par francismichel » mar. 21 oct. 2014, 16:41
Bonjour,
Dans le post précédent, j'ai tenté de vous faire toucher à ce que peut être le dogme, en lien avec la théologie et la mystique.
Dans ce propos, toujours en appui sur les enseignements du père Marc Antoine, nous allons essayer de nous approcher du lien qui existe entre dogme et sanctification ,
Le dogme est le rayonnement de la vérité. Donc lorsque l’on dit : « Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit », c’est la « doxa », c’est glorification, la louange, la célébration. Reconnaissance de la présence divine, de Sa bonté. Tout ce que l’on veut dire de grand et de beau est dans ce mot « doxa »
C’est à ce rythme liturgique que correspond ce mot : dogme. Le dogme (et les dogmes) est la glorification de la vérité que Dieu nous a donné. Ce que Dieu révèle de Lui-même, on le glorifie par le « dogme », et la « doxa ». Ce ne sont donc pas des opinions, constructions humaines, mais des formes de célébrations de la Vérité de Dieu et de la Personne divine. C’est la glorification de la Révélation divine.
Pourquoi le dogme est-il si rigoureux ? Le mot dogme est aussi précisé par le terme « orthodoxie » dans lequel vous retrouvez le terme doxa et dogme. L’orthodoxie n’est donc pas une forme orientale du christianisme, c’est une « juste glorification » (et pas seulement la droite doctrine).
Pourquoi ? La théologie n’est pas tant qu’elle parle de Dieu, mais elle est la louange adressée à Lui, par les anges et par les hommes. La théologie des anges, l’orthodoxie des anges, la profération du dogme indicible qui nous attire à Lui : C’est « Saint Saint Saint est le Seigneur ».
La glorification consiste à dire le « Nom de Dieu ». Ainsi la théologie, la dogmatique, la doxologie, consistent principalement à prononcer le Nom de Dieu, à sanctifier le Nom de Dieu. C’est pour quoi notre théologie chrétienne est une théologie doxologique, elle rend à Dieu la Gloire qui vient de Lui. Elle répond à la prière du « Notre Père » qui dit : « Que ton Nom soit sanctifié. C’est cela que fait la doxologie, le dogme. Nous sommes là pour sanctifier tout ce que Dieu a révélé de Lui-même aux anciens, prophètes et apôtres.
Qu’est-ce que cela veut dire que sanctifier ? Dieu se glorifie Lui-même bien sûr, mais il est glorifié par son peuple. Ainsi toute l’activité liturgie est dogmatique, non pas parce qu’elle serait sectaire et dirait du mal de ceux qui ne croirait pas, non !
Elle est dogmatique parce qu’elle n’est pas autre chose que la sanctification du Nom de Dieu, ou la glorification de ce que Dieu à révélé de Lui-même, et principalement : « Père, Fils et Saint Esprit ». D’où un des moments importants de la liturgie ou de notre prière personnelle, est le Trisagion : « Saint Dieu, Saint fort Saint Immortel aie pitié de nous » : Nos prières commencent par les prières initiales et finales qui comportent donc : le Trisagion : qui est le « résumé » angélique et séraphique du dogme.
Dieu est Saint, Dieu est le « trois fois Saint », qui veut « Dieu Père, Fils et Saint Esprit ». Le Trisagion est par excellence porteur de la révélation trinitaire. Ainsi quand nous prions, nous disons à Dieu ce qu’il nous a dit « ce qu’il Est ». Il y a donc un caractère dogmatique de la liturgie. Nous rendons à Dieu ce qu’il nous a révélé de Lui, c’est pour cela que dit « nous te rendons grâce » : nous disons merci pour tout ce qu’il nous a donné ou nous donne, mais plus profondément, « rendre grâce à Dieu » c’est le reconnaître tel qu’il est, nous reconnaissons ce qu’il a fait.
Ce caractère dogmatique a bien cette dimension de « doxa », louer Dieu, glorifier et célébrer Dieu ; le célébrer tel qu’il s’est fait connaître. D’où le christianisme n’est pas une doctrine mais une glorification de ce qu’il a révélé de Lui-même. D’où cette rigueur des "pères dans la foi" ne vient pas d’un « sectarisme » mais d’une fidélité à ce que Dieu nous a révélé de Lui-même. Nous ne défendons pas des opinions humaines, mais nous gardons fidèlement ce qu’il nous a confié. Et nous l’ayant confié, il attende nous que nous lui rendions dans l’action de grâces.
