De l'interprétation des Saintes Écritures

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Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par pierresuzanne » mer. 30 nov. 2016, 14:04

Astya a écrit : Mon beau-frère m'a parlé de Tariq Ramadan il y a quelque mois
Par contre j'ai trouvé aussi (écrit, pas parlé) son projet de moratoire (à l'intention des musulmans) de la lapidation. Ce projet m'a paru très sérieux et bien pensé : il s'appuie sur la pratique judaïste des moratoires, sur la condamnation de la lapidation par JC, et sur le fait que la lapidation n'est pas mentionnée par le Coran. Il se trouve qu'il y avait des commentaires, la plupart encourageant ce projet très louable, mais d'autres très virulents au contraire.
Donc je réserve mon jugement sur cet homme : il semble qu'il soit entre le marteau et l'enclume : d'un côté il défend l'Islam actuel en dénigrant les actions passées de l'église, mais d'un autre côté il essaie de faire évoluer vers plus de justice. Et pour ça il est menacé.
Bref, je ne me sens pas offensée par la comparaison :D mais je suis moins bonne oratrice !
Tout musulman qui prétend inventer un islam compatible avec l'humanisme, ou même ré- interpréter l'islam du passé,
se moque de nous.

Le mot Bid'a en arabe signifie la nouveauté,
il signifie également hérésie.
Dans la doctrine islamique toute nouveauté est donc hérétique.
Seule la fidélité à la jurisprudence du passé est considérée comme orthodoxe par les musulmans.
Imaginer donc que Tariq Ramandan est en train d'inventer une interprétation de l'islam permettant de supprimer la lapidation du droit islamique, est naïf. Il se moque de nous. Il essaie juste de gagner du temps, le temps qu'il faut pour que le nombre de musulmans permette de gagner les élections. Méfiez vous de Tariq Ramadan. Il est intelligent, séduisant... et le petit fils du fondateur des Frères musulmans. Il se sert juste de nos codes vestimentaires et culturels pour détruire notre civilisation. Cette stratégie des Frères musulmans a été mise en place au cours des années 90 du XXe siècle. Son apparence européanisée est voulue, intentionnelle. C'est une ruse, ne vous y laissez pas prendre.


...c'est pourquoi affirmer comme Pierresuzanne, que les Juifs attendaient une quelconque interprétation de Sa part concernant la Loi et leurs traditions, fait montre de sophisme, lorsque l'on sait comment ils l'ont traité.
Astya a écrit : Ce n'est pas ce que j'ai lu dans ce qu'a dit Pierresuzanne : j'ai compris que PierreS faisait référence à certains passages de l'évangile où il est mentionné que Jésus lit les écritures dans les synagogues , qu'il les interprète, et parfois que les gens (les auditeurs) ne sont pas d'accord.
Mais c'est PierreS qui peut nous dire le fond.
Merci Astya de votre compréhension. Effectivement, dans l'Antiquité (donc également pendant la vie de Jésus) les Écritures saintes juives étaient des textes au contenu par forcement très fixes, mais qui servaient surtout de support d'interprétation.
J'ai beaucoup lu sur la façon dont la Bible avait été écrite, retravaillée, élaborée, éditée, et dont ces différents livres avaient été retenus ou écartés par les Pères de l'Eglise.

Il s'agit d'histoire, d'histoire objective, et non de crispation idéologique. L'étude des manuscrits de la mer noire nous a appris beaucoup de choses sur la création de la Bible.

Loin de fragiliser notre foi catholique,
connaitre la façon dont les hommes ont fabriqué la Bible, permet de retrouver le centre de notre foi et son unique source de Vérité, et de Parole de Dieu :

Notre Seigneur Jésus-Christ.


La Bible est le moyen voulu par Dieu pour conduire les hommes aux Christ,
la Bible est (selon moi) l'outil du salut, mais non la source du salut.
La seule source du salut est le Christ.

Astya a écrit : Définition du mot accomplir : on est d'accord nous deux plus Larousse qu'il y a un sens double : d'une part réaliser jusqu'à l'achèvement; d'autre part achever après bonne réalisation.
Le terme accomplir en grec : pleroô,
signifie remplir totalement, c'est à dire remplir jusqu'au bord.

Jésus est donc venu donner la plénitude de la révélation, et son sens plein et entier à toute la révélation divine.

Cela seul suffit pour récuser l'islam, et réfuter l'origine divine du Coran.
Après le Christ, plus aucune révélation divine n'est à attendre.
" Tout est accompli " a dit Jésus en mourant. A partir de ce moment, la révélation divine a atteint sa plénitude.



