Méditation pour le temps de Carême

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Méditation du jeudi 29 mars 2007

par jean_droit » jeu. 29 mars 2007, 9:55

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, jeudi 29 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 8, 51-59)
51i Jésus disait aux Juifs: "Amen, amen, je vous le dis: si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort."
52 Les Juifs lui dirent : « Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : 'Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort.'
53 Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être ? »
54 Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu,
55 alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole.
56 Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie. »
57 Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
58 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. »
59 Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

« Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. ».

Nous approchons de la semaine sainte, nous suivons le Christ jusque là ! Jésus ne se préoccupe pas de l’opinion de ses ennemis au sujet de sa personne, parce que son agir n’a pas pour motif la recherche du prestige personnel, du succès ou de la gloire ; quant à sa dignité, le Père en a le souci. Lui s’occupe seulement d’honorer son Père par le témoignage de sa vie. Tout ce que le prophète de Nazareth possède, il le tient comme don du Père et sa vie a un seul but : montrer le vrai visage de Dieu et corriger la fausse image que les autres se font de lui.

C’est ainsi qu’il proclame solennellement sa divinité : « En vérité je vous le dis : avant qu’Abraham ait existé, moi, je suis ». Et sa mission est bien de révéler le vrai visage de son Père, celui de la tendresse. Le message de saint Jean nous invite à définir nettement notre option.

Le refus d’accueillir Jésus en tant que révélateur de l’amour infini du Père ne concerne pas seulement les contemporains du Maître mais il reste aussi le refus du monde qui ne s’ouvre pas au salut.

Hier, nous avons choisi d’accompagner le Christ au Golgotha.

Aujourd’hui, nous sommes envoyés au cœur de ce monde pour poursuivre la mission du Christ : proposer le salut à tous ceux que nous rencontrons.

Pour cela, il faut prendre conscience que nous avons besoin du salut.

Nous sommes sauvés de quoi ? Du mal, du péché, de la mort.

Nous sommes sauvés par qui ? Par le Christ, le Rédempteur de l’homme.

Nous sommes sauvés comment ? Par le bois de la croix.

Notre mission n’est pas de culpabiliser, mais bien plutôt de montrer la beauté de notre foi. En effet, par ce salut, la vie devient chemin de bonheur. La mort devient consécration, ouverture au don de l’Esprit.

Nous devenons vainqueurs du mal, puisque nous portons celui qui a vaincu le Prince de ce monde.

Nous participons de la nature divine ; nous vivons le désir que tout homme porte : devenir Dieu, non pas prendre sa place, mais le voir debout, comme des ressuscités, dans la plénitude de l’Amour.

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.

Méditation du mercredi 28 mars 2007

par jean_droit » mer. 28 mars 2007, 10:56

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, mercredi 28 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 8, 31-42)
31 Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
32 « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
33 Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? »
34 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché.
35 L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.
36 Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres.
37 Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous.
38 Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. »
39 Ils lui répliquèrent : « Notre père, c'est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham.
40 Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi.
41 Mais vous, vous agissez comme votre père. »
Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu. »
42 Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c'est lui qui m'a envoyé.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Nous poursuivons la méditation du chapitre 8 de Saint Jean.

« Si vous demeurez fidèles à ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres ».

Le verbe “demeurer” revient souvent chez saint Jean. Demeurez en moi, en mon amour, en ma parole… Dans nos villes agitées, il n’est pas facile de demeurer. Prendre le temps de descendre en nos cœurs pour y demeurer avec le Seigneur.

Demeurer dans la Parole, c’est à la fois la lire et la méditer quotidiennement, comme nous l’avons fait depuis le début du carême. Mais c’est aussi en vivre et la vivre.

Est-ce que nous nous sommes laissés blesser par la Parole, aussi tranchante que le glaive ?

Demeurer fidèle à l’appel du Seigneur : veux-tu être mon disciple ? Es-tu prêt à aller jusqu’au bout ?

Demeurer dans la Parole, c’est être disciple et c’est ainsi que nous serons dans la vérité ; parce que la Parole du Christ est vérité, mais aussi et surtout parce que le Christ est la Vérité.

La connaissance de la vérité me fait découvrir ma propre vérité ; elle donne sens à la vie. En ce sens, elle est source de liberté ; non pas de faire ce que je veux, mais d’orienter ma vie vers Celui qui est la Vérité.

Apprenons aujourd’hui à être de vrais disciples ; pas seulement celui qui croit, mais par-dessus tout celui qui accueille, pénètre et vit la Parole de Dieu. L’union avec Jésus dans l’approfondissement de sa Parole et le don de celle-ci aux frères dans l’amour caractérise le disciple.

La connaissance de la vérité est celle du Christ qui promet d’expérimenter sa présence salvifique et libératrice. Cette liberté rend l’homme participant de la liberté même de Dieu qui est un don dynamique ouvert à la vie.

Pour saint Jean, la vérité qui rend libre, c’est Dieu lui-même qui par amour pour l’homme, a donné son propre Fils. Plus que la formulation d’un contenu de vérités à croire, c’est un projet de vie. Pour les juifs, la vérité, c’était la loi. Pour Jésus, elle est le message qu’il proclame à l’homme, le mystère de sa Personne qui se dévoile dans le plan salvifique de Dieu.

