par Cinci » jeu. 30 janv. 2014, 22:43
... alors pratiquement pour la date anniversaire du fil de Scratchy.
Ici l'avis d'un passionné français d'études bibliques en son temps et puis d'histoire. En somme un auteur attaché à défendre la tradition contre les innovations malavisées, oui, déjà, à l'époque des riches heures des début du modernisme. Le contenu est bon à savoir en ce qu'il peut relayer d'anciennes critiques formulées à l'égard de la Vulgate, ou plutôt la traduction hébraïque de la Bible, dans la foulée des docteurs juifs de Jamnia (et post-destruction complète du Temple, époque d'Hadrien, etc.)
Je ne sais pas si tout est vrai là-dedans. Je ne décide rien ici. On reste calme, et personne ne s'empresse d'aller briser un carreau de la synagogue la plus proche.
Simplement, il nous en donne des références de passages exactes ayant toujours pu être conflictuels, des passages en extra par rapport à celui bien connu d'Isaïe concernant la jeune femme qui est enceinte («Voici la jeune fille ...», Isaïe 7, 14)
Voici :
«... si nous avions le texte primitif de la Bible, tel que le possédaient les Juifs anciens, le sens de la prophétie s'imposerait en toute certitude, il n'y aurait qu'à le comprendre.
Mais on sait que le texte que nous avons et sur lequel a été faite la Vulgate, n'a été établi qu'au IIe siècle de l'ère chrétienne, par des rabbins, sur un manuscrit unique, et qu'il est loin de présenter toutes les garanties.
Ce fut en effet l'opinion générale des Pères de l'Église des premiers siècles que, depuis la dernière destruction de Jérusalem, sous l'empereur Hadrien, certains juifs, par hostilité au christianisme, avaient altéré les Livres Saints, surtout dans des endroits relatifs au Messie, et notamment dans les prophéties qui le concernaient. Car, à l'égard des caractères distinctifs du Messie, applicables à Jésus-Christ, la différence entre l'hébreu de la recension rabbinique et la version grecque des Septante, ainsi qu'entre l'hébreu et la Vulgate, est telle qu'il est impossible de ne pas y voir le résultat des polémiques entre Juifs et chrétiens, pour savoir si Jésus-Christ est ou non le Messie annoncé par les prophètes.
Et l'on conçoit que, après Jésus-Christ et l'établissement du christianisme, les Juifs ne pouvaient laisser subsister intégralement dans la Bible les passages propres à montrer dans le Christ les caractères du Messie et que, lorsqu'il vécut sur la terre, les temps prophétiques de sa venue étaient accomplis.
Ce but est clairement indiqué par la nature même des altérations dont on a la preuve par la comparaison de la version des Septante et autres versions orientales également antérieures et de celle de l'hébreu moderne. Et cette comparaison montre que l'édition hébraïque de la Bible, dite la Massorète, oeuvre des rabbins de l'école d'Akiba (1er siècle), ne méritait pas, en tout, la confiance que saint Jérôme lui a accordée, sur la foi des Juifs, ses maîtres d'hébreu, et cela, malgré les accusations de falsification émises antérieurement par saint Justin, saint Irénée, saint Cyprien, Tertullien, Origène, Eusèbe, saint Épiphane et autres, et que Theodoret, l'un des plus savants écrivains ecclésiastiques, confirme, en constatant que les Juifs, irrités de ce que dans leurs controverses avec les chrétiens, on les réduisait au silence, avec les prédictions si précises de Daniel sur le Messie, mieux conservées dans la version des Septante dont l'Église primitive se servait, en étaient venus à le retrancher du nombre des prophètes, en dépit de l'opinon de leurs pères, qui le plaçaient à côté d'Isaïe et de Jérémie, et du témoignage de Josèphe, qui l'appelle l'un des plus grands prophètes.
La traduction reçue des Septante, sans être non plus la version originale perdue dès les premiers temps du christianisme, mérite, en générale, plus de confiance. Cette traduction grecque de la Bible, entreprise sous le règne de Ptolémée Soter, à la demande de Juifs d'Alexandrie, et complétée sous son successeur, Philadelphe, fut faite vers l'an 300 avant Jésus Christ, par des docteurs de la Synagogue, lorsqu'ils n'avaient aucun intérêt à toucher aux prophéties concernant le Messie.