C’est pourquoi aucun relativisme n'est possible dans le domaine de la foi, il n’y aucune discussion possible en ce domaine. La foi ne se discute pas, parce qu’elle n’est pas une opinion, et ne vient pas de nous. Les une et autres peuvent être « pour ou contre », c’est leur problème ! Ce que Dieu révèle de Lui-même ne se discute pas. C’est à prendre ou à laisser et si on le prend, c’est pour le lui rendre. Donc la théologie, est une célébration, pas seulement dans le culte liturgique, redire ce qui vient de Dieu, de partager avec d’autres ce que vient de Dieu, il y a une activité doxologique.
L’eucharistie est « l’oblation de la Vérité au Père qui nous a donné cette Vérité ». L’eucharistie est la célébration de la Vérité, l’offrande de la Vérité.L’eucharistie a donc un statut dogmatique, c’est pourquoi cela doit être précis. On ne peut ni rajouter et ni enlever quelque chose au dogme chrétien, parce que cette rigueur manifeste la fidélité à la Révélation de Dieu qu’il nous a confié. Nous remercions de s’être révélé à nous dans Sa Parole. Là est la base de la conscience dogmatique des chrétiens. Tous les psaumes, excepté le psaume 50, se termine par la glorification du Nom.
On a la conscience qu’à travers ce psaume, par exemple, Dieu nous a parlé, de Lui-même, de nous, du monde ; il s’est révélé dans sa Parole, on reconnaît cela, on le remercie, on lui rend grâce : « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit ». Ensuite on dit : « Kyrié éléison » (3 fois). Ainsi on supplie Dieu de bien vouloir se révéler encore et encore plus, de nous donner plus de Son Esprit Saint, de nous combler plus……..
Nous le remercions par-dessus tout se révéler à nous alors qu’il est inconnaissable par essence. C’est pourquoi toutes nos grandes prières commencent par « il est digne de te remercier, de te louer, de te chanter……… » : Cela on doit le faire, on ne peut pas le faire.Rappelons que le « dogme » chrétien ne remplace pas la foi biblique, on entend en effet parfois autrement chose, mais il l’accompli dans la perfection. Le dogme que connaît le grand prophète Moise, le dogme du Dieu personnel, dit « Je », il est agrandi, déployé par le Christ Lui-même, et le « Je » divin se déploie en « Je, Père ; Je, Fils ; Je, Esprit Saint ».
C’est le même dogme, il y a une unité du « dogme ». C’est le même Dieu qui a parlé. Il n’y a pas de séparation entre la foi juive et la foi chrétienne, il y une unité judéo-chrétienne. Quand les Pères ai IV° siècle emploient ce terme « œcuménique », ils désignent vraiment l’univers. Mais très rapidement ce terme a pris un sens restrictif, limité aux bornes de l’empire romain, puis aux bornes de l’empire romain d’Orient. De cette confusion, nous souffrons encore aujourd’hui, incapables que nous sommes de penser l’universalité de la foi et de l’Eglise autrement qu’à travers une vision impériale, à travers une vision culturelle, byzantino-slave, latine,….et négligeant les autres et les nouvelles cultures appelées elle aussi au baptême.
Cette dimension universelle du dogme qui est, avec l’invocation continuelle de l’Esprit Saint, la base de la réconciliation pour tout homme et toute femme se réclamant du Christ pour le monde, n’est certainement pas à négliger. Les dogmes de la « vrai foi » ne sont pas des abstractions d’école, et cela d’autant moins qu’ils sont liés à la pratique liturgique, c'est-à-dire au culte domestique (bénédiction des repas, prière en famille..) que public (liturgie eucharistique, offices). Simplement le culte est un langage différent pour une vérité qui est la même que celle que l’on trouve dans les symboles de foi ou dans les écrits théologique
En Christ
Francis
Bonjour,
Dans le post précédent, j'ai tenté de vous faire toucher à ce que peut être le dogme, en lien avec la théologie et la mystique.