Cette vérité doit devenir pour nous une nourriture ; nous devons tâcher de l’assimiler pour acquérir le sens de la vérité, le sens du Christ. C’est ainsi que nous deviendrons des fils de la vérité, « des âmes toutes resplendissantes de la lumière et de la vérité ». La vérité, c’est construire chaque jour dans sa propre histoire le dessein de Dieu déjà accompli par Jésus. Profitons de cette journée pour accueillir la Vérité.

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.

Méditation du mardi 27 mars 2007

par jean_droit » mar. 27 mars 2007, 9:50

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, mardi 27 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 8, 21-30)
21i Jésus disait aux Juifs: "Je m'en vais; vous me chercherez et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller."
22 Les Juifs disaient : « Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit : 'Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller' ? »
23 Il leur répondit : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
24 C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
25 Ils lui demandaient : « Qui es-tu donc ? » Jésus leur répondit : « Je n'ai pas cessé de vous le dire.
26 J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde. »
27 Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père.
28 Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné.
29 Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »
30 Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

La liturgie nous invite à méditer le chapitre 8 de saint Jean qui nous prépare à entrer dans le mystère pascal :

« Là où moi je m’en vais, vous ne pouvez pas y aller. »

Le temps de la mort du Christ et de sa résurrection est proche et il est sur le point de retourner au Père.

Il est temps pour nous de choisir : croire et suivre le Christ ou l’abandonner. Le seul moyen d’éviter le péché et la mort est de croire en Jésus-Messie, par qui Dieu entre dans l’histoire ; c’est passer “du monde d’en bas” au “monde d’en haut” : cette condition introduit l’homme là où est Jésus, dans le monde du Père et de la vie.

Le Fils nous a révélé son Père et cette révélation atteint son paroxysme sur la croix : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c’est le Père qui me l’a enseigné. »

Le mystère de la personne du Christ va être manifesté. Ce moment est imminent, ce sera lorsque les hommes crucifieront Jésus. Les prédictions que Jésus fait sur sa mort en croix par “l’élévation” contiennent déjà l’allusion à sa mort comme événement qui dépassera la mort elle-même par le triomphe de la plénitude de l’amour et de la vie. Sans le savoir, ceux qui le mettent à mort seront les instruments de sa glorification.

Après son automanifestation, comme transparence de Dieu et annonce de sa mort et de sa résurrection, le Maître ne se décourage pas en face de l’incompréhension des uns et de l’opposition des autres. Il sait qu’il est en union vitale et personnelle avec le Père, qui le soutient toujours ; c’est pourquoi, avec une fidélité renouvelée, il adhère à sa volonté et accomplit le dessein de salut qui plaît à Dieu.

« Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui. »

« Alors, Seigneur, fais grandir en nous la foi. Donne-nous la force de te suivre jusqu’au Golgotha afin d’être les témoins de ton Amour et d’entrer avec toi dans le Royaume de ton Père.

Fais-nous participer à ta gloire pour que dès maintenant nous soyons ces témoins transfigurés dont notre monde a tant besoin. »


Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.

lundi 26 mars 2007 : L'annonciation

par jean_droit » lun. 26 mars 2007, 9:58

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, lundi 26 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 1, 26-38)
26i L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
27 à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
28 L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
29 A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
30 L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
34 Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
35 L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
36 Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
37 Car rien n'est impossible à Dieu. »
38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Hier, la liturgie de la Parole nous exhortait à découvrir que nous portions la Vérité et c’était ainsi que nous pouvions grandir dans la liberté.

Aujourd’hui, l’Église célèbre l’Annonciation du Seigneur. La liturgie nous fait contempler le Fiat de Marie ; notre pauvre oui s’enracine dans le oui de Marie. Marie, comblée de grâce, nous encourage à vivre avec la grâce. Souvent, on m’a posé la question de la liberté de Marie. Pouvait-elle dire non ? Comme si être libre, c’était de dire non au Seigneur, non au bonheur proposé par le Père. Si nous posons une telle question, c’est parce que nous sommes blessés par notre péché. Marie, l’Immaculée, est une créature épanouie parce que totalement livrée à l’Amour. « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

En méditant la vie de Marie, nous apprenons ce que c’est que vivre pour le Christ et avec le Christ, dans la vie quotidienne, dans une proximité intérieure parfaite.

En contemplant l’existence de Marie, nous nous plongeons aussi dans l’obscurité qui est imposée à notre foi. Le rosaire reprend toute l’histoire du salut. Dans la succession des Ave s’ouvre pour l’orant l’espace presque infini du monde de la prière. Marie est donnée comme point d’appui. En elle, le mystère de la Trinité éclot pour la première fois. Elle accompagne le Dieu incarné du berceau à la tombe et à la vie glorifiée. Elle est bien au cœur de notre carême.

Comme il est bon dans cet évangile de l’Annonciation, de voir combien l’humilité de Marie est joyeuse.