Comme exemple de modifications du texte hébreu par les rabbins, dans les passages relatifs au Messie, il suffira de citer les passages suivants : Is 40, 3,5 : Jean Baptiste annonçant le Messie cite ce passage de la prophétie d'Isaïe : «Parate viam Domini ... Et videbit omnis caro salutare Dei.» Ces mots : Salutare Dei, qui désignent le Messie, les plus importants de la prophétie, et cités par le Précurseur (Lc 3,6), comme ils sont dans la Septante, et comme ils étaient dans l'hébreu de son temps, ne se trouvent plus dans l'hébreu actuel. Pourquoi ces mots ont-ils disparu de la Massore ?
Isaïe 53, 7-8 : dans ce passage relatif à la Passion du Messie, le Sauveur, s'offrant lui-même en victime, est représenté comme un agneau conduit à l'abattoir, qui se laisse faire, docile et muet. Le prophète ajoute, dans le texte des Septante [...], ce qui se traduit en latin : ... in humilitate est judicium ejus elatum est, et en français : «... dans cet abaissement, sa condamnation a été extorquée». La traduction littérale de l'hébreu des massorètes donne : «... de clausura et judicio sublatus est» Que signifient ces mots ? Et pourquoi ont-ils été substitués au texte des Septante, qui explique si clairement le sens du prophète ? Pris à la lettre, ils sont ainsi traduits dans la Bible de Sacy : «... dans son abaissement, il a été délivré de la mort, à laquelle il avait été condamné.» On voit que cette traduction, conforme à l'hébreu actuel, détruit la prophétie et la rend inapplicable à Jésus Christ, qui n'a pas été délivré de la mort, mais dont la condamnation (ce que ne pouvait admettre les éditeurs de la massore) fut l'effet de la perfidie et de la violence.
Psaume 96, 10 : le texte de la Septante porte : ... Dicite in gentibus quia Dominus regnavit a ligno. Ces derniers mots manquent dans l'hébreu actuel. Or l'Église a toujours cru et publié que l'empire de Jésus Christ s'est établi par la Croix ( cf. Saint Barnabé, Epist : ... regnum Jesu est in ligno) Il faut donc, ou que l'Église se soit trompée, ou reconnaître qu'il y a eu sans doute correction de l'original hébreu par la suppression du mot capital a ligno, qui rappelle le supplice de la croix.
On pourrait multiplier les exemples de changement dans l'hébreu moderne ou massorétique.
Les critiques contemporains, même orthodoxes, tout en observant le respect dû à la Vulgate, sanctionnée d'une manière générale, par l'autorité de l'Église, n'hésitent pas à déclarer, comme le dit l'un d'eux, que
- «... en adhérant si fermement au texte que nous nommons massorétique, et qui était pour lui l'hebraica veritas, saint Jérôme sacrifiait trop aisément la recension des Septante, consacrée par l'usage ecclésiastique. Il est certain, de plus, que même lorsqu'il traduisait l'hébreu, il a été égaré par une tradition juive qui, dès le temps d'Aquila (IIe siècle), et même avant, s'était greffée sur le texte reçu.» (Le P. Lagrange, Revue biblique, 1898, t.VII, p.565)
Saint Justin, pour ne citer que lui, reproche aux Juifs d'avoir retranché depuis peu ces paroles de Jérémie, relatives à la Passion du Messie : «Je suis comme un agneau qu'on mène à la boucherie», qui se trouvent dans la version des Septante. Il leur reproche de même la suppression du mot
a ligno, dans le verset 10 du psaume 96
Theodoret, juif converti, accuse même en connaissance de cause les rabbins d'avoir supprimé plusieurs livres hébreux, qui contenaient un grand nombre de passages favorables au christianisme.
Tout au moins est-il impossible de ne pas reconnaître que saint Jean Chrysôstome a eu raison de reprocher aux traducteurs juifs d'avoir à dessein traduit obscurément les prophéties messianiques, comme nous le verrons pour la prophétie des 70 semaines du livre de Daniel.
Texte grec de la Septante (traduction Théodotion) :
- «... à l'instant même de ta prière, a parut
un édit et moi je suis venu t'apporter un
message, parce que tu es un homme cher
à Dieu.