Dans ce propos, toujours en appui sur les enseignements du père Marc Antoine, nous allons essayer de nous approcher du[b] lien qui existe entre dogme et sanctification ,[/b]
[b]Le dogme est le rayonnement de la vérité.[/b] Donc lorsque l’on dit : « Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit », c’est la « doxa », c’est glorification, la louange, la célébration. Reconnaissance de la présence divine, de Sa bonté. Tout ce que l’on veut dire de grand et de beau est dans ce mot « doxa »
C’est à ce rythme liturgique que correspond ce mot : dogme. [b]Le dogme[/b] (et les dogmes) est[b] la glorification de la vérité que Dieu nous a donné. [/b] Ce que Dieu révèle de Lui-même, on le glorifie par le « dogme », et la « doxa ». Ce ne sont donc pas des opinions, constructions humaines, mais des formes de célébrations de la Vérité de Dieu et de la Personne divine.[b] C’est la glorification de la Révélation divine. [/b]
[b]Pourquoi le dogme est-il si rigoureux ?[/b] Le mot dogme est aussi précisé par le terme « orthodoxie » dans lequel vous retrouvez le terme doxa et dogme. L’orthodoxie n’est donc pas une forme orientale du christianisme, c’est une « juste glorification » (et pas seulement la droite doctrine).
Pourquoi ? [b]La théologie[/b] n’est pas tant qu’elle parle de Dieu, mais [b]elle est la louange adressée à Lui, par les anges et par les hommes.[/b] La théologie des anges, l’orthodoxie des anges, la profération du dogme indicible qui nous attire à Lui : C’est « Saint Saint Saint est le Seigneur ».
[b]La glorification consiste à dire le « Nom de Dieu ».[/b] Ainsi la théologie, la dogmatique, la doxologie, consistent principalement à prononcer le Nom de Dieu, à sanctifier le Nom de Dieu. C’est pour quoi notre théologie chrétienne est une théologie doxologique, elle rend à Dieu la Gloire qui vient de Lui. Elle répond à la prière du « Notre Père » qui dit : « Que ton Nom soit sanctifié. [b]C’est cela que fait la doxologie, le dogme. Nous sommes là pour sanctifier tout ce que Dieu a révélé de Lui-même aux anciens, prophètes et apôtres.[/b]
[b]Qu’est-ce que cela veut dire que sanctifier ? [/b]Dieu se glorifie Lui-même bien sûr, mais il est glorifié par son peuple. Ainsi toute l’activité liturgie est dogmatique, non pas parce qu’elle serait sectaire et dirait du mal de ceux qui ne croirait pas, non !
[b]Elle est dogmatique parce qu’elle n’est pas autre chose que la sanctification du Nom de Dieu, ou la glorification de ce que Dieu à révélé de Lui-même, et principalement : « Père, Fils et Saint Esprit »[/b]. D’où un des moments importants de la liturgie ou de notre prière personnelle, est le Trisagion : « Saint Dieu, Saint fort Saint Immortel aie pitié de nous » : Nos prières commencent par les prières initiales et finales qui comportent donc : le Trisagion : qui est le « résumé » angélique et séraphique du dogme.
Dieu est Saint, Dieu est le « trois fois Saint », qui veut « Dieu Père, Fils et Saint Esprit ». Le Trisagion est par excellence porteur de la révélation trinitaire. Ainsi quand nous prions, nous disons à Dieu ce qu’il nous a dit « ce qu’il Est ». [b]Il y a donc un caractère dogmatique de la liturgie. Nous rendons à Dieu ce qu’il nous a révélé de Lui, c’est pour cela que dit « nous te rendons grâce » : nous disons merci pour tout ce qu’il nous a donné ou nous donne, mais plus profondément, « rendre grâce à Dieu » c’est le reconnaître tel qu’il est, nous reconnaissons ce qu’il a fait.[/b]
Ce caractère dogmatique a bien cette dimension de « doxa », louer Dieu, glorifier et célébrer Dieu ; le célébrer tel qu’il s’est fait connaître. [b]D’où le christianisme n’est pas une doctrine mais une glorification de ce qu’il a révélé de Lui-même.[/b] D’où cette rigueur des "pères dans la foi" ne vient pas d’un « sectarisme » mais d’une fidélité à ce que Dieu nous a révélé de Lui-même. Nous ne défendons pas des opinions humaines, mais nous gardons fidèlement ce qu’il nous a confié. Et nous l’ayant confié, il attende nous que nous lui rendions dans l’action de grâces.