« Toutes les générations me proclament bienheureuse. » Et si Marie se met en avant, c’est pour manifester par elle la grâce de Dieu. Sans le langage humain de la Parole de Dieu, nous n’aurons jamais compris le cœur du Père ; le Fils était nécessaire pour manifester le Père qu’aucun œil n’a jamais vu. Peut-être est-il en notre temps nécessaire de voir Marie ; de la voir telle qu’elle se montre, non comme il nous plait de l’imaginer ; de la voir pour ne pas oublier son rôle essentiel dans l’œuvre du salut et dans l’Église ;

Nous sommes sans cesse occupés à transformer et à réformer notre Église : très bien ! Mais ne perdons pas de vue l’unique modèle parfait. Dans nos réformes, ne devrions-nous pas garder constamment le regard fixé sur Marie pour savoir ce que sont l’Église et l’esprit ecclésial ; je ne sais si nous avons besoin de réformateurs ; mais ce dont je suis sûr, c’est que nous avons besoin de saints à l’école de Marie.

Achevez cette journée en priant le Magnificat ou toute autre prière mariale.


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Méditation du jeudi 22 mars

par jean_droit » jeu. 22 mars 2007, 11:43

Toujours du site de l'archevêché de Paris :

....................

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, jeudi 22 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 5, 31-47)
31i Jésus disait aux Juifs: "Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai;
32 il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai.
33 Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
34 Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
35 Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière.
36 Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir ; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé.
37 Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face,
38 et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.
39 Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage,
40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
41 La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
42 d'ailleurs je vous connais : vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.
43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
44 Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
45 Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
46 Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture.
47 Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis ?


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

« Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ».

Et nous ? Allons-nous recevoir celui qui est venu pour nous réconcilier avec le Père, avec nous-mêmes et avec notre prochain.

Reprenons quelques extraits du message de Benoît XVI :

« La croix révèle la plénitude de l’amour de Dieu. »

Et si aujourd’hui, nous prenions un peu de temps au pied de la croix.

Contemplons celui que nous avons transpercé. (Jn 19, 37)

« C’est dans le mystère de la croix que se révèle pleinement la puissance irrésistible de la miséricorde du Père céleste ».

Le Christ est monté en croix par charité. Le Père ne demandait pas le sang du Fils ; la Croix est la réponse d’amour du Fils au Père pour notre propre salut.

« Regardons le Christ transpercé sur la Croix ! Il est la révélation la plus bouleversante de l’amour de Dieu ».

Non pas un amour possessif, mais un amour totalement donné et le pape Benoît XVI d’ajouter : « Sur la croix, c’est Dieu lui-même qui mendie l’amour de sa créature ».

Alors comment lui donner notre pauvre amour blessé ? Tout simplement en puisant les eaux vives qui jaillissent du cœur de son Fils.

Recevoir le sacrement du pardon, c’est donner notre amour blessé pour qu’il devienne transfiguré.

Un pécheur pardonné renouvelle son amour pour ses frères. Il est de nouveau ouvert à la grâce, notamment celle de l’Eucharistie qui l’invite à se donner sans compter.

« Nous vivons alors le carême comme un temps eucharistique, dans lequel, en accueillant l’amour de Jésus, nous apprenons à le répandre autour de nous dans chaque geste et dans chaque parole. »

Faites résonner ce message de carême en vos cœurs, ce sera la plus belle façon de préparer la rencontre avec le Christ dans le sacrement du pardon.

« Le carême est pour chaque chrétien une expérience renouvelée de l’amour de Dieu qui se donne à nous dans le Christ, amour que chaque jour nous devons à notre tour redonner au prochain, surtout à ceux qui souffrent le plus et sont dans le besoin. De cette façon seulement, nous pouvons participer pleinement à la joie de Pâques. »

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra

Méditation du mercredi 21 mars

par jean_droit » mer. 21 mars 2007, 11:43

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, mercredi 21 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 5, 17-30)
17i Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs: "Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre."
18 C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
19 Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
20 Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des oeuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement.
21 Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut.
22 Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé.
24 Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.
25 Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient - et c'est maintenant - où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.
26 Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ;
27 et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme.
28 Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront :
29 ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés.
30 Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Que de fausses culpabilités ! Que de fausses images du Père. Hier, vous avez eu du mal à saisir la profondeur de la miséricorde.

Aujourd’hui, le Christ veut faire grandir notre espérance. Écoutons-le : « Le Père ne juge personne… celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au jugement. »

Quelle révolution spirituelle !

L’intention de Dieu qui n’est qu’amour n’est que de sauver. Il ne veut pas juger. C’est l’homme qui se met lui-même en situation d’être jugé. Oui, c’est l’homme qui se juge.

Pour le Père, personne ne lui est extérieur, mais l’homme peut dire non à l’Amour, se maintenir à l’extérieur de l’amour. C’est d’ailleurs le péché qui crée la situation d’extériorité propre au jugement.

Le jugement de Dieu consiste en ceci : c’est l’Amour qui respecte le jugement de l’homme et dans un acte d’Amour, le ratifie.