Sois donc attentif à ma parole et com -
prends la vision.
Un nombre de soixante-dix semaines a
été fixé pour ton peuple et la Cité sainte,
pour que la prévarication soit abolie, que
le péché prenne fin, que la justice éternelle
vienne, que les visions et les prophéties
soient accomplies et que le Saint des Saints
soit oint.
Saches-le donc et comprends : à partir de
l'édit qui sera émis pour que Jérusalem soit
enclose et réédifiée, jusqu'au Christ-chef,
il y aura sept semaines et soixante-deux
semaines. Et Jérusalem redeviendra elle-même,
et ses murs avec ses fossés seront rétablis,
malgré les difficultés du temps.
Et après les soixante-deux semaines, l'Oint
sera mis à mort sans qu'il y ait en lui de cas
de condamnation.
Mais lui détruira la ville et le Saint Temple,
avec un chef qui viendra, et (la ville et le Temple)
succomberont à la catastrophe et s'abîmeront
dans les ruines jusqu'à la fin de la guerre décrétée
Et la semaine une [la dernière des 70 semaines
prophétiques] confirmera pour toujours
l'alliance avec les hommes.
Et à la moitié de la semaine, les oblations et les
sacrifices seront abolis. Puis sur le Temple, sera
l'abomination de la désolation, et la désolation
ne finira qu'avec la fin des temps.»
[/color]
http://www.info-bible.org/lsg/27.Daniel.html
( Ici la traduction Second -
Daniel, chap. 9 - possiblement un exemple de travail effectué à partir du texte hébreu. Juste pour comparer le sens du passage ou sa lisibilité par rapport à Theodotion)
Source : Arthur Loth, Jésus Christ dans l'histoire, p.593
____
Émile Osty indique pour le
Psaume 96, en note infra. : ... d'anciennes versions ont ajouté la glose célèbre
Regnavit a ligno Deus «Dieu a régné par le bois [de la croix]»
... alors pratiquement pour la date anniversaire du fil de Scratchy.
Ici l'avis d'un passionné français d'études bibliques en son temps et puis d'histoire. En somme un auteur attaché à défendre la tradition contre les innovations malavisées, oui, déjà, à l'époque des riches heures des début du modernisme. Le contenu est bon à savoir en ce qu'il peut relayer d'anciennes critiques formulées à l'égard de la Vulgate, ou plutôt la traduction hébraïque de la Bible, dans la foulée des docteurs juifs de Jamnia (et post-destruction complète du Temple, époque d'Hadrien, etc.)
Je ne sais pas si tout est vrai là-dedans. Je ne décide rien ici. On reste calme, et personne ne s'empresse d'aller briser un carreau de la synagogue la plus proche.
Simplement, il nous en donne des références de passages exactes ayant toujours pu être conflictuels, des passages en extra par rapport à celui bien connu d'Isaïe concernant la jeune femme qui est enceinte («Voici la jeune fille ...», Isaïe 7, 14)
Voici :
[color=#004080]«... si nous avions le texte primitif de la Bible, tel que le possédaient les Juifs anciens, le sens de la prophétie s'imposerait en toute certitude, il n'y aurait qu'à le comprendre.
Mais on sait que le texte que nous avons et sur lequel a été faite la Vulgate, n'a été établi qu'au IIe siècle de l'ère chrétienne, par des rabbins, sur un manuscrit unique, et qu'il est loin de présenter toutes les garanties.
Ce fut en effet l'opinion générale des Pères de l'Église des premiers siècles que, depuis la dernière destruction de Jérusalem, sous l'empereur Hadrien, certains juifs, par hostilité au christianisme, avaient altéré les Livres Saints, surtout dans des endroits relatifs au Messie, et notamment dans les prophéties qui le concernaient. Car, à l'égard des caractères distinctifs du Messie, applicables à Jésus-Christ, la différence entre l'hébreu de la recension rabbinique et la version grecque des Septante, ainsi qu'entre l'hébreu et la Vulgate, est telle qu'il est impossible de ne pas y voir le résultat des polémiques entre Juifs et chrétiens, pour savoir si Jésus-Christ est ou non le Messie annoncé par les prophètes.
