par Sapin » lun. 20 mai 2013, 0:54
Cinci a écrit :Pourriez-vous développer un peu sur l'élément précis qui vous semblerait vraiment sot ? Ce n'est pas si évident de voir, là, tout de suite, ce qui vous pousse à réagir. C'est juste l'idée d'autoriser l'usage de la langue anglaise en France ? ou bien si c'est autre chose ?
Bonsoir Cinci,
C'est qu'il y a un climat malsain qui gagne de plus en plus le milieu universitaire depuis quelques années, et les manifestations du printemps érables chez nous l'ont soulignées à plusieurs reprises. Les universités, qui normalement sont des centres du haut savoir et de transmission de la connaissance et de recherche se comportent de plus en plus comme des entreprises. La raison évoquée pour justifier le fait de donner des cours en anglais dans les universités francophones est d'attirer une clientèle (mot de plus en plus utilisé par les recteurs des universités pour désigner les étudiants) étrangère. Il me semble que les étrangers qui veulent étudier dans les universités en France ou au Québec, font ce choix parce qu'ils veulent étudier en français et non en anglais. Et cette obstination des universités depuis quelques années à vouloir être compétitifs, est-ce réellement nécessaire? Dans un milieu d'entreprise oui, dans un milieu intellectuel comme une université, absolument pas! Cette mentalité d'entreprise qui gagne les universités en ce moment nous vient des milieux anglo-saxon et c'est très malsain.
Bien à vous,
G
[quote="Cinci"]Pourriez-vous développer un peu sur l'élément précis qui vous semblerait vraiment sot ? Ce n'est pas si évident de voir, là, tout de suite, ce qui vous pousse à réagir. C'est juste l'idée d'autoriser l'usage de la langue anglaise en France ? ou bien si c'est autre chose ? [/quote]
Bonsoir Cinci,
C'est qu'il y a un climat malsain qui gagne de plus en plus le milieu universitaire depuis quelques années, et les manifestations du printemps érables chez nous l'ont soulignées à plusieurs reprises. Les universités, qui normalement sont des centres du haut savoir et de transmission de la connaissance et de recherche se comportent de plus en plus comme des entreprises. La raison évoquée pour justifier le fait de donner des cours en anglais dans les universités francophones est d'attirer une clientèle (mot de plus en plus utilisé par les recteurs des universités pour désigner les étudiants) étrangère. Il me semble que les étrangers qui veulent étudier dans les universités en France ou au Québec, font ce choix parce qu'ils veulent étudier en français et non en anglais. Et cette obstination des universités depuis quelques années à vouloir être compétitifs, est-ce réellement nécessaire? Dans un milieu d'entreprise oui, dans un milieu intellectuel comme une université, absolument pas! Cette mentalité d'entreprise qui gagne les universités en ce moment nous vient des milieux anglo-saxon et c'est très malsain.
Bien à vous,
G