par Laurent L. » lun. 05 juil. 2010, 18:03
Bonjour à tous,
La semaine dernière, au cours des premières vêpres de la Solennité des apôtres Saint Pierre et Saint Paul célébrées dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, le Saint Père a annoncé la création d'un Conseil Pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, dont la mission sera « de promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où une première annonce de la foi a déjà résonné » et « où sont présentes des Eglises de fondation ancienne mais sont en train de vivre une sécularisation progressive de la société et une sorte « d’éclipse du sens de Dieu ». » Le défi, précise le pape est donc de « trouver les moyens adéquats pour proposer à nouveau la vérité permanente de l’Evangile du Christ ».
Voici un texte prophétique de Madeleine Delbrêl écrit en 1943, intitulé "Missionnaires sans bateau" :
Madeleine Delbrêl, Missionnaires sans bateau in La sainteté des gens ordinaires, Paris, Nouvelle Cité, 2009 a écrit :On nous dit qu'il est des missionnaires dans l'Eglise. Le sermon de chaque année nous incite à prier, souffrir et payer pour eux.
Nous savons que dans les bateaux de Bordeaux, de Marseille ou du Havre les missionnaires partiront vers des peuples à sauver. Nous pensons qu'ils doivent partir, et que nous nous devons rester, qu'ils sont appelés et que nous ne sommes pas appelés ; qu'ils doivent prendre leurs bateaux et que nous devons lire, au coin du feu, les annales des missions étrangères.
Et l'Eglise, en marche depuis 2000 ans, à travers le monde et à travers les mondes, s'étonne de sentir sa marche si pesante, du poids des chrétiens qui ne partent pas.
Nous n'avons pourtant pas le droit de choisir entre partir ou rester. Nous sommes insérés dans la perpétuelle mission de l'Eglise. Nous sommes le tout petit doigt d'un immense corps en marche dans l'espace et le temps.
Même quand nous sommes inertes, d'autres nous entraînent et nous traînent. Nous qui sur les quais agitons des mouchoirs pour dire adieu à ceux qui partent, nous ignorons que nous sommes embarqués sur le plus grand bateau du monde : le Bateau Eglise. Les voiles bombent sous des tempêtes de grâces, le bateau accoste des terres sans croix : assis en rond au fond de la cale, nous discutons de ce qui se passe sur les deux mètres carrés qui sont nôtres.
Apprenons que le Seigneur vient en nous comme sur un chemin qui le conduit à d'autres. Apprenons que recevoir le Seigneur en vérité, c'est le transmettre (...)
Livrons-nous à la grâce du réveil. Les fils de marin s'ennuient de la mer. Que surgissent en nous la nostalgie des lieux où l'on n'est pas chrétien, l'obsession des routes qui y conduisent.
Seigneur, chacun de nous est à 'une de vos frontières. En chacun de nous doit se faire votre croissance et non pas ailleurs. Chacun de nous est le sable que doit traverser votre source pour aller plus loin ; le bois brûlé que doit traverser votre feu pour atteindre un autre bois ; la fenêtre par laquelle votre lumière entre dans la maison.
Missionnaires sans bateau, réveillés de notre torpeur, vers quelle terre sans Dieu irons-nous, par quelle route, avec quel message ? (...)
Un jour, ce pays (la France) que nous plaisons à appeler prédestiné dira, lui aussi : "Dieu est mort". Et nous l'auront laissé mourir. Peut-être parce que nous n'aurons pas vu dans la France "une terre de Mission", nous n'aurons pas pensé à missionner : qui dans les champs, qui dans son village, qui dans son quartier. Les communautés humaines attendaient leurs apôtres : ces apôtres, c'était nous, et nous avons compté sur d'autres.
- [+] Texte masqué
Enchiridion des indulgences, 1999 - concession générale IV a écrit :
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui, de façon spontanée, rend ouvertement un témoignage de foi devant les autres en des circonstances particulières de la vie quotidienne.
Cette concession incite le fidèle à professer ouvertement sa foi devant les autres, pour la gloire de Dieu et l’édification de l’Eglise.