Par la foi et l’amour, l’homme échappe à l’extériorité par rapport à Dieu et au jugement.

Pour celui qui croit, il n’y a pas de jugement ; dans la relation entre le Père et l’homme, il n’y a pas de place pour le jugement.

En Saint Jean, la doctrine du jugement s’achève dans la doctrine de l’Amour.

Rappelez-vous Sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus : « De quoi donc aurais-je peur ?... Il n’est qu’amour et miséricorde ».

Répondant à sa sœur Léonie qui défendait les droits de la justice divine, Thérèse lui disait qu’il dépend de l’homme de se situer par rapport à la justice ou à la miséricorde et d’obliger Dieu à agir envers lui en vertu de sa justice ou de sa miséricorde.

Seul, celui qui se situe par rapport à l’Amour miséricordieux se situe par rapport au vrai Dieu, tandis que l’autre se juge lui-même et oblige Dieu à le juger.

« Ma sœur, vous voulez de la justice de Dieu, vous aurez de la justice. Votre âme reçoit exactement ce qu’elle attend de Dieu ».

Offrez-vous à l’Amour miséricordieux ; c’est moins sécurisant, mais c’est plus libérant.

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.

Méditation du mardi 20 mars 2007

par jean_droit » mar. 20 mars 2007, 10:22

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, mardi 20 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 5, 1-16)
01i A l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem.
02 Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades,
03 sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés.
04
05 Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
06 Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
07 Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »
08 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
09 Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait !

Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
10 Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard. »
11 Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit : 'Prends ton brancard, et marche !' »
12 Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et marche' ? »
13 Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
14 Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »
15 L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé.
16 Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Cette question de Jésus au paralysé de la piscine de Bézatha, elle s’adresse à chacun d’entre nous. Comme le paralysé, nous exprimons notre désir, mais aussi notre handicap pour descendre dans cette piscine.
Quels sont nos handicaps ? Permettez-moi d’en citer quelques uns :
En confession, je dis toujours la même chose ! Et je réponds : « moi aussi… mais sur la durée, on voit des progrès ! »
Je n’arrive pas à trouver le prêtre qui me comprenne ! Vous cherchez le curé d’Ars… Il fut unique et il est au ciel ! Mais croyez-moi, il y a encore des prêtres qui vivent de la spiritualité du Curé d’Ars !
Je n’oserai jamais dire au Seigneur ce que je porte depuis tant d’années ! Mais osez montrer votre blessure, si vous voulez la guérison. Lorsque vous allez chez votre médecin, vous dites où vous souffrez, sinon il est incapable de faire un diagnostic. De même pour la réconciliation.
Je n’ai pas l’impression de faire des péchés ! Pourtant l’Écriture dit qu’un saint en fait au moins sept par jour ! Alors, vous êtes peut-être amnésique ! ou vous avez du mal à faire votre examen de conscience.
Cela ne change rien dans ma vie !
Reprenons les actes du pénitent :

La contrition : qui est « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir ».

Avouons que nos contritions sont souvent imparfaites ! Rappelez-vous celle de l’enfant prodigue ; il revient vers son père non pas à cause de son péché, mais parce qu’il a faim !

La confession des péchés, je n’y reviens pas ; car je viens de l’évoquer.

La satisfaction : la grâce reçue enlève tous nos péchés, mais nous devons encore retrouver la pleine santé spirituelle. Pour cela, il faut réparer les torts que j’ai pu faire à mon prochain.

La pénitence reçue doit chercher mon bien spirituel ; elle consiste dans la prière, une offrande, dans les œuvres de miséricorde, le service du prochain, etc…

Prenez le temps de nommer vos handicaps et soignez ce soir votre examen de conscience.

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.

Méditation du lundi 19 marts 2007

par jean_droit » lun. 19 mars 2007, 11:06

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, lundi 19 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 1, 16-24a)
16 Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l'on appelle Christ (ou Messie).
17 Le nombre total des générations est donc : quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.
18 Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ.
Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret.
20 Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
22 Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
23 Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

La semaine dernière, nous avons vu les limites et les fragilités qui nous invitaient à poser des actes de conversion. Mais, il n’y a pas de conversion sans exode vers l’amour du Père, sinon nous serions dans une illusion moralisante et désespérante.

La conversion est théologale et nous ouvre à l’adoration qui est un retour dans la volonté du Père.

Cette semaine, nous faisons la vérité pour accueillir le pardon de Dieu. Et nous commençons en fêtant Saint Joseph.

On sait peu de choses sur Saint Joseph, cet homme juste ! Aujourd’hui à travers l’évangile de Matthieu, on découvre ce qu’est l’obéissance de la foi.

Tout le projet de Joseph s’écroule ! Les faire-part sont envoyés, la fête est préparée et voilà que Marie est enceinte par l’action de l’Esprit-Saint ! Joseph a du respect pour sa fiancée et il refuse de la répudier publiquement. C’est alors l’action de l’Esprit-Saint. Comme pour Marie, il écoute la Parole de l’Ange ; pas une simple écoute, mais une obéissance. La Parole de Dieu a touché le cœur de Joseph. Il a découvert sa vocation et il a répondu oui.