Laissons à chacun le temps de mûrir tout cela.
La Bible est un livre saint, car elle est inspirée par Dieu.
Savoir la Bible livre saint nous conduit trop souvent à conclure que tout doit y être lu littéralement. Ce n'est pas exact, car ce n'est pas comme cela que les hébreux l'ont écrite. Les hébreux n'étaient pas en train de rédiger un rapport scientifique pour une thèse de physique ou de math au XXIe siècle. Ils faisaient oeuvre de théologie, de réflexion, de méditation, et également de poésie, pour transmettre avec les outils de leur culture les vérités divines qu'ils avaient pressenties.
Ne faisons donc ni anachronisme, ni littéralisme.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par François2.0 » mar. 29 nov. 2016, 10:55

Astya a écrit :Par contre j'ai trouvé aussi (écrit, pas parlé) son projet de moratoire (à l'intention des musulmans) de la lapidation. Ce projet m'a paru très sérieux et bien pensé : il s'appuie sur la pratique judaïste des moratoires, sur la condamnation de la lapidation par JC, et sur le fait que la lapidation n'est pas mentionnée par le Coran. Il se trouve qu'il y avait des commentaires, la plupart encourageant ce projet très louable, mais d'autres très virulents au contraire.
Donc je réserve mon jugement sur cet homme : il semble qu'il soit entre le marteau et l'enclume : d'un côté il défend l'Islam actuel en dénigrant les actions passées de l'église, mais d'un autre côté il essaie de faire évoluer vers plus de justice. Et pour ça il est menacé.
Bref, je ne me sens pas offensée par la comparaison :D mais je suis moins bonne oratrice !
Nous nous écartons un peu du sujet initial, mais je me permets de vous répondre.
Son projet de moratoire sur la lapidation a été évoqué lors d'un débat sur France 2 en novembre 2003 face à Nicolas Sarkozy, nous sommes en 2016, les lapidations ont toujours lieu dans certains pays musulmans dont certains sont amis de la France.
La lapidation n'est effectivement pas inscrite dans le coran, hormis dans la sourate 24 verset 8 "Et on ne lui infligera pas le châtiment [de la lapidation] si elle atteste quatre fois par Allah qu’il [son mari] est certainement du nombre des menteurs".
D'autre part, Ramadan est connu pour son double discours ou taqiya, selon l'auditoire auquel il s'adresse, il est tous les ans invité en grande pompe au salon de l'UOIF branche Française des frères musulmans, fondé par son grand père, dont on peut s'interroger sur la modernité à laquelle vous faites allusion. Je vous laisse découvrir le projet desdits frères musulmans à travers le projet tamkine, panislamique et également vous pencher sur le témoignage d'anciens membre tels que Farid Abdelkrim, Mohamed Louizi... Je vous propose deux articles et pourrais vous en proposer bien d'avantage (dont l'un concerne son frère) que vous ne lirez probablement pas et cette vidéo où le sempiternel #Padamalgam en prend un sacré coup:
http://www.atlantico.fr/decryptage/atte ... 55718.html
http://www.marianne.net/hani-ramadan-fe ... 43646.html

Tariq Ramadan : «On ne peut pas dire en parlant de Daesh, ça n'a rien à voir avec l'Islam»:





Astya a écrit ::?: ce n'est pas ce que j'ai lu dans ce qu'a dit Pierresuzanne : j'ai compris que PierreS faisait référence à certains passages de l'évangile où il est mentionné que Jésus lit les écritures dans les synagogues , qu'il les interprète, et parfois que les gens (les auditeurs) ne sont pas d'accord.
Je pose ça là:
pierresuzanne a écrit :Il suffit de voir comment réagissent les juifs quand Jésus lit Isaïe à la synagogue de Nazareth (Luc 3, 18). Ils attendent l'interprétation de Jésus pour conclure.
Astya a écrit :Mais pour moi se garder du péché est un objectif secondaire,
C'est votre avis personnel, que je ne partage pas.

Bonne journée.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Astya » sam. 26 nov. 2016, 21:14

Altior a écrit :
Pendant la mission publique de Notre Seigneur, la polygamie était déjà abolie. Aucun juif n'était plus polygame dans le temps des Evangiles.
Parlez vous de la pratique courante ou du droit ? Pour ce qui concerne la pratique, les prêtres hébreux apparemment, conseillaient la monogamie.
Pour ce qui concerne le droit, la polygamie restait permise par la loi de Moïse. Les romains l'ont interdites y compris aux hébreux; les juifs de la diaspora se conformait aux lois des pays où ils vivaient. En 1030 (4790 pour les hébreux) le rabbin Guerson l'interdit aux juifs d'allemagne.
Lorsque Napoléon 1er réunit le Sanhédrin, les juifs de France y renoncent officiellement : lien ci dessous.

