par Cinci » jeu. 07 août 2014, 15:38
Jean-Pierre Chevènement porte un regard très critique sur l'intervention de la France en Libye. Sur Europe 1, ce mercredi, il a une lecture sévère de cette opération menée notamment par la France en 2011. Pour lui, «nous avons détruit la Libye», assure-t-il.
- En effet.
«La Libye de Mouammar Kadhafi avait beaucoup de défauts mais elle exerçait un contrôle sur ses frontières», défend l'ancien ministre de la Défense et de l'Intérieur, critiquant frontalement le choix de l'opération militaire «sous l'impulsion de monsieur Sarkozy, peut-être de Bernard-Henri Lévy». «Nous avons violé la résolution des Nations unies, qui nous donnait le droit de protéger les populations de Benghazi, on est allé jusqu'au changement de régime.»
- Les intervenants impliqués du pacte de l'Atlantique (Sarko, États-Unis, etc.) se sont fait acteurs en faveur de la rébellion. Il n'était plus question de neutralité. Je suppose que les voyoucrates et suprématistes de type néocons trouvent un intérêt à déstabiliser toujours un peu plus l'Afrique en particulier.
En Irak, «il valait mieux une dictature laïque ...»
- Pour les chrétiens d'Irak, il ne fait pas de doute que le régime de Hussein valait mieux que toute la militance islamique mondiale actuelle sans aucune distinction. Il y avait de bonnes raisons pour cela.
Jean-Pierre Chevènement poursuit sa diatribe contre la politique avec un second exemple: l'Irak. «L'ingérence est à la mode depuis très longtemps», regrette-t-il. «On vient se plaindre du sort des chrétiens, je les connais, je suis allé les voir en 1990, je savais ce qui se jouait», rappelle l'ancien ministre de la Défense qui a démissionné du gouvernement Rocard en 1991 à la suite de l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak.
-Je ne sais trop ce qu'il veut dire avec sa phrase ici. Les chrétiens en Irak se sont montrés plutôt solidaires du régime de Saddam Hussein en 1990 aussi. Les chrétiens d'Irak sont donc pourchassés par les tordus du djihad islamique, entre autres, parce que perçus comme un cheval de Troie, des complices d'un régime trop laxiste en matière de religion. Qu'est-ce qui se jouait ? En sacrifiant Hussein, le pacte atlantique sacrifiait-il du coup les chrétiens d'Irak ? Je ne sais pas si c'est ce que Jean-Pierre Chevènement voulait dire.
Pour ma part, je croirais que les chrétiens d'Irak n'avaient aucune valeur pour les néocons en position de régner aux États-Unis. Ils n'avaient et n'ont toujours pas de valeur marchande, pas de valeur stratégique. Rien.
C'est grave tout ça.
Jean-Pierre Chevènement porte un regard très critique sur l'intervention de la France en Libye. Sur Europe 1, ce mercredi, il a une lecture sévère de cette opération menée notamment par la France en 2011. Pour lui, «nous avons détruit la Libye», assure-t-il.
- En effet.
«La Libye de Mouammar Kadhafi avait beaucoup de défauts mais elle exerçait un contrôle sur ses frontières», défend l'ancien ministre de la Défense et de l'Intérieur, critiquant frontalement le choix de l'opération militaire «sous l'impulsion de monsieur Sarkozy, peut-être de Bernard-Henri Lévy». «Nous avons violé la résolution des Nations unies, qui nous donnait le droit de protéger les populations de Benghazi, on est allé jusqu'au changement de régime.»
- Les intervenants impliqués du pacte de l'Atlantique (Sarko, États-Unis, etc.) se sont fait acteurs en faveur de la rébellion. Il n'était plus question de neutralité. Je suppose que les voyoucrates et suprématistes de type néocons trouvent un intérêt à déstabiliser toujours un peu plus l'Afrique en particulier.
En Irak, «il valait mieux une dictature laïque ...»
- Pour les chrétiens d'Irak, il ne fait pas de doute que le régime de Hussein valait mieux que toute la militance islamique mondiale actuelle sans aucune distinction. Il y avait de bonnes raisons pour cela.
Jean-Pierre Chevènement poursuit sa diatribe contre la politique avec un second exemple: l'Irak. «L'ingérence est à la mode depuis très longtemps», regrette-t-il. «On vient se plaindre du sort des chrétiens, je les connais, je suis allé les voir en 1990, je savais ce qui se jouait», rappelle l'ancien ministre de la Défense qui a démissionné du gouvernement Rocard en 1991 à la suite de l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak.
-Je ne sais trop ce qu'il veut dire avec sa phrase ici. Les chrétiens en Irak se sont montrés plutôt solidaires du régime de Saddam Hussein en 1990 aussi. Les chrétiens d'Irak sont donc pourchassés par les tordus du djihad islamique, entre autres, parce que perçus comme un cheval de Troie, des complices d'un régime trop laxiste en matière de religion. Qu'est-ce qui se jouait ? En sacrifiant Hussein, le pacte atlantique sacrifiait-il du coup les chrétiens d'Irak ? Je ne sais pas si c'est ce que Jean-Pierre Chevènement voulait dire.
Pour ma part, je croirais que les chrétiens d'Irak n'avaient aucune valeur pour les néocons en position de régner aux États-Unis. Ils n'avaient et n'ont toujours pas de valeur marchande, pas de valeur stratégique. Rien.
C'est grave tout ça.