Saint Augustin a écrit : « Que ton Symbole te soit comme un miroir. Regarde-toi en lui : pour voir si tu crois tout ce que tu déclares croire. Et réjouis-toi chaque jour en ta foi » [67]. La vie chrétienne de chaque jour sera donc comme l’ « Amen » concluant le « Je crois en Dieu » de la profession de foi de notre Baptême [68].
« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux » [69].
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » [70].
« Vous serez mes témoins » [71].
« Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple » [72].
« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme... Et avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d’une grande faveur » [73].
« On publie votre foi dans le monde entier » [74].
« En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit ... tu seras sauvé. Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut » [75].
« Combats le beau combat de la foi, conquiers la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, comme tu l’as reconnu dans une belle profession de foi en présence de nombreux témoins » [76].
« Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur » [77].
« Que nul d’entre vous n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur ou malfaiteur, ou comme se mêlant des affaires d’autrui, mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, qu’il glorifie plutôt Dieu à cause de ce nom » [78].
« Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu » [79].
« Mais pour que la charité grandisse dans les âmes et y porte des fruits comme le fait une bonne semence, chaque fidèle doit écouter volontiers la Parole de Dieu et, avec le secours de sa grâce, accomplir sa volonté en la mettant en œuvre, participer fréquemment aux sacrements, surtout à l’Eucharistie, et aux actions liturgiques, s’appliquer constamment à la prière, à l’abnégation, au service actif des frères, et à l’exercice de toutes les vertus » [80].
« C’est certes à titre individuel que les chrétiens sont appelés à exercer l’apostolat dans leurs diverses conditions de vie ; cependant ils se rappelleront que l’homme, par nature, est un être social ... C’est pourquoi les fidèles exerceront leur apostolat dans un esprit d’union et d’unanimité. Ils seront apôtres tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui par eux-mêmes expriment le caractère communautaire de l’apostolat, et dans les groupements libres dans le cadre desquels ils auront décidé de se réunir » [81].
« Mais la nature sociale de l’homme exige elle-même que celui-ci exprime extérieurement les actes intérieurs de la religion, qu’il communique avec d’autres en matière religieuse, et qu’il professe sa religion sous une forme communautaire » [82].
« Il ne suffit pas que le peuple chrétien soit présent et établi dans un pays, et il ne suffit pas qu’il exerce l’apostolat de l’exemple ; il est établi, il est présent à cette fin, qui est d’annoncer le Christ aux concitoyens non chrétiens par la parole et par l’action et de les aider à accueillir pleinement le Christ » [83].
[67] Sermon 58, 11, 13 (PL 38, 399).
[68] Cf. CEC 1064.
[69] Mt 10, 32.
[70] Lc 11, 28.
[71] Ac 1, 8.
[72] Ac 2, 46.
[73] Ac 4, 32-33.
[74] Rm 1, 8.
[75] Rm 10, 9-10.
[76] 1 Tm 6, 12.
[77] 2 Tm 1, 8.
[78] 1 P 4, 15-16.
[79] 1 Jn 4, 15.
[80] LG 42.
[81] AA 18.
[82] DH 3.
[83] AG 15.
Fraternellement,
in Christo Rege per Mariam Reginam.
Laurent.
Bonjour à tous,
La semaine dernière, au cours des premières vêpres de la Solennité des apôtres Saint Pierre et Saint Paul célébrées dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, le Saint Père a annoncé la création d'un Conseil Pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, dont la mission sera « de promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où une première annonce de la foi a déjà résonné » et « où sont présentes des Eglises de fondation ancienne mais sont en train de vivre une sécularisation progressive de la société et une sorte « d’éclipse du sens de Dieu ». » Le défi, précise le pape est donc de « trouver les moyens adéquats pour proposer à nouveau la vérité permanente de l’Evangile du Christ ».
[centrer][img]http://eucharistiemisericor.free.fr/galerie/A280610_1.jpg[/img][/centrer]
Voici un texte prophétique de Madeleine Delbrêl écrit en 1943, intitulé "Missionnaires sans bateau" :
[quote="Madeleine Delbrêl, Missionnaires sans bateau in La sainteté des gens ordinaires, Paris, Nouvelle Cité, 2009"][size=150][b]On nous dit qu'il est des missionnaires dans l'Eglise. Le sermon de chaque année nous incite à prier, souffrir et payer pour eux.