https://books.google.fr/books?id=DsNDAA ... on&f=false

François2.0 a écrit :
Sans vouloir vous offenser cet argument est ressorti par certains de nos détracteurs, comme Tariq Ramadan, lorsque on leur oppose la brutalité de la charia, ils nous répondent précisément ce que vous avancez ici en prenant bien soin d'omettre, entre autre, les verset que je vous ai cité pour réfuter la validité de cette pratique, donc oui je trouve ça assez caricatural.
Mon beau-frère m'a parlé de Tariq Ramadan il y a quelque mois déjà donc j'ai fait des recherches à l'époque (il y a au moins 6 mois) . J'ai trouvé qu'en effet, très bon orateur, il a certaines facilités à retourner les arguments et à mettre en avant une certaine "idéologie de la repentance", mais les présentateurs lui tendent souvent la perche.
Par contre j'ai trouvé aussi (écrit, pas parlé) son projet de moratoire (à l'intention des musulmans) de la lapidation. Ce projet m'a paru très sérieux et bien pensé : il s'appuie sur la pratique judaïste des moratoires, sur la condamnation de la lapidation par JC, et sur le fait que la lapidation n'est pas mentionnée par le Coran. Il se trouve qu'il y avait des commentaires, la plupart encourageant ce projet très louable, mais d'autres très virulents au contraire.
Donc je réserve mon jugement sur cet homme : il semble qu'il soit entre le marteau et l'enclume : d'un côté il défend l'Islam actuel en dénigrant les actions passées de l'église, mais d'un autre côté il essaie de faire évoluer vers plus de justice. Et pour ça il est menacé.
Bref, je ne me sens pas offensée par la comparaison :D mais je suis moins bonne oratrice !
...c'est pourquoi affirmer comme Pierresuzanne, que les Juifs attendaient une quelconque interprétation de Sa part concernant la Loi et leurs traditions, fait montre de sophisme, lorsque l'on sait comment ils l'ont traité.
:?: ce n'est pas ce que j'ai lu dans ce qu'a dit Pierresuzanne : j'ai compris que PierreS faisait référence à certains passages de l'évangile où il est mentionné que Jésus lit les écritures dans les synagogues , qu'il les interprète, et parfois que les gens (les auditeurs) ne sont pas d'accord.
Mais c'est PierreS qui peut nous dire le fond.

Ce que PierreS a dit d'Abraham plus haut : là encore je ne voie rien qui puisse choquer : pour moi il a dit en substance que quelque soit la réalité historique ou non d'une personne nommée Abraham, ce qui compte c'est le contenu symbolique de son histoire.



Définition du mot accomplir : on est d'accord nous deux plus Larousse qu'il y a un sens double : d'une part réaliser jusqu'à l'achèvement; d'autre part achever après bonne réalisation. Je ne connais pas les langues anciennes, mais le terme utilisé en anglais "fullfill" a également les deux mêmes sens : comme en effet les traducteurs pèsent les mots, il semble logique de penser que Jésus ait utilisé un mot dont il avait parfaitement conscience du sens double. Pour nous faire réfléchir ?


Pour finir : vous avez raison, nos visions ne sont peut être pas si éloignées. Mais pour moi se garder du péché est un objectif secondaire, une sorte de mode d'emploi ? L'objectif primaire est de se trouver dans la joie de l'amour de Dieu et de son prochain.

Très bon Dimanche.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Altior » ven. 25 nov. 2016, 9:07

Astya a écrit : Après la naissance du Christ, le Judaïsme a évolué (par exemple abandon de la polygamie vers 1600).
Pendant la mission publique de Notre Seigneur, la polygamie était déjà abolie. Aucun juif n'était plus polygame dans le temps des Evangiles.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par François2.0 » jeu. 24 nov. 2016, 10:09

Astya a écrit :En quoi ferais-je de la caricature ?

La suite du verset que vous avez cité : matthieu,5,20
1/ Je parlais de caricature, car lorsque je vous évoque le fait que Jésus ne soit pas venu pour abolir la Loi, vous mettez en avant le cas de lapidations présent dans l'Ancien Testament. Sans vouloir vous offenser cet argument est ressorti par certains de nos détracteurs, comme Tariq Ramadan, lorsque on leur oppose la brutalité de la charia, ils nous répondent précisément ce que vous avancez ici en prenant bien soin d'omettre, entre autre, les verset que je vous ai cité pour réfuter la validité de cette pratique, donc oui je trouve ça assez caricatural.

2/ J'avais précisé également, à la suite de ma citation, Notre Seigneur avait ajouté des précision à celle-ci. Pour le reste je suis tout à fait en accord avec vous.

Astya a écrit :J'ai aussi des amis juifs, dont un très pratiquant : il voit le christianisme comme un judaïsme avec le Christ en plus : ce n'est pas ça : il y a une vision universelle qui est absente du judaïsme. Et il y a dans le message du Christ une exigence d'amour et de justice qui bouleverse la perspective que les juifs de l'époque avaient de leur religion, d'ailleurs ils ont rejeté violemment cette doctrine.

Je ne dis pas autre chose dans mes posts précédents, c'est pourquoi affirmer comme Pierresuzanne, que les Juifs attendaient une quelconque interprétation de Sa part concernant la Loi et leurs traditions, fait montre de sophisme, lorsque l'on sait comment ils l'ont traité.


