par PRAXIS » lun. 26 févr. 2007, 14:56
Bonjour, voilà mon histoire en Foi : Je suis né dans une famille très républicaine, n'ai reçu aucun enseignement religieux, mais des principes laics forts que je ne renie pas. Enfant, j'éprouvais une foi naturelle et priais, sans doute plus des prières de demande que véritablement spirituelles... Lorsque j'interrogeais ma mère à ce sujet, elle m'en détournait avec douceur, elle qui ne croit qu'à la biologie et, Dieu merci, aussi à l'amour... J'ai donc grandi très rationnel. J'ai même eu mes heures anti-cléricales. Mais je gardais, de mon enfance, une sorte de spiritualité innée. J'ai fait un peu le chemin de toute humanité en son enfance. J'étais d'abord un mystique panthéiste, j'admirais beaucoup les écrits taoistes. Je me disais : "cet univers est habité, il y a certes une harmonie matérielle mais aussi AUTRE CHOSE, un Mystère préside à la Création". A l'âge de 22 ans, une nuit, dans une grande clairière de la forêt de Pont-au-Combault, un peu de jeunesse s'était réunie. L'alcool mais aussi d'autres substances (douces) circulaient... L'ambiance était fraternelle quoiqu'un peu orgiaque... Un grand brasier, au coeur de la clairière, réchauffait cette nuit automnale de l'an de grâce 1994... J'étais devant les flammes, pas encore atteint par l'ivresse, juste un peu grisé... fasciné par ces flammes qui montaient en se déchirant, symbolisant pour moi le feu de l'Univers et des Transformations... Il n'y avait là rien de diabolique, plutôt quelque chose de paien. C'est alors, je vous l'écris comme cela s'est passé, que j'ai vécu l'instant le plus extraordinaire de ma vie : un Coup, en plein coeur, immense, a ébranlé sur place toute ma personne. Je ne saurais dire d'où cela venait, c'était comme "de l'extérieur" en même temps très profond... A l'instant même, je croyais en Dieu, pour toujours, ainsi, PAF ! Le grand coup ! Le plus étrange, c'est d'avoir continué cette soirée décadente comme si de rien n'était alors qu'intérieurement tout était bouleversé... Je me disais "attendons demain matin pour voir ce qu'il en est". Le lendemain, le coup résonnait encore... J'étais converti. Mais pas encore, en fait, car le lot de ceux qui ont la Foi véritable est aussi l'absence de Dieu, le désert de la matière, les petites misères de l'amour et de la vie. J'avais de mauvaises habitudes, de péché, et je vivais ma Foi de façon solitaire, priant dans les églises désertes aux moments de désespoir... Mais ce coup ne me quittait pas. Je me disais parfois "comment peux-tu continuer de vivre ainsi après ce Coup, IL est venu, et toi tu continues à lui tourner le dos, c'est là un véritable péché, alors que les ignorants, eux, sont sans doute plus près de Dieu !" C'est douze ans après, au mois de décembre de l'an de grâce 2006, que j'ai vécu ma seconde crise majeure, crise ou "révélation". J'étais très mal, effondré, à cause des amours ratées de cette vie urbaine et sans sens. Quelque chose est venu, cette fois avec grande douceur, pas du tout sous forme de "coup", je crois que c'était l'Esprit Saint. Une Présence. Réconfortante. C'était un mardi. Le dimanche suivant, j'étais à l'Eglise, et j'y vais depuis non seulement le dimanche mais d'autres jours, cela me fait un bien fou. J'ai commencé une démarche de conversion, un catéchuménat, et tout change... Oh, certes, je suis un pécheur, et je retombe très vite dans mes vieux désordres, le vin, le tabac, le désir charnel (je veux dire sans l'amour). Mais je m'en libère. Je suis parfois comme soulevé, irradié d'un souffle brûlant et frais, transparent, cela me dégage de mes obsessions politiques, de la terrible colère que j'éprouve à cause de notre pauvre pays... de mes impatiences, de mes paresses, de mes conflits... Je vais être très sincère avec vous : ma Foi est pure, en un Dieu, et si j'épouse l'Eglise Catholique c'est pour sa beauté, c'est la beauté et vérité des Evangiles qui m'ont converti, et je crois que le Christ est vraiment divin dans son intimité avec le Père qu'il nous révèle jusqu'au Sacrifice. Mais, je ne sais comment vous le dire, il est un homme pour moi, il est le Fils, le conciliateur et le grand Sacrifié, mais je suis parfois troublé quand, dans l'enseignement religieux, on me le présente un peu trop simplement comme Dieu Lui-même ! Des personnes d'Eglise m'ont encouragé, des érudits, me disant que j'étais très proche de la vérité chrétienne, bien qu'un peu hérétique quant au dogme. D'autres Chrétiens m'ont dit, eux, que ma conception revenait à faire de Jésus un simple prophète et que je n'avais plus qu'à me convertir à l'Islam ! Non, je serais vraiment très malheureux de ne pouvoir vivre ma Foi au sein de l'Eglise si, par ma trop grande sincérité, je dévoile tout entier mon coeur quant à la réalité de ma Foi... Qu'en pensez-vous ? Salutations du coeur, amis chrétiens et frères laics, et pardonnez ce message un peu trop long !