Et l'on conçoit que, après Jésus-Christ et l'établissement du christianisme, les Juifs ne pouvaient laisser subsister intégralement dans la Bible les passages propres à montrer dans le Christ les caractères du Messie et que, lorsqu'il vécut sur la terre, les temps prophétiques de sa venue étaient accomplis.
Ce but est clairement indiqué par la nature même des altérations dont on a la preuve par la comparaison de la version des Septante et autres versions orientales également antérieures et de celle de l'hébreu moderne. Et cette comparaison montre que l'édition hébraïque de la Bible, dite la Massorète, oeuvre des rabbins de l'école d'Akiba (1er siècle), ne méritait pas, en tout, la confiance que saint Jérôme lui a accordée, sur la foi des Juifs, ses maîtres d'hébreu, et cela, malgré les accusations de falsification émises antérieurement par saint Justin, saint Irénée, saint Cyprien, Tertullien, Origène, Eusèbe, saint Épiphane et autres, et que Theodoret, l'un des plus savants écrivains ecclésiastiques, confirme, en constatant que les Juifs, irrités de ce que dans leurs controverses avec les chrétiens, on les réduisait au silence, avec les prédictions si précises de Daniel sur le Messie, mieux conservées dans la version des Septante dont l'Église primitive se servait, en étaient venus à le retrancher du nombre des prophètes, en dépit de l'opinon de leurs pères, qui le plaçaient à côté d'Isaïe et de Jérémie, et du témoignage de Josèphe, qui l'appelle l'[i]un des plus grands prophètes[/i].
La traduction reçue des Septante, sans être non plus la version originale perdue dès les premiers temps du christianisme, mérite, en générale, plus de confiance. Cette traduction grecque de la Bible, entreprise sous le règne de Ptolémée Soter, à la demande de Juifs d'Alexandrie, et complétée sous son successeur, Philadelphe, fut faite vers l'an 300 avant Jésus Christ, par des docteurs de la Synagogue, lorsqu'ils n'avaient aucun intérêt à toucher aux prophéties concernant le Messie.
Comme exemple de modifications du texte hébreu par les rabbins, dans les passages relatifs au Messie, il suffira de citer les passages suivants : [b]Is 40, 3,5[/b] : Jean Baptiste annonçant le Messie cite ce passage de la prophétie d'Isaïe : «[i]Parate viam Domini ... Et videbit omnis caro salutare Dei[/i].» Ces mots : [i]Salutare Dei[/i], qui désignent le Messie, les plus importants de la prophétie, et cités par le Précurseur (Lc 3,6), comme ils sont dans la Septante, et comme ils étaient dans l'hébreu de son temps, ne se trouvent plus dans l'hébreu actuel. Pourquoi ces mots ont-ils disparu de la Massore ?
[b]Isaïe 53, 7-8[/b] : dans ce passage relatif à la Passion du Messie, le Sauveur, s'offrant lui-même en victime, est représenté comme un agneau conduit à l'abattoir, qui se laisse faire, docile et muet. Le prophète ajoute, dans le texte des Septante [...], ce qui se traduit en latin : ... [i]in humilitate est judicium ejus elatum est[/i], et en français : «... dans cet abaissement, sa condamnation a été extorquée». La traduction littérale de l'hébreu des massorètes donne : «... [i]de clausura et judicio sublatus est[/i]» Que signifient ces mots ? Et pourquoi ont-ils été substitués au texte des Septante, qui explique si clairement le sens du prophète ? Pris à la lettre, ils sont ainsi traduits dans la Bible de Sacy : «... dans son abaissement, il a été délivré de la mort, à laquelle il avait été condamné.» On voit que cette traduction, conforme à l'hébreu actuel, détruit la prophétie et la rend inapplicable à Jésus Christ, qui n'a pas été délivré de la mort, mais dont la condamnation (ce que ne pouvait admettre les éditeurs de la massore) fut l'effet de la perfidie et de la violence.
[b]Psaume 96, 10[/b] : le texte de la Septante porte : ... [i]Dicite in gentibus quia Dominus regnavit a ligno[/i]. Ces derniers mots manquent dans l'hébreu actuel. Or l'Église a toujours cru et publié que l'empire de Jésus Christ s'est établi par la Croix ( cf. Saint Barnabé, Epist : ... [i]regnum Jesu est in ligno[/i]) Il faut donc, ou que l'Église se soit trompée, ou reconnaître qu'il y a eu sans doute correction de l'original hébreu par la suppression du mot capital [i]a ligno[/i], qui rappelle le supplice de la croix.
