par prodigal » mer. 30 juil. 2014, 10:29
La difficulté tient à ce que l'on prétend parler de l'univers, donc du grand Tout.
L'univers a toujours existé, puisque avant qu'il vînt au jour, il n'y avait pas de temps. C'est à la fois évident et très difficile à penser, car comment, en pensant la création, ne pas se représenter un temps où le temps n'existait pas?
Saint Augustin dans les Confessions dit bien que la question de savoir ce qu'il y avait avant la création ne se pose pas, car il n'y a pas d'avant la création d'un point de vue temporel. Dieu précède sa création non pas parce qu'il était là avant (à quoi pouvait-il bien s'occuper?) mais il la précède comme son principe.
Le fait que la communauté scientifique, après avoir longtemps penché en faveur de l'idée d'un temps éternel et de l'éternité de la matière, ait évolué jusqu'à se prononcer presque unanimement en faveur de l'autre hypothèse d'un temps qui est apparu (avec le big bang) ne prouve rien, comme semble le penser Vincent.
En tout état de cause, la vraie question me semble-t-il est celle de savoir ce qui est à l'origine de toute origine. C'est ce que l'on a toujours appelé Dieu. Oui, mais, dire cela ne nous dit pas ce que c'est. L'athée de type matérialiste militant, comme Diderot par exemple (pour choisir ce qu'il y a de meilleur dans le genre) croit que le plus surgit du moins par le jeu des combinaisons infinis de possibilités. Le croyant croit que seul le plus peut le moins et qu'un monde où il y a des créatures intelligentes avait nécessairement l'intelligence en son principe. Il me semble que le vrai débat métaphysique est là, et qu'il ne peut pas être tranché par voie démonstrative (ce que pensait je crois saint Thomas d'Aquin, pour qui, pour ne dire que ce dont je suis sûr, le fait que le monde ne soit pas éternel est une vérité révélée et non une vérité accessible à la raison naturelle).
La difficulté tient à ce que l'on prétend parler de l'univers, donc du grand Tout.
L'univers a toujours existé, puisque avant qu'il vînt au jour, il n'y avait pas de temps. C'est à la fois évident et très difficile à penser, car comment, en pensant la création, ne pas se représenter un temps où le temps n'existait pas?
Saint Augustin dans les [i]Confessions[/i] dit bien que la question de savoir ce qu'il y avait avant la création ne se pose pas, car il n'y a pas d'avant la création d'un point de vue temporel. Dieu précède sa création non pas parce qu'il était là avant (à quoi pouvait-il bien s'occuper?) mais il la précède comme son principe.
Le fait que la communauté scientifique, après avoir longtemps penché en faveur de l'idée d'un temps éternel et de l'éternité de la matière, ait évolué jusqu'à se prononcer presque unanimement en faveur de l'autre hypothèse d'un temps qui est apparu (avec le big bang) ne prouve rien, comme semble le penser Vincent.
En tout état de cause, la vraie question me semble-t-il est celle de savoir ce qui est à l'origine de toute origine. C'est ce que l'on a toujours appelé Dieu. Oui, mais, dire cela ne nous dit pas ce que c'est. L'athée de type matérialiste militant, comme Diderot par exemple (pour choisir ce qu'il y a de meilleur dans le genre) croit que le plus surgit du moins par le jeu des combinaisons infinis de possibilités. Le croyant croit que seul le plus peut le moins et qu'un monde où il y a des créatures intelligentes avait nécessairement l'intelligence en son principe. Il me semble que le vrai débat métaphysique est là, et qu'il ne peut pas être tranché par voie démonstrative (ce que pensait je crois saint Thomas d'Aquin, pour qui, pour ne dire que ce dont je suis sûr, le fait que le monde ne soit pas éternel est une vérité révélée et non une vérité accessible à la raison naturelle).