Bonjour, voilà mon histoire en Foi : Je suis né dans une famille très républicaine, n'ai reçu aucun enseignement religieux, mais des principes laics forts que je ne renie pas. Enfant, j'éprouvais une foi naturelle et priais, sans doute plus des prières de demande que véritablement spirituelles... Lorsque j'interrogeais ma mère à ce sujet, elle m'en détournait avec douceur, elle qui ne croit qu'à la biologie et, Dieu merci, aussi à l'amour... J'ai donc grandi très rationnel. J'ai même eu mes heures anti-cléricales. Mais je gardais, de mon enfance, une sorte de spiritualité innée. J'ai fait un peu le chemin de toute humanité en son enfance. J'étais d'abord un mystique panthéiste, j'admirais beaucoup les écrits taoistes. Je me disais : "cet univers est habité, il y a certes une harmonie matérielle mais aussi AUTRE CHOSE, un Mystère préside à la Création". A l'âge de 22 ans, une nuit, dans une grande clairière de la forêt de Pont-au-Combault, un peu de jeunesse s'était réunie. L'alcool mais aussi d'autres substances (douces) circulaient... L'ambiance était fraternelle quoiqu'un peu orgiaque... Un grand brasier, au coeur de la clairière, réchauffait cette nuit automnale de l'an de grâce 1994... J'étais devant les flammes, pas encore atteint par l'ivresse, juste un peu grisé... fasciné par ces flammes qui montaient en se déchirant, symbolisant pour moi le feu de l'Univers et des Transformations... Il n'y avait là rien de diabolique, plutôt quelque chose de paien. C'est alors, je vous l'écris comme cela s'est passé, que j'ai vécu l'instant le plus extraordinaire de ma vie : un Coup, en plein coeur, immense, a ébranlé sur place toute ma personne. Je ne saurais dire d'où cela venait, c'était comme "de l'extérieur" en même temps très profond... A l'instant même, je croyais en Dieu, pour toujours, ainsi, PAF ! Le grand coup ! Le plus étrange, c'est d'avoir continué cette soirée décadente comme si de rien n'était alors qu'intérieurement tout était bouleversé... Je me disais "attendons demain matin pour voir ce qu'il en est". Le lendemain, le coup résonnait encore... J'étais converti. Mais pas encore, en fait, car le lot de ceux qui ont la Foi véritable est aussi l'absence de Dieu, le désert de la matière, les petites misères de l'amour et de la vie. J'avais de mauvaises habitudes, de péché, et je vivais ma Foi de façon solitaire, priant dans les églises désertes aux moments de désespoir... Mais ce coup ne me quittait pas. Je me disais parfois "comment peux-tu continuer de vivre ainsi après ce Coup, IL est venu, et toi tu continues à lui tourner le dos, c'est là un véritable péché, alors que les ignorants, eux, sont sans doute plus près de Dieu !" C'est douze ans après, au mois de décembre de l'an de grâce 2006, que j'ai vécu ma seconde crise majeure, crise ou "révélation". J'étais très mal, effondré, à cause des amours ratées de cette vie urbaine et sans sens. Quelque chose est venu, cette fois avec grande douceur, pas du tout sous forme de "coup", je crois que c'était l'Esprit Saint. Une Présence. Réconfortante. C'était un mardi. Le dimanche suivant, j'étais à l'Eglise, et j'y vais depuis non seulement le dimanche mais d'autres jours, cela me fait un bien fou. J'ai commencé une démarche de conversion, un catéchuménat, et tout change... Oh, certes, je suis un pécheur, et je retombe très vite dans mes vieux désordres, le vin, le tabac, le désir charnel (je veux dire sans l'amour). Mais je m'en libère. Je suis parfois comme soulevé, irradié d'un souffle brûlant et frais, transparent, cela me dégage de mes obsessions politiques, de la terrible colère que j'éprouve à cause de notre pauvre pays... de mes impatiences, de mes paresses, de mes conflits... Je vais être très sincère avec vous : ma Foi est pure, en un Dieu, et si j'épouse l'Eglise Catholique c'est pour sa beauté, c'est la beauté et vérité des Evangiles qui m'ont converti, et je crois que le Christ est vraiment divin dans son intimité avec le Père qu'il nous révèle jusqu'au Sacrifice. Mais, je ne sais comment vous le dire, il est un homme pour moi, il est le Fils, le conciliateur et le grand Sacrifié, mais je suis parfois troublé quand, dans l'enseignement religieux, on me le présente un peu trop simplement comme Dieu Lui-même ! Des personnes d'Eglise m'ont encouragé, des érudits, me disant que j'étais très proche de la vérité chrétienne, bien qu'un peu hérétique quant au dogme. D'autres Chrétiens m'ont dit, eux, que ma conception revenait à faire de Jésus un simple prophète et que je n'avais plus qu'à me convertir à l'Islam ! Non, je serais vraiment très malheureux de ne pouvoir vivre ma Foi au sein de l'Eglise si, par ma trop grande sincérité, je dévoile tout entier mon coeur quant à la réalité de ma Foi... Qu'en pensez-vous ? Salutations du coeur, amis chrétiens et frères laics, et pardonnez ce message un peu trop long !