[b]C’est pourquoi aucun relativisme n'est possible dans le domaine de la foi,[/b] il n’y aucune discussion possible en ce domaine. La foi ne se discute pas, parce qu’elle n’est pas une opinion, et ne vient pas de nous. Les une et autres peuvent être « pour ou contre », c’est leur problème ! Ce que Dieu révèle de Lui-même ne se discute pas. C’est à prendre ou à laisser et si on le prend, c’est pour le lui rendre. Donc la théologie, est une célébration, pas seulement dans le culte liturgique, redire ce qui vient de Dieu, de partager avec d’autres ce que vient de Dieu, il y a une activité doxologique.
[b]L’eucharistie est « l’oblation de la Vérité au Père qui nous a donné cette Vérité »[/b]. L’eucharistie est la célébration de la Vérité, l’offrande de la Vérité.L’eucharistie a donc un statut dogmatique, c’est pourquoi cela doit être précis. On ne peut ni rajouter et ni enlever quelque chose au dogme chrétien, parce que cette rigueur manifeste la fidélité à la Révélation de Dieu qu’il nous a confié. Nous remercions de s’être révélé à nous dans Sa Parole. Là est la base de la conscience dogmatique des chrétiens. Tous les psaumes, excepté le psaume 50, se termine par la glorification du Nom.
[b]On a la conscience qu’à travers ce psaume, par exemple, Dieu nous a parlé, de Lui-même, de nous, du monde ;[/b] il s’est révélé dans sa Parole, on reconnaît cela, on le remercie, on lui rend grâce : « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit ». Ensuite on dit : « Kyrié éléison » (3 fois). Ainsi on supplie Dieu de bien vouloir se révéler encore et encore plus, de nous donner plus de Son Esprit Saint, de nous combler plus……..
Nous le remercions par-dessus tout se révéler à nous alors qu’il est inconnaissable par essence. C’est pourquoi toutes nos grandes prières commencent par « il est digne de te remercier, de te louer, de te chanter……… » : Cela on doit le faire, on ne peut pas le faire.Rappelons que le « dogme » chrétien ne remplace pas la foi biblique, on entend en effet parfois autrement chose, mais il l’accompli dans la perfection. Le dogme que connaît le grand prophète Moise, le dogme du Dieu personnel, dit « Je », il est agrandi, déployé par le Christ Lui-même, et le « Je » divin se déploie en « Je, Père ; Je, Fils ; Je, Esprit Saint ».
[b]C’est le même dogme, il y a une unité du « dogme ». [/b]C’est le même Dieu qui a parlé. [b]Il n’y a pas de séparation entre la foi juive et la foi chrétienne, il y une unité judéo-chrétienne. [/b]Quand les Pères ai IV° siècle emploient ce terme « œcuménique », ils désignent vraiment l’univers. Mais très rapidement ce terme a pris un sens restrictif, limité aux bornes de l’empire romain, puis aux bornes de l’empire romain d’Orient. De cette confusion, nous souffrons encore aujourd’hui, incapables que nous sommes de penser l’universalité de la foi et de l’Eglise autrement qu’à travers une vision impériale, à travers une vision culturelle, byzantino-slave, latine,….et négligeant les autres et les nouvelles cultures appelées elle aussi au baptême.
Cette dimension universelle du dogme qui est, avec l’invocation continuelle de l’Esprit Saint, la base de la réconciliation pour tout homme et toute femme se réclamant du Christ pour le monde, n’est certainement pas à négliger.[b] Les dogmes de la « vrai foi » ne sont pas des abstractions d’école, et cela d’autant moins qu’ils sont liés à la pratique liturgique, c'est-à-dire au culte domestique (bénédiction des repas, prière en famille..) que public (liturgie eucharistique, offices). Simplement le culte est un langage différent pour une vérité qui est la même que celle que l’on trouve dans les symboles de foi ou dans les écrits théologique[/b]
En Christ
Francis