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par jean_droit » jeu. 24 juil. 2014, 13:12
Depuis quelques semaines je séjourne dans la République de Moldavie située entre la Roumanie et l'Ukraine. L'Eglise catholique y est certes extrêmement minoritaire mais sa santé et sa vitalité laissent songeur. Imaginez un pays de culture est-européenne (latin par sa langue, byzantin par la présence russe et la religion orthodoxe) dans lequel le principal souci de l'épiscopat est… la moyenne d'âge trop basse de son clergé. Un pays où l'on célèbre la forme ordinaire dans le stricte respect des rubriques, où l'on ne donne pas la communion dans la main, où le clergé dans l'exercice de son ministère porte habituellement la soutane, un pays où presque tous les vendredis de l'année sont des jours d'abstinence. Un pays où toutes les solennités de l'Eglise sont des fêtes d'obligation (St Joseph, St Pierre et St Paul, l'Immaculée Conception…). Un pays où les enfants apprennent le catéchisme traditionnel (Credo, Commandements, Sacrements, Prières). On peut discuter à longueur de temps sur ce qui est à l'origine de la crise du catholicisme occidental : le concile lui-même, le "concile des médias", la sécularisation de la société et son matérialisme toujours plus prononcés, etc. Probablement que toutes ces causes ont joué un rôle et que nous n'avons pas encore le recul nécessaire pour déterminer dans quelle proportion chacune de ces causes est à incriminer. Il demeure néanmoins que lorsque les réformes conciliaires ont été réalisées avec sagesse et retenue, la vitalité de l'Eglise semble avoir été en grande partie préservée.
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