par salésienne05 » lun. 07 janv. 2013, 23:03
Andréa Riccardi n'est pas à proprement parler "progressiste". Je pense qu'il se situe dans cette mouvance d'audace et de refus d'une certaine peur qui gagne les Catholiques dans leur ensemble ainsi que d'un "repli" identitaire, culturel.
A lire ce qu'a partagé Etienne, je vois surtout une incitation à ne pas avoir peur du monde. Etre dans le monde, mais ne pas être du monde. Recevoir comme une opportunité le temps qui se présente à nous plutôt que de gloser sur ce qui ne va pas. Il ne s'agit nullement d'éliminer les prêtres : mais actuellement, ils manquent, alors à nous les laïcs de retrousser nos manches, de même manière que les clercs doivent se les retrousser aussi à leur mesure. Non pas pour redorer notre blason (on s'en fiche un peu) mais réellement pour annoncer à contre-temps il est vrai, la Bonne Nouvelle. La Bonne Nouvelle qui panserait tant de plaies béantes de notre monde...
Or, annoncer la Bonne Nouvelle au monde, dans notre vieille Europe sécularisée et repue, c'est forcément le faire au milieu du monde, en comprenant le monde, et en aimant le monde (sans en être). Cela nécessite certes un grand courage car annoncer la sobriété dans un monde d'oppulence, annoncer le don total de soi dans un monde individualiste, annoncer le pardon dans un monde qui réclame des coupables, annoncer la vie dans une culture de mort, c'est aller à contre courant. Mais si on aime pas le monde, comment pourrions-nous faire passer l'Evangile ? Si nous voulons des sacrements sans en vivre et qu'ils produisent du fruit en nous pour tous les autres, quelle est notre foi ?
Voilà comment je comprends ce message. Si on relit nos deux millénaires d'histoire, l'Eglise n'a jamais dit autre chose et les dernières encycliques sont très claires également. Car si les catholiques européens font une fixation sur le mariage "gay", l'avortement et l'euthanasie, ils sont guère nombreux à reprendre à leur compte la doctrine sociale et économique de l'Eglise. Or, l'un ne peut guère aller sans l'autre.
Etre au milieu du monde des signes de l'Amour de Dieu, c'est désirer le règne de Jésus sur les coeurs, avant de désirer une hégémonie culturelle fantasmée (et pour ceux qui ont un peu voyagé, on sait bien pourquoi l'Eglise est "universelle" : une seul Christ, les mêmes sacrements pour tous les catholiques et pourtant les diversités culturelles de chaque pays préservées). Cela ne nie en rien l'exigence car l'Amour est exigeant.
Fraternellement.
Cécile
Fraternellement.
Cécile
Andréa Riccardi n'est pas à proprement parler "progressiste". Je pense qu'il se situe dans cette mouvance d'audace et de refus d'une certaine peur qui gagne les Catholiques dans leur ensemble ainsi que d'un "repli" identitaire, culturel.
A lire ce qu'a partagé Etienne, je vois surtout une incitation à ne pas avoir peur du monde. Etre dans le monde, mais ne pas être du monde. Recevoir comme une opportunité le temps qui se présente à nous plutôt que de gloser sur ce qui ne va pas. Il ne s'agit nullement d'éliminer les prêtres : mais actuellement, ils manquent, alors à nous les laïcs de retrousser nos manches, de même manière que les clercs doivent se les retrousser aussi à leur mesure. Non pas pour redorer notre blason (on s'en fiche un peu) mais réellement pour annoncer à contre-temps il est vrai, la Bonne Nouvelle. La Bonne Nouvelle qui panserait tant de plaies béantes de notre monde...
Or, annoncer la Bonne Nouvelle au monde, dans notre vieille Europe sécularisée et repue, c'est forcément le faire au milieu du monde, en comprenant le monde, et en aimant le monde (sans en être). Cela nécessite certes un grand courage car annoncer la sobriété dans un monde d'oppulence, annoncer le don total de soi dans un monde individualiste, annoncer le pardon dans un monde qui réclame des coupables, annoncer la vie dans une culture de mort, c'est aller à contre courant. Mais si on aime pas le monde, comment pourrions-nous faire passer l'Evangile ? Si nous voulons des sacrements sans en vivre et qu'ils produisent du fruit en nous pour tous les autres, quelle est notre foi ?
Voilà comment je comprends ce message. Si on relit nos deux millénaires d'histoire, l'Eglise n'a jamais dit autre chose et les dernières encycliques sont très claires également. Car si les catholiques européens font une fixation sur le mariage "gay", l'avortement et l'euthanasie, ils sont guère nombreux à reprendre à leur compte la doctrine sociale et économique de l'Eglise. Or, l'un ne peut guère aller sans l'autre.
Etre au milieu du monde des signes de l'Amour de Dieu, c'est désirer le règne de Jésus sur les coeurs, avant de désirer une hégémonie culturelle fantasmée (et pour ceux qui ont un peu voyagé, on sait bien pourquoi l'Eglise est "universelle" : une seul Christ, les mêmes sacrements pour tous les catholiques et pourtant les diversités culturelles de chaque pays préservées). Cela ne nie en rien l'exigence car l'Amour est exigeant.
Fraternellement.
Cécile
Fraternellement.
Cécile