Et si en cette fête, on prenait le temps de regarder nos désobéissances, nos refus de répondre aux appels du Seigneur et de les noter pour préparer le sacrement de la réconciliation, et en même temps pour rendre grâce pour toutes vos réponses joyeuses.

Saint Joseph, modèle de l’acte d’offrande : n’est-ce pas notre vocation baptismale ? Nous sommes un peuple de prêtres et notre vocation à la sainteté n’est-elle pas de devenir vivante offrande à la louange de Dieu le Père ?

Dans votre prière d’aujourd’hui, pourquoi ne pas reprendre un acte d’offrande, celui du Père Charles de Foucauld par exemple :

Mon Père, Je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout.

Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.

Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime,

et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure,

avec une infinie confiance car tu es mon Père.

ou tout simplement un acte d’offrande que l’Esprit Saint vous suggèrera.

À tous les Joseph, bonne fête.

À chacun d’entre nous d’entrer dans l’obéissance de la foi.

« En raison de sa foi, Dieu estima qu’il était juste. »


Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra

Méditation du jeudi 15 mars 2007

par jean_droit » jeu. 15 mars 2007, 10:36

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Méditation de Carême - 3ème semaine de Carême, jeudi 15 mars 2007
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 11, 14-23)
14 Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration.
15 Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. »
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.
17 Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
18 Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19 Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.
21 Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
22 Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris.
23 Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

« Quand l’homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l’équipement de combat qui lui donnait confiance.»

Ces paroles du Christ éclairent notre fragilité et nous invitent en même temps à réfléchir sur l’équipement du combat. Hier, nous avons vu l’importance de la loi.

Il est sûr que les défenses de la loi morale peuvent sembler parfois contraires à la liberté et à une certaine spontanéité de l’amour ! Mais elles sont nécessaires pour que nos sentiments acquièrent leur rectitude, leur vérité et parviennent à s’accorder à la spontanéité spirituelle profonde. Il nous faut alors passer à la deuxième étape, celle du progrès. Cette étape correspond à l’adolescence ; m’étant occupé de jeunes, je sais combien cette étape est difficile, mais tellement riche. C’est l’étape de la formation à la vertu, comme disposition stable et personnelle à agir avec qualité.

C’est l’apprentissage du travail bien fait, du courage quotidien, de l’effort, de la persévérance, de la patience, patience aussi des éducateurs, car cet âge est très prenant.

Sans doute faut-il redécouvrir ce que sont les vertus cardinales et théologales et comment elles construisent notre personnalité.

La vertu n’est pas une habitude formée par la répétition d’actes matériels engendrant en nous un mécanisme psychique ! Nous ne sommes pas des singes ! C’est une capacité personnelle d’action, le fruit d’une succession d’actes de qualité, une forme de progrès et de perfectionnement. La vertu s’inscrit dans la durée ; elle construit le progrès de la personne et de ses actes.

Durée et fidélité ; cette fidélité est d’abord spirituelle, mais elle ne peut pas se passer des fidélités matérielles.

Cela suppose un accompagnement personnalisé ; on ne doit pas, par exemple, humilier un jeune qui est déjà souvent blessé par la vie. Mais il faut prendre du temps avec lui pour regarder son échec, ses erreurs, ses chutes, pour lui montrer quelle vertu il doit travailler : la patience, la force, la justice ou la tempérance !

Cela suppose beaucoup d’écoute et en même temps de la rigueur. Mais il nous faut valoriser ses réussites. La pédagogie divine est celle de l’encouragement.

Si depuis le début de la semaine, vous n’arrivez pas à poser un acte de conversion, interrogez vos vertus cardinales ! Et surtout, travaillez la vertu de force, c’est elle qui fait grandir la volonté.

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra

Méditation du mercredi 14mars 2007

par jean_droit » mer. 14 mars 2007, 10:19

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Méditation de Carême - 2ème semaine de Carême, mercredi 7 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 20, 17-28)