Astya a écrit :De plus, vous envisagez , si je vous ai bien compris, le verbe "accomplir" dans le sens de "faire" ou "réaliser". Il y a aussi le sens "achever" ou "mettre un terme à quelque chose qui est réalisé". Dans le verset 1,15 de Marc "le temps est accompli" indique bien l'idée d'une fin et d'un passage à autre chose
.


Je n'envisage les mots que selon leur définition, les mots ont encore un sens, ici:

Définition du mot accomplir Larousse:
Mener une fonction, une période jusqu'à leur terme, les achever : Accomplir son mandat.
Réaliser, exécuter un projet, une action : Accomplir la volonté de quelqu'un.
Lorsque l'on sait le temps et l'énergie dépensé, le savoir requis pour traduire les Saintes Ecritures, passer outre le sens des mots est périlleux si l'on prétend vouloir saisir le sens précis du texte.
D'autre part, et on le voit tout au long de l'Evangile, il y'a bien la notion de "faire"/"réaliser" lorsque on lit ce que Dieu avait annoncé par les Prophètes, tout comme vous le précisez à juste titre, l'importance du mot "accomplir", dans le sens d'achever.

Astya a écrit :Donc je reviens à mes moutons : il y a, à mon avis, dans les évangiles une lecture quasi littérale qui indique un code moral permettant de suivre le bon chemin : se garder de mal faire, non pas par crainte de l'enfer mais par amour de Dieu et de nos prochains (c'est à dire tout le monde même les samaritains). Donc se garder de mal faire parce que c'est meilleur pour nous et aussi pardonner aux autres, sans compter.
Je vous retrouve totalement sur ce point.

Ces précisions faites, il semble que l'échange que nous avons eu a permis de nous éclairer l'un l'autre sur nos rapports à la Bible, nos visions ne sont donc pas si éloignées que cela.

Bien à vous.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Astya » jeu. 24 nov. 2016, 0:03

En quoi ferais-je de la caricature ?
Pourquoi êtes-vous tout le temps vindicatif ?

La suite du verset que vous avez cité : matthieu,5,20
Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
montre assez clairement que Jésus se démarque du judaïsme de son époque : il demande plus et il demande mieux.

J'ai aussi des amis juifs, dont un très pratiquant : il voit le christianisme comme un judaïsme avec le Christ en plus : ce n'est pas ça : il y a une vision universelle qui est absente du judaïsme. Et il y a dans le message du Christ une exigence d'amour et de justice qui bouleverse la perspective que les juifs de l'époque avaient de leur religion, d'ailleurs ils ont rejeté violemment cette doctrine.

De plus, vous envisagez , si je vous ai bien compris, le verbe "accomplir" dans le sens de "faire" ou "réaliser". Il y a aussi le sens "achever" ou "mettre un terme à quelque chose qui est réalisé". Dans le verset 1,15 de Marc "le temps est accompli" indique bien l'idée d'une fin et d'un passage à autre chose.


Donc je reviens à mes moutons : il y a, à mon avis, dans les évangiles une lecture quasi littérale qui indique un code moral permettant de suivre le bon chemin : se garder de mal faire, non pas par crainte de l'enfer mais par amour de Dieu et de nos prochains (c'est à dire tout le monde même les samaritains). Donc se garder de mal faire parce que c'est meilleur pour nous et aussi pardonner aux autres, sans compter.
Bonne nuit.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par François2.0 » mer. 23 nov. 2016, 16:03

Astya a écrit :OK, François : pouvez préciser votre interprétation de ce verset ? par exemple avec la lapidation : à la lumière de ce verset, doit on comprendre que ce qui concerne la condamnation à la lapidation dans l'AT est accompli dans le sens ou c'est dépassé et ça n'a plus lieu d'être;
ou doit on comprendre que c'est une loi toujours actuelle, intemporelle, et que nous sommes en droit de jeter des cailloux sur nos voisins et voisines lorsque nous pensons qu'ils sont pêcheurs ?

PS : il me semble que dans le Judaïsme, cette loi là a évolué (je ne sais pas quelle date). Après la naissance du Christ, le Judaïsme a évolué (par exemple abandon de la polygamie vers 1600).
Ce n'est pas forcément en caricaturant que l'on fait avancer le débat, mais bon, c'est dans l'air du temps me direz vous.

Pour commencer, j'aimerai préciser que je ne suis pas l'auteur du verset que j'ai cité, si il vous déplaît, ou n'est pas en adéquation avec le relativisme ambiant, vous savez à qui en parler.
Concernant la lapidation, la scène de la femme adultère en St Jean 8, 1-11 vous éclairera certainement, en addition de quoi j'ajouterai le verset 1 du 7 ème paragraphe de St Matthieu. Apprenez que Dieu ne se contredit jamais.

