par etienne lorant » ven. 26 avr. 2013, 16:03
etienne lorant a écrit :
Un mur qualifié de "défouloir" et d'action de "potache"
PARIS Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Jacques Attali, Nadine Morano: des dizaines de portraits de personnalités politiques, surtout de droite, mais aussi d'intellectuels et de journalistes épinglés sur un "mur des cons" au sein du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, provoquaient mercredi une vague d'indignation.
Sur ce trombinoscope fait maison, se superposent des personnalités telles que l'ex garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l'ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, Alain Minc ou encore le journaliste David Pujadas.
Certains ont même été rebaptisés de surnoms choc: l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (UMP), affublé d'un autocollant du Front national sur le front, est "l'Homme de Vichy", quand le magistrat Philippe Courroye est qualifié de "Fossoyeur du 92".
Parmi les photos collées pèle-mêle, une inscription prévient les syndiqués: "Avant d'ajouter un con, vérifiez qu'il n'y est pas déjà."
La diffusion mardi sur le site Atlantico d'une vidéo du panneau de photos, installé dans le local du SM à Paris, a suscité un déchaînement de protestations.
"Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l'ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts", a tenté de relativiser la présidente du SM, Françoise Martres, interrogée par l'AFP. "Ce sont des images prises à notre insu dans un lieu privé, notre local syndical, qui n'est pas accessible au public", a-t-elle ajouté, en qualifiant ce mur de "défouloir" et d'action de "potache".
Mais le monde politique, largement épinglé, a vivement condamné cette initiative. Dénonçant une "liste noire" qui "peut faire craindre la mise en place d'une justice politique", Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP chargé de l'emploi des forces de sécurité, dit avoir reçu "avec dégoût et effarement" ces images.
"Ce pilori judiciaire pourrait faire sourire s'il n'était pas organisé par des magistrats ayant prêté serment, qui mettent en examen, jugent et condamnent", écrit-il dans un communiqué.
- [+] Texte masqué
- http://www.dhnet.be/infos/monde/article ... ation.html
(...)
Dans la matinée, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a écrit à François Hollande pour lui demander ce qu'il comptait faire pour que le CSM soit saisi.
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Mur des cons : "Comment accepter la haine et le mépris de magistrats pour des familles qui, comme la mienne, ont eu un enfant tué" ?
Philippe Schmitt est le père d'Anne-Lorraine, assassinée de 34 coups de couteau dans le RER D, le 25 novembre 2007, par un récidiviste, Thierry Devé-Oglou. Il figure sur le Mur des cons du Syndicat de la magistrature (SM), révélé par Atlantico. Ce jeudi, il a décidé de porter plainte
Atlantico : A titre personnel, comment avez-vous appris votre présence sur ce mur et quelle est votre réaction ?
Philippe Schmitt : Je me suis rendu sur votre site le jour de la sortie de l'information. J'ai passé la vidéo très rapidement. Mais je ne me suis pas repéré dessus. J'étais passé à autre chose. Et en fait j'ai appris ça de la part d'un ami qui m'a contacté et m'a affirmé m'avoir vu sur ce mur. J'ai donc revu la vidéo en m'arrêtant plusieurs fois pour me chercher. Et effectivement, avec surpris et stupeur, je me suis reconnu sur ce mur. On me voit en chemisette bleue avec un pull sur les épaules. Et sur ma photo, il y a un autocollant avec la flamme symbole semble-t-il du Front national.
Alors tout d'abord, je n'appartiens en aucun cas au Front national. Ensuite avec mon épouse et mes enfants nous sommes profondément scandalisés ! S'agissant d'un homme politique cela peut être dans la logique des choses de prendre des coups bas. Mais moi je ne suis pas un homme politique. Je suis le père d'une victime et je trouve absolument abject de me retrouver sur un mur intitulé le "Mur des cons" ! A travers ma photo, je trouve que c'est notre histoire personnelle qui est bafouée. On voit à travers de tels actes le mépris et la haine que ces magistrats éprouvent pour des familles comme nous et comme toutes les familles de France qui ont eu une enfant tué dans ces circonstances. Je trouve cela absolument anormal.
Pourquoi je suis là ? Je me pose la question. J'ai critiqué, je critique encore et je critiquerai toujours, parce que ce ne sont pas eux qui me feront taire, les dysfonctionnements de la justice. Je trouve anormal que des gens qui soient punis de 10 ans de prison n'en fassent que cinq. On les retrouve dans la rue. Ils sont sans contrôle. Ils récidivent. Tout le monde trouve cela normal. Je m'élève contre ce fait. Je m'élève contre la suppression des peines de rétention. J'ai été opposé à l'abolition des peines planchers. Je suis donc forcément, d'après eux, un dangereux facho.
