Elvis ...
Job a été regardé comme le type et la figure de Jésus, l'auguste et innocente victime, qui a tant souffert sans se plaindre
Mais Job se lamente par bout justement. C'est là que ses amis en profite pour le descendre en flamme.
Dieu va donner raison à Job de n'avoir pas suivi le conseil de sa femme lui suggérant de le maudire, Lui, Dieu; comme raison d'avoir tant voulu ferrailler contre ce fantôme de Dieu épouvantable, injuste et acharné à sa perte. La révolte de Job contre cette image de faux-Dieu était la bonne façon de parler, au lieu que de se résoudre à vouloir endosser un Dieu culpabilisateur, mortifère et positivement responsable du mal occasionné, comme en guise ici de rétribution pour d'hypothétiques forfaits de Job.
La réaction de la femme de Job est extraordinnairement réaliste, soit dit en passant. C'est pratiquement la réaction d'aujourd'hui en faveur de l'euthanasie. La faiblesse ou la souffrance est un spectacle insoutenable à contempler. «J'en ai assez vu et entendu. Finissons-en tout de suite !»; «Il y a rien à espérer. Tranchons !»
Epsilon :
si le livre de Job constate un relatif échec de la rétribution archaïque ... encore une fois IL NE PROPOSE AUCUNE AUTRE ALTERNATIVE ... puisque Dieu lui-même lui offre le retour, améliorées en plus, aux conditions initiales.
C'est vrai que la fin du livre paraît être comme escamotée. Et il est bien question comme d'une récompense; ce qui ne serait pas très original. Il n'en change rien au fait que le livre est fascinant. C'est la question soulevée par le problème du mal. Il n'y a pas d'autre livre à ma connaissance qui fasse sentir aussi vivement ce mystère que représente le mal et qui peut déjouer les pronostics des spécialistes. C'est impossible de ne pas songer au Christ à nous qui sommes chrétiens. Le juste qui aura dû être justement châtié à quelque part pour ses forfaits, d'après les experts de la synagogue. «Il l'a bien mérité !»
- Dieu : «
Faites excuses ! Pour être pardonnés, vous irez voir mon ami Job. Et lui va intercéder pour vous. Et alors je vais l'exaucer, lui.»
Puis Job n'est pas un hébreux à part ça. C'est ce qui est fascinant ... il apparaîtrait ainsi comme le prêtre du Dieu-Très-Haut ... sorte de Melchisédech à sa façon ... donc plus universel ... Job ressort comme une figure prophétique sans pareille du Christ. Enfin, ce serait comme mon impression.
La récompense finale a simplement valeur de parabole à mon sens, langage allégorique pour signifier la restauration de Job. Ce n'est pas plus vilain que les images de banquet dans le royaume du côté de Jésus.
Elvis ...
[quote]Job a été regardé comme le type et la figure de Jésus, l'auguste et innocente victime, qui a tant souffert [u]sans se plaindre[/u][/quote]
Mais Job se lamente par bout justement. C'est là que ses amis en profite pour le descendre en flamme.
Dieu va donner raison à Job de n'avoir pas suivi le conseil de sa femme lui suggérant de le maudire, Lui, Dieu; comme raison d'avoir tant voulu ferrailler contre ce fantôme de Dieu épouvantable, injuste et acharné à sa perte. La révolte de Job contre cette image de faux-Dieu était la bonne façon de parler, au lieu que de se résoudre à vouloir endosser un Dieu culpabilisateur, mortifère et positivement responsable du mal occasionné, comme en guise ici de rétribution pour d'hypothétiques forfaits de Job.
La réaction de la femme de Job est extraordinnairement réaliste, soit dit en passant. C'est pratiquement la réaction d'aujourd'hui en faveur de l'euthanasie. La faiblesse ou la souffrance est un spectacle insoutenable à contempler. «J'en ai assez vu et entendu. Finissons-en tout de suite !»; «Il y a rien à espérer. Tranchons !»
Epsilon :
[quote]
si le livre de Job constate un relatif échec de la rétribution archaïque ... encore une fois IL NE PROPOSE AUCUNE AUTRE ALTERNATIVE ... puisque Dieu lui-même lui offre le retour, améliorées en plus, aux conditions initiales.[/quote]
C'est vrai que la fin du livre paraît être comme escamotée. Et il est bien question comme d'une récompense; ce qui ne serait pas très original. Il n'en change rien au fait que le livre est fascinant. C'est la question soulevée par le problème du mal. Il n'y a pas d'autre livre à ma connaissance qui fasse sentir aussi vivement ce mystère que représente le mal et qui peut déjouer les pronostics des spécialistes. C'est impossible de ne pas songer au Christ à nous qui sommes chrétiens. Le juste qui aura dû être justement châtié à quelque part pour ses forfaits, d'après les experts de la synagogue. «Il l'a bien mérité !»
- Dieu : «[i]Faites excuses ! Pour être pardonnés, vous irez voir mon ami Job. Et lui va intercéder pour vous. Et alors je vais l'exaucer, lui[/i].»
Puis Job n'est pas un hébreux à part ça. C'est ce qui est fascinant ... il apparaîtrait ainsi comme le prêtre du Dieu-Très-Haut ... sorte de Melchisédech à sa façon ... donc plus universel ... Job ressort comme une figure prophétique sans pareille du Christ. Enfin, ce serait comme mon impression.
La récompense finale a simplement valeur de parabole à mon sens, langage allégorique pour signifier la restauration de Job. Ce n'est pas plus vilain que les images de banquet dans le royaume du côté de Jésus.