On pourrait multiplier les exemples de changement dans l'hébreu moderne ou massorétique.
Les critiques contemporains, même orthodoxes, tout en observant le respect dû à la Vulgate, sanctionnée d'une manière générale, par l'autorité de l'Église, n'hésitent pas à déclarer, comme le dit l'un d'eux, que
[list] «... en adhérant si fermement au texte que nous nommons [i]massorétique[/i], et qui était pour lui l'[i]hebraica veritas[/i], saint Jérôme sacrifiait trop aisément la recension des Septante, consacrée par l'usage ecclésiastique. Il est certain, de plus, que même lorsqu'il traduisait l'hébreu, il a été égaré par une tradition juive qui, dès le temps d'Aquila (IIe siècle), et même avant, s'était greffée sur le texte reçu.» (Le P. Lagrange, [i]Revue biblique[/i], 1898, t.VII, p.565)[/list]
Saint Justin, pour ne citer que lui, reproche aux Juifs d'avoir retranché depuis peu ces paroles de Jérémie, relatives à la Passion du Messie : «Je suis comme un agneau qu'on mène à la boucherie», qui se trouvent dans la version des Septante. Il leur reproche de même la suppression du mot [i]a ligno[/i], dans le verset 10 du psaume 96
Theodoret, juif converti, accuse même en connaissance de cause les rabbins d'avoir supprimé plusieurs livres hébreux, qui contenaient un grand nombre de passages favorables au christianisme.
Tout au moins est-il impossible de ne pas reconnaître que saint Jean Chrysôstome a eu raison de reprocher aux traducteurs juifs d'avoir à dessein traduit obscurément les prophéties messianiques, comme nous le verrons pour la prophétie des 70 semaines du livre de Daniel.
[b]Texte grec de la Septante[/b] (traduction Théodotion) :
[list]
«... à l'instant même de ta prière, a parut
un édit et moi je suis venu t'apporter un
message, parce que tu es un homme cher
à Dieu.
Sois donc attentif à ma parole et com -
prends la vision.
Un nombre de soixante-dix semaines a
été fixé pour ton peuple et la Cité sainte,
pour que la prévarication soit abolie, que
le péché prenne fin, que la justice éternelle
vienne, que les visions et les prophéties
soient accomplies et que le Saint des Saints
soit oint.
Saches-le donc et comprends : à partir de
l'édit qui sera émis pour que Jérusalem soit
enclose et réédifiée, jusqu'au Christ-chef,
il y aura sept semaines et soixante-deux
semaines. Et Jérusalem redeviendra elle-même,
et ses murs avec ses fossés seront rétablis,
malgré les difficultés du temps.
Et après les soixante-deux semaines, l'Oint
sera mis à mort [i]sans qu'il y ait en lui de cas
de condamnation[/i].
Mais lui détruira la ville et le Saint Temple,
avec un chef qui viendra, et (la ville et le Temple)
succomberont à la catastrophe et s'abîmeront
dans les ruines jusqu'à la fin de la guerre décrétée
Et la semaine une [la dernière des 70 semaines
prophétiques] confirmera pour toujours
l'alliance avec les hommes.
Et à la moitié de la semaine, les oblations et les
sacrifices seront abolis. Puis sur le Temple, sera
l'abomination de la désolation, et la désolation
ne finira qu'avec la fin des temps.»[/list] [/color]
http://www.info-bible.org/lsg/27.Daniel.html
( Ici la traduction Second - [b]Daniel[/b], chap. 9 - possiblement un exemple de travail effectué à partir du texte hébreu. Juste pour comparer le sens du passage ou sa lisibilité par rapport à Theodotion)
[color=#004080]Source : Arthur Loth, [u]Jésus Christ dans l'histoire[/u], p.593[/color]
____
Émile Osty indique pour le [b]Psaume 96[/b], en note infra. : ... d'anciennes versions ont ajouté la glose célèbre [i]Regnavit a ligno Deus[/i] «Dieu a régné par le bois [de la croix]»