17 Au moment de monter à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze et, pendant la route, il leur dit :
18 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort
19 et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera. »
20 Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
21 Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
22 Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
23 Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
24 Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
25 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
26 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
27 et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
28 Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Le Christ nous a montré hier que l’humilité transfigurait. Peut-être avons-nous du mal à vivre cette vertu. C’est pourquoi, Jésus revient sur la mission du serviteur transfiguré.
Le Christ, part de la demande de la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée : «Ordonne que mes deux fils siègent l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton royaume.»
Je comprends la demande de cette mère qui veut que ses enfants soient bien placés ; malheureusement, elle ne se rend pas compte des conséquences.
Les Apôtres sont appelés à suivre le Christ sur ce chemin d’obéissance.
« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »
L’humilité est liée à l’obéissance. Prenons le temps de contempler l’obéissance du Fils. Toute sa vie ne fut qu’obéissance au Père. En acceptant la mission de l’Incarnation, le Christ savait que ça le conduirait à la mission de la Rédemption. Le Fils ne fait que la volonté de son Père, telle est sa nourriture. Et cette obéissance le conduira jusqu’à la mort et la mort sur une Croix. Cette coupe est celle de son sang versé pour notre salut.
Le disciple doit mourir avec le Christ pour vivre avec lui. Quelle merveilleuse humilité ! Le Christ, de condition divine, accepte de prendre un corps, d’entrer dans le temps, pour le salut de tous les hommes. À nous, de suivre ce chemin.
Cette obéissance, nous la vivons dans la prière. Suis-je à l’écoute de la volonté du Père et prêt à lui obéir ? Mais, pour ne pas être dans l’imaginaire, il est bon de vérifier comment nous vivons cette obéissance ; or, nous avons toujours à obéir !
L’obéissance aux évènements vous allez me dire : « on ne peut pas faire autrement ». Mais la vivons-nous comme une fatalité ? ou la vivons-nous comme un chemin proposé par Dieu ? Si toutefois Dieu y est présent ! Là, il faut du discernement.
L’obéissance se vit dans cette attitude du serviteur.
« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ».
Ce service, il le vivra le Jeudi Saint mais à travers toutes les rencontres de l’Évangile, le Christ apparaît comme le serviteur ; point de jugement écrasant, disponibilité, écoute, accueil ...
L’appel que nous entendons aujourd’hui est radical :
« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur, et celui qui veut être le premier sera votre esclave.» Les valeurs de ce monde sont comme inversées. Dans notre système éducatif où nous formons des êtres de compétition, comme il est bon de réentendre cette parole de Jésus.
Les jeunes peuvent être premiers et devenir des êtres de communion. Alors, leurs talents seront mis au service de l’humanité.

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Méditation du mrdi 16 mars

par jean_droit » mar. 13 mars 2007, 11:04

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Méditation de Carême - 3ème semaine de Carême, mardi 13 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21-35)

21 Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
22 Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
23 En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
25 Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.'
27 Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
28 Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette !'
29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai.'
30 Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
31 Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ?'
34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
35 C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

« Combien de fois dois-je lui pardonner ?... Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois ».

Nous avons déjà évoqué le pardon, mais du côté de celui qui a blessé. Aujourd’hui, nous sommes les blessés. Ce n’est pas si facile de pardonner ; il faut de l’humilité ; il faut transformer son regard vers celui qui m’a offensé.

C’est pour cela qu’il faut du temps. Si l’on vient vous demander pardon, n’hésitez pas ! Car ce n’est pas si évident de faire une telle démarche !

Mais peut-être faut-il moi-même aller vers celui qui m’a blessé ? Rappelez-vous le Christ en croix : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

D’ailleurs, est-il vraiment conscient de blesser ? Par exemple, celui qui aime se moquer, sait-il qu’il peut blesser ? Ne faut-il pas lui dire avec simplicité : « Attention, tu ne te rends pas compte !... »

Nous sommes proches de la correction fraternelle qui doit se faire, non comme une revanche, mais comme un acte de charité.

J’entends souvent dire : « j’ai pardonné, mais je n’ai pas oublié. »

Permettez-moi de vous renvoyer au Catéchisme de l’Église Catholique : « “C’est ainsi que vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.” C’est là, en effet, au fond du cœur, que tout se noue et se dénoue. Il n’est pas en notre pouvoir de ne plus sentir et d’oublier l’offense ; mais le cœur qui s’offre à l’Esprit-Saint retourne la blessure en compassion et purifie la mémoire en transformant l’offense en intercession. » (n° 2843)

Alors, je vous propose, comme acte de conversion, soit de faire une démarche pour pardonner à un frère ; soit dans votre prière, d’offrir votre blessure et de prier pour celui qui vous a blessé.

Vous ferez des pas de géant…


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Lundi 12 mars 2007

par jean_droit » lun. 12 mars 2007, 10:54

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Méditation de Carême - 2ème semaine de Carême, lundi 12 mars 2007


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 4, 24-30)
24i Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclarait: "Amen, je vous le dis, aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. 25 En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 26 pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. 27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » 28 A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. 30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Tout au long de cette semaine, je vous invite à poser un acte de conversion… Rappelez-vous la parole du Vigneron : « Seigneur, laisse encore ce figuier, cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. »

Puisse cette semaine nous aider à bêcher nos cœurs et à y mettre l’engrais qui produit des miracles : la grâce !

« Amen, je vous le dis, aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. »

Par notre baptême, nous sommes devenus des prophètes. Comment exerçons-nous cette fonction ?

Dans notre famille, nous sommes prophètes par la transmission de la foi, par la transmission de nos valeurs. Mais lorsque les enfants sont plus grands, il y a peut-être une certaine timidité !

Dans la vie professionnelle, nous sommes peut-être des signes de contradiction ! La foi, la vie spirituelle appartiennent au domaine du privé. Que de fois ai-je entendu : « À partir d’un événement, on tente de parler de Dieu ! »

La mort de Jean-Paul II a délié les langues. Mais faut-il attendre de tels évènements pour parler de Dieu !