Si il vous faut interpréter même ce qui n'a pas besoin de l'être, en l'occurrence Mt 5, 17-19, grand bien vous en fasse, déformez tant que vous le voulez si cela peut vous rassurer et coller avec l'air du temps, ne demandez ensuite pour autant que votre "interprétation" fasse jurisprudence, et que l'on soit sommé d'y adhérer.

Bien à vous.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Astya » mer. 23 nov. 2016, 15:29

OK, François : pouvez préciser votre interprétation de ce verset ? par exemple avec la lapidation : à la lumière de ce verset, doit on comprendre que ce qui concerne la condamnation à la lapidation dans l'AT est accompli dans le sens ou c'est dépassé et ça n'a plus lieu d'être;
ou doit on comprendre que c'est une loi toujours actuelle, intemporelle, et que nous sommes en droit de jeter des cailloux sur nos voisins et voisines lorsque nous pensons qu'ils sont pêcheurs ?

PS : il me semble que dans le Judaïsme, cette loi là a évolué (je ne sais pas quelle date). Après la naissance du Christ, le Judaïsme a évolué (par exemple abandon de la polygamie vers 1600).

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par François2.0 » mer. 23 nov. 2016, 8:39

Astya a écrit :JUne lecture du NT (et il me semble que c'est le point de vue officiel de l'église mais vous me direz si je me trompe) c'est que Jésus, par son sacrifice, nous délivre de ce fardeau. Sommes nous délivrés ? .
Vous avez dû remarquer sans doutes qu'il est écrit:
Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.
Mt 5, 17,19


A quoi Notre Seigneur Jésus Christ ajoute quelques précisions dans la suite des versets de ce chapitre. Il est venu nous préciser quel doit être notre rapport à la Loi, non pas l'abolir, cette vision "à la mode" n'est qu'une déformation de plus de la Parole.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Astya » mar. 22 nov. 2016, 18:23

Je ne comprend pas pourquoi vous vous disputez.
Particulièrement je ne comprend pas pourquoi vous reprochez à Pierre-Elie-Suzanne sa démarche historique qui me semble d'une grande honnêteté intellectuelle.

Il y a des trucs dans l'AT que je ne peux pas croire dictés par la parole divine : par exemple, la lapidation. Et il me semble que Jésus n’était pas pour : alors ?

Des juifs habitaient le pays de Canaan ? Vous voulez dire que des gens habitaient le pays de Canaan, les juifs aussi, et ils se sont fait la guerre. Est-ce que Dieu est pour la guerre ?

Vous voulez différenciez mythes et symboles (mais il y a des symboles dans les mythes) : quand est-il des concepts ? Par exemple la Genèse, avec la création du monde (mythe ou symbole) conceptualise la notion de péché, et par là la culpabilité des humains. Une lecture du NT (et il me semble que c'est le point de vue officiel de l'église mais vous me direz si je me trompe) c'est que Jésus, par son sacrifice, nous délivre de ce fardeau. Sommes nous délivrés ? Sur ce forum, il y a plein de gens qui se sentent mal, parlent d'attaques du démon, de péché, de crainte de l'enfer : je ne me sens pas assez officiellement catholique pour leur dire nettement que ses craintes doivent être effacées de leur coeur grâce au message de l'évangile.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Jeremie-Daniel » lun. 07 nov. 2016, 19:40

Parfois , les adversaires de la bible qui lui font le plus de mal sont ceux qui prétendent appuyer leur théories sur ce qu'elle dit. C'est notamment ce qui se produit lorsque l'on confonds deux termes : Mythes et Symboles.

Dans la bible il n'y a pas de mythes mais il y a de nombreux symboles. Lorsqu'il est dit qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre le saint livre c'est juste...Mais cela concerne le symbolisme de l'ancien et du nouveau testament. Par exemple lorsqu'il est parlé d'étangs de feu et de souffre dans le livre de l'apocalypse , ce sont des symboles de destruction. Quand D.ieu dit qu'il frappera de cécité les chevaux et ceux qui les montent ce sont des cavaliers symboliques (Gouvernements et Dirigeants de ces gouvernement). Etc...

Notre ami confonds sans aucun doute les deux termes. Les personnages anciens comme Abraham ou Job par exemple , ont une descendance et comme je l'ai dit s'ils n'ont pas existé leur descendance n'existe pas non plus car elle relève du Mythe.

D.ieu se révèle dans des évènements naturels ayant existé car il est lui-même le maitre absolu de la nature. Ainsi des découvertes récentes identifient les sept plaies d’Égypte au travers d'une série de catastrophes naturelles s'étant enchainées pour frapper l’Égypte. Mais il s'est surtout révélé dans des hommes , choisis par lui pour leur droiture , leur obéissance et leur foi. Du reste il est complètement absurde de supposer que Noé fût un mythe car alors nous n'existerions pas. Noé , a l'instar des autres personnages cité eut une descendance et fût a l'origine entre-autres des Sémites.

