Vivre mille ans ?

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Vivre mille ans ?

Re: Vivre mille ans ?

par Johnny » ven. 20 sept. 2013, 10:58

Immortalité ou Éternité ?

Depuis les anciens Grecs, le philosophe a compris que l'immortalité, c'est l'Enfer.

Puis le Judéo-Christianisme annonça l’Éternité.

Re: Vivre mille ans ?

par Peccator » jeu. 19 sept. 2013, 17:03

C'est tout bonnement effrayant... Et déjà, on désigne ceux qui ne seraient pas favorables à un tel "bricolage" (sic) de "bioconservateurs", sous-entendu de vieux grincheux qui s'opposent à toute nouveauté...

Décidément, l'homme n'a pas fini de tenter de construire des tours de Babel.


A aucun moment, on n'explique pourquoi vivre 1000 ans serait un bien.

Et il me semble bien que l'histoire de Faust ne finit pas très bien...

Vivre mille ans ?

par etienne lorant » jeu. 19 sept. 2013, 15:47

ou les rêveries des scientifiques...

La première personne qui vivra mille ans est-elle déjà née ? Cela semble absurde. De la mauvaise science-fiction, ou une thèse d'inspiration sectaire. Pourtant, c'est une conviction dans la Silicon Valley, notamment parmi les dirigeants de Google : le futurologue Ray Kurzweil, nouvel ingénieur en chef de la firme californienne, est à l'avant-garde de l'idéologie transhumaniste qui vise à "euthanasier la mort".
Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

De fait, la révolution biotechnologique pourrait permettre l'impensable en accélérant le grignotage de la mort. Rappelons-le, le recul de la mort ne date pas d'hier. L'espérance de vie a déjà plus que triplé : elle est passée en France de 25 ans en 1750 à plus de 80 ans et croît désormais de trois mois par an. Lorsque nous vieillissons d'une année, nous ne nous rapprochons de notre mort que de 9 mois ! Il existe bien sûr un mur biologique naturel : l'âge atteint par Jeanne Calment (122 ans, 5 mois et 14 jours) semble constituer une limite. La dépasser suppose de modifier notre nature humaine par des interventions technologiques lourdes en utilisant la puissance des NBIC (nanotechnologies, biologie, informatique et sciences cognitives).

BOULEVERSEMENT DU SYSTÈME DE SANTÉ

La dimension révolutionnaire des nanotechnologies tient au fait que la vie elle-même opère à l'échelle du nanomètre, c'est-à-dire du milliardième de mètre. La fusion de la biologie et des nanotechnologies va transformer le médecin en ingénieur du vivant et lui donnera peu à peu un pouvoir fantastique sur notre nature biologique, dont le bricolage semble sans limites. D'ici à 2025, l'ingénierie du vivant - thérapies géniques, cellules souches, organes artificiels - va, à coup sûr, bouleverser le système de santé. Ultérieurement, la nanomédecine, la manipulation (très risquée) de la télomérase - une enzyme qui prévient l'usure des chromosomes - ainsi que la modification de la composition du sérum accéléreront sans doute le recul de la mort.

Un enfant qui naît aujourd'hui aura 90 ans au début du XXIIe siècle et bénéficiera de toutes les innovations biotechnologiques - prévisibles et imprévisibles - du siècle en cours. Il aura probablement déjà une espérance de vie nettement plus longue... de quoi atteindre 2150 et avoir accès à de nouvelles vagues d'innovations biotechnologiques et, peut-être, de proche en proche, atteindre 1 000 ans. La demande de vivre plus longtemps est insatiable. Le prix à payer pour allonger beaucoup notre espérance de vie serait lourd, pourtant.

Une modification radicale de notre fonctionnement biologique et de notre génome sera nécessaire. Le plus gros obstacle deviendrait notre cerveau. A quoi bon vivre plusieurs siècles avec un cerveau sclérosé ? Dès lors, l'effacement régulier de nos souvenirs s'imposera, puisque la capacité de mémorisation de notre cerveau ne peut être augmentée de façon illimitée. Maintenir notre cerveau durablement plastique suppose une réingénierie lourde. C'est donc - à long terme - la porte ouverte à un contrôle biologique de notre cerveau sous l'égide du système de santé. La fixation des limites dans la modification de l'espèce humaine conduira très certainement à des oppositions violentes entre bioconservateurs et transhumanistes. Vivre très longtemps peut devenir une réalité, mais au prix d'une redéfinition complète de l'humanité : Faust, de retour grâce aux technologies NBIC.

Chirurgien urologue, président de DNAVision

l.alexandre@dnavision.be
http://www.lemonde.fr/sciences/article/ ... 50684.html

découvrir aussi :
sur la Libre Belgique : http://www.lalibre.be/actu/sciences-san ... ef3a012691
sur Utube : http://www.youtube.com/watch?v=HfbUGl-aHOk
sur Voix de la Russie : http://french.ruvr.ru/2012_07_21/homme-de-1000-ans/

Haut