eglise en tant que telle n'a pas grande voix au chapitre dans le domaine public, elle doit se faire accepter, avec humilité. D'autre part, les nouveaux chrétiens n'ont pas encore bien saisi les dimensions sociales de leur foi. Dans un contexte où tout le pouvoir politique et économique est concentré entre les mains d'une mafia gouvernementale composée d'anciens Khmers rouges, il est difficile de se faire entendre. Toute opposition structurée est muselée. Cependant, les différentes petites communautés cambodgiennes répandent autour d'elles un esprit nouveau d'attention aux plus pauvres, par le soin apporté aux malades, par le souci d'éduquer les enfants pauvres en leur donnant des chances de faire des études, jusqu'à l'université. Certains groupes de paysans chrétiens sont à la tête du travail d'irrigation des rizières, Caritas Cambodge, équivalent au Secours catholique français, lance des programmes de développement appréciés, l'Eglise a créé le premier lycée professionnel du pays, elle lance des initiatives limitées, mais réelles, proche du peuple. Peu à peu l'Eglise trouve ses marques et fait partie du paysage. Mais il faut du temps!
La principale difficulté qu’elle rencontre est son caractère encore trop étranger, les chrétiens sont souvent considérés comme des « traîtres à la religion du pays », surtout à cause des groupes pseudo-chrétiens anglo-saxons qui méprisent souverainement la religion bouddhique et la culture khmère. Si les autorités commencent à faire la différence entre les catholiques et les autres, pour le commun du peuple, tout est du « Jésus », et objet du même rejet.

Zenit : Le bouddhisme a largement façonné la société khmère. Comment la communauté chrétienne s’y prend-elle pour exprimer sa foi de manière signifiante, avec le souci d’un vrai dialogue avec la culture cambodgienne ?

François Ponchaud : Le bouddhisme a façonné profondément l'âme khmère, on ne peut l'ignorer si l'on veut avoir quelque chance d'être compris. Avant le Concile Vatican II, le dialogue interreligieux était l'œuvre de spécialistes! Le Concile nous dit que toute religion porte un rayon de l'Unique Vérité et tente de résoudre les énigmes de la condition humaine. Dans une mentalité bouddhique où la vie n'est qu'une période de souffrance purificatrice, impermanente et sans sujet, où la notion de personne n'existe pas, où la vie et l'amour sont mauvais, il nous a semblé qu'annoncer la Bonne Nouvelle était de proclamer de diverses façons : votre vie a de la valeur! Et de le prouver par nos actes d'amour. Peu à peu, cette idée fait son chemin et change la mentalité des gens qui nous entourent. Peu à peu, se sentant aimés, ils remontent au Père qui aime les hommes, et à Jésus qui est venu nous révéler cet amour. Il faut repenser sérieusement « le patois de Canaan » qu'est trop souvent le langage biblique et le langage d'Eglise!

Si nos rapports avec les autorités bouddhistes sont bons, ce n'est pas vraiment à ce niveau que se noue le dialogue le plus intéressant. Nous invitons souvent les chrétiens khmers, lors de sessions de responsables de communautés, à dialoguer au plus profond de leur cœur : est-ce que la foi donne un nouveau sens à leur action. Par exemple, ils nous demandent souvent : « Est-il permis aux chrétiens d'aller à la pagode? D'offrir du riz aux moines ». La réponse par le permis-défendu serait inopérante sur le plan de la foi. Nous répondons par une interrogation : « Quand tu vas à la pagode, quand tu donnes à manger aux moines, qu'est-ce que tu recherches? » Si c'est pour gagner des mérites, alors tu n'as pas encore bien compris ce qu'implique le foi en Jésus-Christ. Si c'est par convention sociale, pourquoi pas? C'était jadis les questions que posaient les chrétiens de Corinthe à Paul, au sujet des viandes offertes aux idoles…
Après 1979, date de la « libération » du pays par l'armée vietnamienne, l'Eglise a été contrainte de se « khmériser » afin de pouvoir survivre : adoption de la position assise et des mains jointes dans la liturgie, bâtonnets d'encens, décoration des lieux de culte à la khmère, fixation de la Toussaint au jour de la fête des morts cambodgienne, etc. Mais le plus important reste à faire : comment repenser un contenu de foi marqué au coin de la culture occidentale? Au XIIIe siècle, saint Thomas d'Aquin, a utilisé la philosophie du païen Aristote pour faire une admirable synthèse théologique, que l'on continue à répéter jusqu'à présent. Pour nous, nous devrions commencer la théologie à parti de la philosophie bouddhiste. Le Christ alors deviendrait khmer! Vaste chantier!

Zenit : Quels fruits, le dialogue entre le christianisme et le bouddhisme, portent-ils aujourd’hui ?

François Ponchaud : Souvent, nous employons les mêmes mots que les bouddhistes, mais le contenu sémantique est diamétralement opposé. Par exemple nous utilisons le mot « bap » pour traduire « péché », mais ce mot signifie « poids » qui affecte automatiquement les énergies vitales de la personne, et non pas une rupture d'alliance avec Dieu. Parfois, croyant bien faire nous disons l'inverse de ce que nous voudrions dire : jeune missionnaire, j'essayais de dire ma foi à un vieux moine, en lui parlant de Dieu, en l'appelant « la première des divinités ». Le moine murmura alors à son voisin moine : « Ce Français a l'air sympathique, mais il est bien naïf de croire encore à ces êtres inférieurs »! En effet, pour un bouddhiste, les divinités restent dans notre monde, sujettes à la réincarnation, donc bien inférieures au Bouddha qui a atteint le paré-Nirvana.

Zenit : Le bouddhisme attire beaucoup d’Occidentaux. Quel regard portez-vous sur cette fascination ?

François Ponchaud : Je regarde le bouddhisme français avec sympathie, mais sans me sentir vraiment concerné, car c'est le bouddhisme tibétain qui est répandu en Occident, une forme assez éloignée du bouddhisme khmer. Si la base reste les quatre Nobles Vérités de Bouddha, leurs règles d'observation sont très différentes et me font penser à de l'exotisme. Mais à chacun sa voie…

Zenit : En cette veille de Noël, que nous souhaiterait un bouddhiste du Camdodge ?

François Ponchaud : En cette veille de Noël, un bouddhiste nous souhaiterait : « Que tous les êtres soient heureux », non pas heureux par la satisfaction de posséder des biens matériels, en ignorant la vraie nature de la vie et son sens, ou en dominant les autres, mais être heureux en se purifiant des désirs que sont la soif de posséder, la soif de domination et l'ignorance de la vraie valeur des choses. En cette période de Noël, retrouver les vraies valeurs de la vie est un rappel que les bouddhistes pourraient faire à notre monde occidental! Oui, que tous les êtres soient heureux!

« La cathédrale de la Rizière, histoire de l’Eglise au Cambodge », François Ponchaud, préface de Mgr Yves Ramousse et postface du cardinal Roger Etchegaray, Editions CLD, 384 pages, 21 euros.
ZF06121207

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