Beaucoup pensent qu'en lisant tel ou tel auteur ou telle ou telle élucubration sur la bible fusse-t-elle exprimée avec un "vernis" intellectuel, ils seront a même de comprendre les écritures. Mais D.ieu résiste aux orgueilleux. ;)

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par François2.0 » lun. 07 nov. 2016, 17:42

1/ Ce qui me choque, est votre comme je le soulignais, votre réponse à une personne soucieuse de lire la Bible, qui n'a été en somme que scepticisme et remise en question de la Parole du Christ lui même comme je vous l'ai démontré par les citations de l'Evangile selon St Luc.

2/
Lire la Bible demande un apprentissage, et celui-ci ne peut pas négliger la réalité historique de l'écriture de la Bible.
Effectivement, la Bible, demande en certains points à être expliquée si tant est que l'on ne prenne pas sa propre interprétation comme vérité ultime comme il semble que cela soit le cas, affublant vos contradicteurs tantôt de "protestants", tantôt d'enfants (vous auriez pu dire abrutis, cela aurait au moins l'avantage d'être honnête), parce qu'ils ne partagent pas votre relativisme.

3/
pierresuzanne a écrit :Quelqu'un comme le Cardinal Danielou, un éminent théologien, parlait de la possibilité qu'Abraham ait été un mythe ! [...]
Il faut savoir qu'entre la période probable de la vie d’Abraham et la date de rédaction du récit de sa vie... plus de 1000 ans ont passé !
1000 ans !

[...]

Cela ne me choque pas que l'on croit dans la foi en l'existence réelle d'Abraham.
J'avoue que votre cohérence me laisse pantois.
Partant de votre raisonnement, puisqu'il semblerait que pour vous la Foi doive s'appuyer sur des faits d'histoire et sur la raison, on pourrait questionner un historien qui pourrait attester de l'existence du Christ tout en réfutant sa résurrection. De même que l'on pourrait convoquer la raison pour la questionner sur la tangibilité d'un tel événement.
Seulement lorsqu'on à la Foi, mon ami, nous n'avons pas besoin de preuves d'hommes, surtout quand elles sont censées remettre en cause la Vérité, le Seigneur a dit:
Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l'Eternel
Isaïe 55,8

Donc ayez la gentillesse de garder toutes vos thèses éclairées par votre "intelligence", quand il s'agit de guider les néophytes ou les personnes désirant se tourner vers notre Seigneur, et de les égarer par votre scepticisme.

4/
Il ne faut pas rester à une vision enfantine des choses.
Je pense que votre jugement a été contaminé par un vision protestante de la lecture de la Bible
Et moi je pense que vos insinuations sont insultantes, et que votre idéologie est ennemie de la Croix, qu'elle relève au mieux d'une philosophie et au pire d'une hérésie. Pour qui vous prenez vous, pour insinuer que mon "jugement" serait "contaminé" par une quelconque "vision"?

5/
Il suffit de voir comment réagissent les juifs quand Jésus lit Isaïe à la synagogue de Nazareth (Luc 3, 18). Ils attendent l'interprétation de Jésus pour conclure. [...]Jésus était juif, ne l'oublions pas, c'est donc son interprétation qui prime, et non la lecture littérale du texte saint.
Pour commencer le verset que vous pointez ne correspond pas au passage que vous avez l'intention de citer, mais passons.
D'une part je ne pense pas vous apprendre que les Juifs n'ont pas reconnu le Messie qu'ils attendaient en Jésus Christ, donc lorsque vous prétendez que ces mêmes Juifs attendent l'interprétation de Sa part, vous faites soit un cours de sophisme soit délirez littéralement, ils Le laissaient plutôt parler et L'incitaient à le faire pour l'éliminer.
D'autre part, Son interprétation de la Loi, a t-elle été de nier la Loi ou de l'accomplir? De contredire les Prophètes par qui Il avait Lui même parlé, au point quelques siècles plus tard de par votre bouche de nier leur existence??
Pour finir ayant de nombreux amis Juifs, je peux vous garantir, que votre discours et votre condescendance à leur endroit que vous feignez de faire passer pour de l'intelligence vous mériterai quelques vives remontrances voir quelques taquets.


6/ Je suis vraiment ravi de savoir que vous souhaitez "accompagner" des catéchumènes, qu'allez vous leur apprendre? Que la Bible est un livre de petites histoires sans aucuns fondements car historiquement improuvées, que ce ne sont que des textes philosophiques ou des poèmes? Que ce que le Christ lui même a révélé n'est pas forcément vrai selon VOUS? Qu'il faut pour faire grandir sa Foi s'en remettre aux historiens et aux hommes, plutôt que d'essayer de se rapprocher de Lui par Sa Parole, la prière, la méditation? C'est de cette manière que vous comptez les guider vers Dieu???