On peut être prophète par la parole, mais aussi par la qualité d’écoute, par l’accueil, par l’attention aux autres. Pour les responsables, une attention à son équipe qui collabore à un projet… que sais-je !

Cette parole du Christ : « aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays » n’est pas une invitation à baisser les bras ! Mais plutôt à prendre conscience que la tâche est difficile !

Le Christ n’abandonne pas sa mission ! Bien au contraire ! Et sa parole a touché ses auditeurs au point de le chasser de la synagogue ! « Mais lui, passant au milieu d’eux allait son chemin ».

Le Christ ne veut faire que la volonté de son Père et il sait que ce chemin spirituel va le conduire au don total. Comme il est bon de contempler la liberté du Fils ! N’allez pas croire qu’il est imperméable à la violence de ceux qui étaient à la synagogue ! Il n’y a pas de mépris de sa part ! Non ! Il sait simplement que le message de son Père ne peut que déranger ceux qui sont installés dans un savoir qui les rend esclaves !

À vous de poser un acte prophétique sans chercher de résultat concret ! C’est l’affaire de l’Esprit-Saint.


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Méditation du vendredi 9 mars

par jean_droit » ven. 09 mars 2007, 10:30

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Méditation de Carême - 2ème semaine de Carême, vendredi 9 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 21, 33-43)

33i Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage
34 Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne.
35 Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.
36 De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.
37 Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.'
38 Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !'
39 Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
40 Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
41 On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »
42 Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
43 Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Le Christ nous parle en parabole. Il nous propose celle des vignerons homicides qui nous révèle le dessein d’Amour du Père.

Rappelez-vous l’hymne aux Éphésiens : « C’est ainsi que Dieu nous a élus en son Fils, dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Eph1,3) . Dieu le Père n’a pas abandonné son projet. S’il nous a créés, c’est pour être saint, c’est à dire pour participer de sa divinité et de son amour. Pour réaliser son projet, il doit livrer son Fils.

Les serviteurs de la parabole sont les prophètes qui sont envoyés pour inviter à la conversion des cœurs. Mais ce ne fut pas suffisant. C’est alors qu’il envoya ce qu’il avait de plus cher, son Fils unique. Par le mystère de la Rédemption, le Fils meurt et nous recevons l’héritage ; cet héritage est la vie qui ne meurt plus ; c’est l’illumination, notre divinisation.

L’héritage est cette grâce de sanctification.

Le catéchisme développe l’action de cette grâce, écoutez plutôt :

« Cette grâce nous rend capable de croire en Dieu, d’espérer en lui et de l’aimer par les vertus théologales ; Elle nous donne de pouvoir vivre et agir sous la motion de l’Esprit Saint par les dons du saint Esprit.

Elle permet de croître dans le bien par les vertus morales.

Ainsi, tout l’organisme de la vie surnaturelle du chrétien a sa racine dans le Saint Baptême » (CEC 1266)

Frères et Sœurs, n’allez pas chercher ailleurs les moyens pour répondre à votre vocation ! Par le Saint Baptême vous êtes devenus des Saints ! Oh ! je vous entends : « Comment se fait-il que je ne progresse pas ? Que je tombe toujours dans les mêmes péchés ? Est-ce une fatalité ? » Non bien sûr, le péché n’est pas une fatalité ! Nous n’avons pas été créé pour pécher mais pour être saints. Le problème c’est le bon usage de la grâce ! Ai-je donné au Seigneur ma liberté ? Si je n’écoute que moi, si je ne m’appuie que sur moi, alors oui, la grâce ne pourra pas agir. Dieu nous respecte jusque là !

Vivre avec la grâce, c’est vivre dans l’intimité du Seigneur, c’est être à l’écoute de sa Parole, c’est obéir au Père et se laisser entraîner par l’Amour. Laissez-vous saisir par ce mouvement d’amour trinitaire ; alors vous serez étonnés d’avoir pu poser tel acte, d’avoir pu répondre à telle demande, d’avoir renoncé à tel projet. La grâce vous transfigure progressivement.


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Méditation du jeudi 8 mars

par jean_droit » jeu. 08 mars 2007, 10:47

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Méditation de Carême - 2ème semaine de Carême, jeudi 8 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 16, 19-31)

19 Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux.
20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.
22 Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra.
23 Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui.
24 Alors il cria : 'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. —
25 Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir.
26 De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.'
27 Le riche répliqua : 'Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père.
28 J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !’
29 Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent ! ¦
30 Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.'
31 Abraham répondit : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Est Saint, celui qui, le cœur ouvert, est prêt à tout recevoir du Seigneur. Il lui faut un cœur humble, disponible, prêt à servir jusqu’au bout et à mettre ses talents, dons du Seigneur, au service de ses frères.

L’appel à la Sainteté est celui de la charité.

La parabole du pauvre Lazare vient de nous le rappeler. Là encore, n’allons pas faire de contresens. Ce n’est pas parce que nous sommes heureux sur terre, qu’au ciel nous serons malheureux. Le problème est celui de la charité, et donc du partage.

