par Kerniou » lun. 23 juin 2014, 16:55
Perdre un enfant est la pire des épreuves pour un parent et à fortiori, pour la mère qui l'a porté en elle, mis au monde et accompagné vers la mort. La mort d'un enfant interrompt la chaîne des générations où les parents transmettent la vie. Nous grandissons dans l'idée que nous survivrons à nos parents après les avoir accompagnés vers la mort et que nos enfants nous accompagneront vers notre propre mort ...
Accompagner son enfant dans la maladie, le voir souffrir, perdre ses facultés l'une après l'autre et recueillir son dernier souffle est un chemin douloureux où Marie marche avec nous. Elle a vu son fils injustement condamné à la mort la plus infâme ... et elle était là, au pied de la Croix. Marie peut comprendre la souffrance que vous vivez et ressentez jusque dans votre chair.
Votre coeur saigne et vous vous demandez pourquoi Dieu a laissé faire cela. Pour nous, Dieu a laissé son fils unique et bien-aimé mourir sur la Croix.
Le cancer a emporté votre fils comme il a emporté ma fille, Il y a cinq ans. Leur mission sur terre est accomplie. Dieu les a rappelés à Lui et désormais, ils brillent dans Sa Lumière pour l'Eternité.
Votre fils n'est plus avec vous mais en vous pour toujours.
Voici la prière de Saint-Augustin qui m'a consolée et me console encore quand le chagrin se fait trop lourd.
" Ne pleure plus si tu m'aimes !
Si tu savais le don de Dieu et ce qu'est le ciel ! - Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Bienheureux et me voir au milieu d'eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche !
Si un instant, tu pouvais contempler, comme moi, la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient et quand, un jour que Dieu seul connaît, ton âme viendra dans ce ciel où l'a précédée la mienne ... Ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection purifiée.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie et sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort mais avançant, d'instant en instant avec toi, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et la Vie !
Alors ... essuie tes larmes et ne pleure plus ... Si tu m'aimes !..."
Bon courage à vous. La profondeur du chagrin n'a d'égale que la force de l'amour qui nous fait renaître.
Perdre un enfant est la pire des épreuves pour un parent et à fortiori, pour la mère qui l'a porté en elle, mis au monde et accompagné vers la mort. La mort d'un enfant interrompt la chaîne des générations où les parents transmettent la vie. Nous grandissons dans l'idée que nous survivrons à nos parents après les avoir accompagnés vers la mort et que nos enfants nous accompagneront vers notre propre mort ...
Accompagner son enfant dans la maladie, le voir souffrir, perdre ses facultés l'une après l'autre et recueillir son dernier souffle est un chemin douloureux où Marie marche avec nous. Elle a vu son fils injustement condamné à la mort la plus infâme ... et elle était là, au pied de la Croix. Marie peut comprendre la souffrance que vous vivez et ressentez jusque dans votre chair.
Votre coeur saigne et vous vous demandez pourquoi Dieu a laissé faire cela. Pour nous, Dieu a laissé son fils unique et bien-aimé mourir sur la Croix.
Le cancer a emporté votre fils comme il a emporté ma fille, Il y a cinq ans. Leur mission sur terre est accomplie. Dieu les a rappelés à Lui et désormais, ils brillent dans Sa Lumière pour l'Eternité.
Votre fils n'est plus avec vous mais en vous pour toujours.
Voici la prière de Saint-Augustin qui m'a consolée et me console encore quand le chagrin se fait trop lourd.
" Ne pleure plus si tu m'aimes !
Si tu savais le don de Dieu et ce qu'est le ciel ! - Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Bienheureux et me voir au milieu d'eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche !
Si un instant, tu pouvais contempler, comme moi, la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient et quand, un jour que Dieu seul connaît, ton âme viendra dans ce ciel où l'a précédée la mienne ... Ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection purifiée.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie et sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort mais avançant, d'instant en instant avec toi, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et la Vie !
Alors ... essuie tes larmes et ne pleure plus ... Si tu m'aimes !..."
Bon courage à vous. La profondeur du chagrin n'a d'égale que la force de l'amour qui nous fait renaître.