Je lisais dernièrement un texte de St Paul et j'ai pensé à vous:
Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre.
Ph 3,19.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par pierresuzanne » lun. 07 nov. 2016, 15:08

François2.0 a écrit :Je trouve votre discours, appuyé sur la "science", plus que sur la confiance et la Foi en notre Seigneur pitoyable, de même que la condescendance dont vous faites preuve à l'égard ceux qui n'ont pas besoin de "preuves" ou de "faits historiques" pour accréditer leur Foi. L'origine de ce fil concerne une personne venue demander de l'aide pour lire la Bible, pas une remise en cause des Prophètes ou de la Parole même du Christ.
Ce qui vous choque est que je ne confonde pas l'histoire et la théologie.
Ce qui vous choque, c'est que je cherche le sens prophétique d'un texte, d'autant et surtout que je sais qu'il a une racine mythologique.
Personnellement, je n'ai jamais eu de difficulté à articuler ma foi catholique avec les styles littéraires de la Bible, qui puisent largement (naturellement) dans la culture juive. Si les juifs ont pratiqué le conte philosophique, ou le récit mythologique pour dire des vérités divines, pourquoi en être troublé ?

Je vous donne un exemple :
Jonas est un prophète qui a vécu sous le règne du roi Jéroboam II, roi d'Israël de -788 à -747, donc au VIIIe siècle avant JC.
Sa prophétie est très brièvement évoquée dans le second livre des Rois (2 R. 14, 25). Ce texte est totalement dépourvu d'éléments extraordinaires.
Quand est écrit le livre de Jonas qui raconte l'histoire extraordinaire de la baleine, nous sommes 4 siècles plus tard. Il est évident qu'il s'agit d'un récit mythologique, sinon une telle aventure aurait laissé une trace écrite plus tôt.

Savoir que l'histoire du gros poisson qui le garde dans son estomac 3 jours est un mythe... est-ce si grave ?
Ce texte parle de la sollicitude de Dieu pour les hommes pécheurs, et du souci qu'Il prend à leur salut.
Ce texte est également prophétique de la mort du Christ qui disparaît trois jours (ou presque) dans les entrailles de la terre, pour ressusciter ensuite. C'est un texte essentiel de la Bible... et qui n'a pas besoin de raconter une histoire vraie, pour qu'elle soit pleine d'enseignements de foi.

Lire la Bible demande un apprentissage, et celui-ci ne peut pas négliger la réalité historique de l'écriture de la Bible.
C'est sans doute par paresse que certains lisent la Bible littéralement, mais cette lecture n'a strictement jamais été de tradition dans l'Eglise catholique. Souvenez-vous de Saint Augustin apprenant la lecture allégorique de la Bible avec Saint Ambroise à Milan.
Je suis lucide sur le fait que la lecture littérale est une déviance du protestantisme. Il s'agit d'un contre-sens provenant de la révolte de Martin Luther contre la Sainte Eglise catholique. Martin Luther a dû remplacer le magistère de l'Eglise, et il a imaginé de le remplacer par le magistère du Texte saint. Il a fait en cela une erreur de compréhension totale sur ce qu'était la Bible.
Depuis l'origine de son écriture (entre le VIIIe siècle avant JC, et le premier siècle après), la Bible est surtout un script aide-mémoire et support d'interprétation. La parole de Dieu est dans l'interprétation d'un homme autorisé, et non dans la lettre de son texte. Il suffit de voir comment réagissent les juifs quand Jésus lit Isaïe à la synagogue de Nazareth (Luc 3, 18). Ils attendent l'interprétation de Jésus pour conclure. Les juifs ont continué à pratiquer ainsi, même après l'achèvement de la Bible. Ils ont continué à ruminer, lire et interpréter la Loi de Moise, pour en comprendre le sens réel mystique, d'ou l'élaboration du Talmud. Jésus était juif, ne l'oublions pas, c'est donc son interprétation qui prime, et non la lecture littérale du texte saint.
La lettre tue, mais l'esprit fait vivre, a expliqué Paul (2 Co, 3, 6).

Mon propos est donc de souligner la primauté du Christ, lui seul est ma Vérité, Lui seul est La Vérité, et non la lettre de la Bible.

Selon une image qui m'est chère, la Bible (et ses nombreux livres) est le projecteur, ou plus exactement les nombreux projecteurs qui éclairent l'unique vérité, Jésus-Christ. Les projecteurs pourraient être un peu différents, ou orientés différemment, la Vérité qu'ils éclairent seraient toujours la même. Si les projecteurs s'éteignent (si nous perdons la Bible), nous ne pouvons plus rien voir (nous ne pouvons plus connaitre Jésus). La Bible est donc indispensable pour connaitre Jésus, c'est à dire connaitre la Vérité, mais la Bible n'est pas elle-même littéralement la vérité.
Jésus est la seule vérité.