En savoir plus sur
http://www.atlantico.fr/decryptage/mur- ... EwV3ogC.99
[quote="etienne lorant"][centrer][img]http://static.ladh.eu/pictures_news/art_228430.jpg[/img][/centrer]
Un mur qualifié de "défouloir" et d'action de "potache"
PARIS Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Jacques Attali, Nadine Morano: des dizaines de portraits de personnalités politiques, surtout de droite, mais aussi d'intellectuels et de journalistes épinglés sur un "mur des cons" au sein du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, provoquaient mercredi une vague d'indignation.
Sur ce trombinoscope fait maison, se superposent des personnalités telles que l'ex garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l'ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, Alain Minc ou encore le journaliste David Pujadas.
Certains ont même été rebaptisés de surnoms choc: l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (UMP), affublé d'un autocollant du Front national sur le front, est "l'Homme de Vichy", quand le magistrat Philippe Courroye est qualifié de "Fossoyeur du 92".
Parmi les photos collées pèle-mêle, une inscription prévient les syndiqués: "Avant d'ajouter un con, vérifiez qu'il n'y est pas déjà."
La diffusion mardi sur le site Atlantico d'une vidéo du panneau de photos, installé dans le local du SM à Paris, a suscité un déchaînement de protestations.
"Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l'ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts", a tenté de relativiser la présidente du SM, Françoise Martres, interrogée par l'AFP. "Ce sont des images prises à notre insu dans un lieu privé, notre local syndical, qui n'est pas accessible au public", a-t-elle ajouté, en qualifiant ce mur de "défouloir" et d'action de "potache".
Mais le monde politique, largement épinglé, a vivement condamné cette initiative. Dénonçant une "liste noire" qui "peut faire craindre la mise en place d'une justice politique", Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP chargé de l'emploi des forces de sécurité, dit avoir reçu "avec dégoût et effarement" ces images.
"Ce pilori judiciaire pourrait faire sourire s'il n'était pas organisé par des magistrats ayant prêté serment, qui mettent en examen, jugent et condamnent", écrit-il dans un communiqué.
[spoiler]http://www.dhnet.be/infos/monde/article/432372/france-le-mur-des-cons-suscite-l-indignation.html[/spoiler]
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Dans la matinée, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a écrit à François Hollande pour lui demander ce qu'il comptait faire pour que le CSM soit saisi.[/quote]
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[b]Mur des cons : "Comment accepter la haine et le mépris de magistrats pour des familles qui, comme la mienne, ont eu un enfant tué" ?
Philippe Schmitt est le père d'Anne-Lorraine, assassinée de 34 coups de couteau dans le RER D, le 25 novembre 2007, par un récidiviste, Thierry Devé-Oglou. Il figure sur le Mur des cons du Syndicat de la magistrature (SM), révélé par Atlantico. Ce jeudi, il a décidé de porter plainte
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Atlantico : A titre personnel, comment avez-vous appris votre présence sur ce mur et quelle est votre réaction ?
Philippe Schmitt : Je me suis rendu sur votre site le jour de la sortie de l'information. J'ai passé la vidéo très rapidement. Mais je ne me suis pas repéré dessus. J'étais passé à autre chose. Et en fait j'ai appris ça de la part d'un ami qui m'a contacté et m'a affirmé m'avoir vu sur ce mur. J'ai donc revu la vidéo en m'arrêtant plusieurs fois pour me chercher. Et effectivement, avec surpris et stupeur, je me suis reconnu sur ce mur. On me voit en chemisette bleue avec un pull sur les épaules. Et sur ma photo, il y a un autocollant avec la flamme symbole semble-t-il du Front national.
Alors tout d'abord, je n'appartiens en aucun cas au Front national. Ensuite avec mon épouse et mes enfants nous sommes profondément scandalisés ! S'agissant d'un homme politique cela peut être dans la logique des choses de prendre des coups bas. Mais moi je ne suis pas un homme politique. Je suis le père d'une victime et je trouve absolument abject de me retrouver sur un mur intitulé le "Mur des cons" ! A travers ma photo, je trouve que c'est notre histoire personnelle qui est bafouée. On voit à travers de tels actes le mépris et la haine que ces magistrats éprouvent pour des familles comme nous et comme toutes les familles de France qui ont eu une enfant tué dans ces circonstances. Je trouve cela absolument anormal.
Pourquoi je suis là ? Je me pose la question. J'ai critiqué, je critique encore et je critiquerai toujours, parce que ce ne sont pas eux qui me feront taire, les dysfonctionnements de la justice. Je trouve anormal que des gens qui soient punis de 10 ans de prison n'en fassent que cinq. On les retrouve dans la rue. Ils sont sans contrôle. Ils récidivent. Tout le monde trouve cela normal. Je m'élève contre ce fait. Je m'élève contre la suppression des peines de rétention. J'ai été opposé à l'abolition des peines planchers. Je suis donc forcément, d'après eux, un dangereux facho.
En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/mur-cons-comment-accepter-haine-et-mepris-magistrats-pour-familles-qui-comme-mienne-ont-eu-enfant-tue-philippe-schmitt-709032.html#rVI4eWI1jEwV3ogC.99