Le riche peut être sauvé et peut connaître le bonheur éternel s’il a su user de sa fortune. De même que ceux qui ont des responsabilités dans ce monde et qui les vivent comme un service, de même les riches qui mettent leur richesse au service des plus pauvres, seront sauvés.

La charité est une vertu théologale, c’est à dire qu’elle est un don de Dieu, répandu par l’Esprit en nos cœurs. Ce qui caractérise la charité, c’est la gratuité et l’universalité. Le Christ en mourrant sur la Croix nous le montre, il est mort gratuitement et pour tout homme sans exception.

Ceux qui vivent de la charité savent bien que c’est de l’ordre du don. En effet, comment arriver à aimer ceux qui sont si peu aimables ? Le secret d’un Monsieur Vincent, d’un Père Brottier, d’une mère Thérésa, c’est d’avoir transformé leur pauvre amour en amour divinisé. S’ils voient le Christ à travers les plus pauvres, c’est grâce à cette vertu. S’ils se sont donnés aux pauvres, c’est parce qu’ils ont reçu ce don et surtout en ont usé. Ils ne se sont pas appuyés sur leur pauvre amour, mais sur Celui qui vient d’en haut. Cet amour, nous le recevons tous, mais est-ce que nous vivons avec ? La vie Trinitaire en nos cœurs est efficace ; le Fils aime le Père dans cette communion d’amour qu’est l’Esprit, et cette circulation d’amour se passe en nos cœurs. En sommes-nous toujours conscients ? A chaque messe, je reçois ce trésor d’amour ; le Corps du Christ en moi fait grandir mon union avec le Seigneur ; cette communion est une communion d’amour.

Accompagnant un jour un pèlerinage en Algérie sur les pas de Saint Augustin, j’avais à demander la route, le lieu était proche d’une maison de retraite tenue pas les sœurs de saint Vincent de Paul ; l’algérien musulman m’a parlé avec émotion de ces sœurs de Saint Vincent de Paul qui se donnaient totalement à toutes ces personnes âgées et abandonnées.

Comme le dit l’Évêque de Tunis, le seul dialogue possible est celui de la charité. « Si tu vois la charité, dit Augustin, tu vois la Trinité. »

Posez un acte de charité, c’est cela qui transfigure.

Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.

Méditation du mercredi 7 mars

par jean_droit » mer. 07 mars 2007, 11:22

Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7

Méditation de Carême - 2ème semaine de Carême, mercredi 7 mars 2007

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 20, 17-28)

17 Au moment de monter à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze et, pendant la route, il leur dit :
18 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort
19 et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera. »
20 Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
21 Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
22 Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
23 Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
24 Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
25 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
26 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
27 et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
28 Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.


Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet

Le Christ nous a montré hier que l’humilité transfigurait. Peut-être avons-nous du mal à vivre cette vertu. C’est pourquoi, Jésus revient sur la mission du serviteur transfiguré.
Le Christ, part de la demande de la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée : «Ordonne que mes deux fils siègent l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton royaume.»
Je comprends la demande de cette mère qui veut que ses enfants soient bien placés ; malheureusement, elle ne se rend pas compte des conséquences.
Les Apôtres sont appelés à suivre le Christ sur ce chemin d’obéissance.
« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »
L’humilité est liée à l’obéissance. Prenons le temps de contempler l’obéissance du Fils. Toute sa vie ne fut qu’obéissance au Père. En acceptant la mission de l’Incarnation, le Christ savait que ça le conduirait à la mission de la Rédemption. Le Fils ne fait que la volonté de son Père, telle est sa nourriture. Et cette obéissance le conduira jusqu’à la mort et la mort sur une Croix. Cette coupe est celle de son sang versé pour notre salut.
Le disciple doit mourir avec le Christ pour vivre avec lui. Quelle merveilleuse humilité ! Le Christ, de condition divine, accepte de prendre un corps, d’entrer dans le temps, pour le salut de tous les hommes. À nous, de suivre ce chemin.
Cette obéissance, nous la vivons dans la prière. Suis-je à l’écoute de la volonté du Père et prêt à lui obéir ? Mais, pour ne pas être dans l’imaginaire, il est bon de vérifier comment nous vivons cette obéissance ; or, nous avons toujours à obéir !
L’obéissance aux évènements vous allez me dire : « on ne peut pas faire autrement ». Mais la vivons-nous comme une fatalité ? ou la vivons-nous comme un chemin proposé par Dieu ? Si toutefois Dieu y est présent ! Là, il faut du discernement.
L’obéissance se vit dans cette attitude du serviteur.
« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ».
Ce service, il le vivra le Jeudi Saint mais à travers toutes les rencontres de l’Évangile, le Christ apparaît comme le serviteur ; point de jugement écrasant, disponibilité, écoute, accueil ...
L’appel que nous entendons aujourd’hui est radical :
« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur, et celui qui veut être le premier sera votre esclave.» Les valeurs de ce monde sont comme inversées. Dans notre système éducatif où nous formons des êtres de compétition, comme il est bon de réentendre cette parole de Jésus.
Les jeunes peuvent être premiers et devenir des êtres de communion. Alors, leurs talents seront mis au service de l’humanité.


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