@Adoremus,
Oui, je comprends ce que vous voulez dire. Cependant, pour le coup, je dois avouer ne pas être non plus tout à fait d'accord.
Il y a deux points :
Le premier : ma "concoction privé" n'en est une que si mon "interprétation" de la PGLH est mauvaise. Si tel n'est pas le cas alors la proposition que je fais entre dans le cadre de la liturgie publique.
Comme je n'ai la confirmation d'aucunes autorités ecclésiales, ce document n'est en soi rien d'autre qu'une proposition qui n'a pas plus de valeur que cela. Libre à chacun de contacter l'autorité adéquate si elle souhaite inclure cela dans une pratique publique.
Le second : Le second est plus substantiel. Si les "livres officiels" sont fondamentaux, vous n'êtes pas sans savoir que
1) De nombreuses pratiques particulières propres à des communautés sortent des cadres de ces quelques documents officiels. Ils sont ensuite généralement consignés dans des fascicules particuliers etc.
2) La PGLH elle-même propose à chacun une certaine, et même très importante, latitude en matière d'adaptation pour motifs pastoraux et/ou spirituels. Cela signifie qu'il y a des "adaptations" ou modifications tout à fait "légales" prévue par le droit.
Vous comprendrez que je m'appuie sur ce second point. Et j'aimerai préciser ceci :
je n'ai pas consulté la PGLH pour justifier mon document, au contraire, j'ai écris ce document après avoir relu une énième fois la PGLH et m'être dis : tiens, cela devrait pouvoir permettre ceci.
Enfin, la liturgie n'est pas qu'une affaire de livres. Ça ne l'a jamais été, sauf dans la longue période moderne ou la force de l'imprimerie et tout l'impact que cela a eu dans la conscience moderne (le Textus Receptus protestant etc.) a laissé croire que n'avait de valeur que ce qui était écrit.
Je ne veux pas dire qu'il faut faire n'importe quoi. Je pense simplement qu'il nous faut retrouver un certain sens de la liturgie vivante, ancrée dans la réalité culturelle et historique d'un lieu, d'une communauté. C'est je pense le sens de la souplesse de la liturgie de Paul VI.
@steph
Ces motifs ne doivent pas déboucher sur un usage habituel et unique, ils relèvent de l'exception... Certes, le schéma de base des offices FORM est identique, j'employais ce terme de schéma pour celui de "formulaire"...
Que cela relève de l'exception, c'est possible, mais ça n'est pas clairement précisé. Et je pense pour une raison bien précise : les motifs étant indissociables d'une situation particulière, de même la fréquence de l'usage de telle ou telle pratique est à adapter à la situation en question.
Mon petit document, qui n'a reçu l'imprimatur de personne et ne prétend aucunement proposer la bonne interprétation de la PGLH, en appelle avant tout à l'intelligence du lecteur et à sa situation et ses attentes propres.
Et puis soyons réalistes, ce petit livret ne va pas atteindre grand monde. Et quand bien même il le ferait, encore moins nombreux seront ceux souhaiteraient l'utiliser dans un cadre public.
En fait, s'il pouvait simplement faire "expérimenter" et découvrir, pendant quelques jours, à quelques personnes intéressées, ce que sont les "Laudate", il aura atteint son but.