J'espère avoir été plus clair.
Concernant Abraham:
C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Cela ne me choque pas que l'on croit dans la foi en l'existence réelle d'Abraham. Personnellement, je crois en son existence, qui est vraisemblable. Je dis juste qu'il n'y a pas de preuve historique qu'il ait existé.
En quoi est-ce choquant de le dire ? puisque c'est la vérité !
Par exemple, nous avons des preuves extra bibliques de l'existence du roi David, ou de l'existence de Jésus... mais nous n'en avons pas de l'existence d’Abraham. C'est un fait.
Je prie le Seigneur pour qu'Il ne mette pas de Catéchumènes sur votre route et encore moins de gens se questionnant sur leur Foi.
Quand je serais à la retraite, j’avais justement le projet de m'investir dans l'animation liturgique d'une part,
et dans le catéchuménat pour adulte, d'autre part. J'en ai parlé à un de mes amis prêtre la semaine dernière qui m'a conseillé de m'adresser directement à l'évêque de mon diocèse pour me mettre à son service. Mais je suis plus modeste que l'opinion de mon ami (pourtant docteur en théologie), je m'adresserais plus simplement à mon curé de paroisse.


La foi doit et peut être compatible avec intelligence.
Réfléchissez tranquillement à tout cela. Il ne faut pas rester à une vision enfantine des choses.
Je pense que votre jugement a été contaminé par un vision protestante de la lecture de la Bible. Or, la compréhension de nos frères réformés est totalement anachronique.
Au XVIe siècle, ils avaient manifestement oublié comment la Bible avait été écrite, travaillée, retravaillée, éditée et finalement réunie en un livre unique.



Pierre-Elie


PS : j'essaie toujours d'exprimer les choses clairement et avec vivacité, pour ne pas endormir les lecteurs éventuels. Je comprends pourtant que ce que mon ton a de catégorique, vous irrite. Ne confondons pas cependant la forme et le fond. Indépendamment de mon style, réfléchissez-donc au bien-fondé de mes arguments.

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par Jeremie-Daniel » ven. 04 nov. 2016, 20:01

4) Qu'est-ce qui est lié à un contexte historique et temporel ?

Dans le NT même ce qui est lié à un contexte historique à une portée symbolique il me semble (l'impôt à César, les marchands du temple, les pharisiens accrochés à la lettre de la Loi, ...)
Dans l'AT il y a des mythes symboliques ( et oui la plupart sont déjà pré existants ou co existants avec des religions "païennes").
Il y a l'histoire d'un peuple, parfois historique et parfois mythifiée.
Il y a la Loi à caractère universel (10) et des lois très temporelles (qu'on peut rapprocher des codes pré existants comme celui Hammourabi).
Il y a la revendication politique et (in)temporelle d'un peuple à être LE peuple élu.
Bonjour ,

Non.
Il y a bel et bien une historicité dans la bible et l'histoire (réelle) du peuple Juif y est décrite pour servir de "type". Pour les "mythes" comme je le dis plus haut , les récits antérieurs appuient la réalité de ce que vous appelez "mythes" et l'antériorité de ces récits (hors bible) ne signifie par que le récit Biblique s'inspire d'eux.
L'histoire du peuple Juif qui se trouve dans la bible peut-être vérifiée par l'histoire tout court.
-Que les juifs furent en Canaan il y a longtemps est attesté par l'histoire et par l'Archéologie.
-Que les juifs furent pendant deux mille ans , dispersés parmi les nations et momentanément privé de leur terre a été prophétisé dans la bible est attesté par l'histoire profane.
-Leur retour sur leur terre a été prophétisé est a commencé de se réalisé depuis le début du siècle dernier.

En Fait l'histoire séculière de ce peuple est une preuve supplémentaire de l'existence de D.ieu.

Mais c'est votre dernière phrase qui m'interpelle : quelle revendication politique? Ce n'est pas Israël qui s'est choisi un Dieu c'est Hachem (l' Éternel) qui a choisit Israël pour porter ses Oracles. Tous les prophètes divinement établis furent Israélites. Sans aucune exception.

Amos 3 : 2 "Je vous ai choisis vous seuls parmi toutes les nations de la terre"....C'est D.ieu qui parle....

Même l’église de Christ leur fût ouverte d'abord comme le dis St Paul (Actes 3 : 26). "Au Juif premièrement..."

Nahamou Nahamou Ami. ;)

JD

Re: De l'interprétation des Saintes Écritures

par mike.adoo » jeu. 03 nov. 2016, 13:04

Bonjour

Certaines parties de la Bible doivent être lues littéralement ( Aimez-vous les uns les autres )
Certains passages peuvent être interprétés facilement avec un minimum d'attention ... Mais la plupart du temps , c'est une autre paire de manches ... Des connaissances sont requises et un guide , souvent nécessaire car souvent des mots se cachent derrière des mots ( maison ) ou même des histoires , derrière des histoires ( midrash)
Souvent , aussi , la connaissance du grec ou de l'hébreu est utile .

Imaginez un plat qui aurait un goût différent chaque fois que vous en mangez ... La Bible , c'est un peu ça . :oui:

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