Nous savons que dans les bateaux de Bordeaux, de Marseille ou du Havre les missionnaires partiront vers des peuples à sauver. Nous pensons qu'ils doivent partir, et que nous nous devons rester, qu'ils sont appelés et que nous ne sommes pas appelés ; qu'ils doivent prendre leurs bateaux et que nous devons lire, au coin du feu, les annales des missions étrangères.
Et l'Eglise, en marche depuis 2000 ans, à travers le monde et à travers les mondes, s'étonne de sentir sa marche si pesante, du poids des chrétiens qui ne partent pas.
Nous n'avons pourtant pas le droit de choisir entre partir ou rester. Nous sommes insérés dans la perpétuelle mission de l'Eglise. Nous sommes le tout petit doigt d'un immense corps en marche dans l'espace et le temps.
Même quand nous sommes inertes, d'autres nous entraînent et nous traînent. Nous qui sur les quais agitons des mouchoirs pour dire adieu à ceux qui partent, nous ignorons que nous sommes embarqués sur le plus grand bateau du monde : le Bateau Eglise. Les voiles bombent sous des tempêtes de grâces, le bateau accoste des terres sans croix : assis en rond au fond de la cale, nous discutons de ce qui se passe sur les deux mètres carrés qui sont nôtres.
Apprenons que le Seigneur vient en nous comme sur un chemin qui le conduit à d'autres. Apprenons que recevoir le Seigneur en vérité, c'est le transmettre (...)
Livrons-nous à la grâce du réveil. Les fils de marin s'ennuient de la mer. Que surgissent en nous la nostalgie des lieux où l'on n'est pas chrétien, l'obsession des routes qui y conduisent.
Seigneur, chacun de nous est à 'une de vos frontières. En chacun de nous doit se faire votre croissance et non pas ailleurs. Chacun de nous est le sable que doit traverser votre source pour aller plus loin ; le bois brûlé que doit traverser votre feu pour atteindre un autre bois ; la fenêtre par laquelle votre lumière entre dans la maison.
Missionnaires sans bateau, réveillés de notre torpeur, vers quelle terre sans Dieu irons-nous, par quelle route, avec quel message ? (...)
Un jour, ce pays (la France) que nous plaisons à appeler prédestiné dira, lui aussi : "Dieu est mort". Et nous l'auront laissé mourir. Peut-être parce que nous n'aurons pas vu dans la France "une terre de Mission", nous n'aurons pas pensé à missionner : qui dans les champs, qui dans son village, qui dans son quartier. Les communautés humaines attendaient leurs apôtres : ces apôtres, c'était nous, et nous avons compté sur d'autres.[/b][/size]
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[spoiler][quote="Enchiridion des indulgences, 1999 - concession générale IV"]
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Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui, de façon spontanée, rend ouvertement un témoignage de foi devant les autres en des circonstances particulières de la vie quotidienne.[/color][/i][/b]
Cette concession incite le fidèle à professer ouvertement sa foi devant les autres, pour la gloire de Dieu et l’édification de l’Eglise.
Saint Augustin a écrit : « Que ton Symbole te soit comme un miroir. Regarde-toi en lui : pour voir si tu crois tout ce que tu déclares croire. Et réjouis-toi chaque jour en ta foi » [67]. La vie chrétienne de chaque jour sera donc comme l’ « Amen » concluant le « Je crois en Dieu » de la profession de foi de notre Baptême [68].
« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux » [69].
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » [70].
« Vous serez mes témoins » [71].
« Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple » [72].
« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme... Et avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d’une grande faveur » [73].
« On publie votre foi dans le monde entier » [74].
« En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit ... tu seras sauvé. Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut » [75].
« Combats le beau combat de la foi, conquiers la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, comme tu l’as reconnu dans une belle profession de foi en présence de nombreux témoins » [76].
« Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur » [77].
« Que nul d’entre vous n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur ou malfaiteur, ou comme se mêlant des affaires d’autrui, mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, qu’il glorifie plutôt Dieu à cause de ce nom » [78].
« Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu » [79].
« Mais pour que la charité grandisse dans les âmes et y porte des fruits comme le fait une bonne semence, chaque fidèle doit écouter volontiers la Parole de Dieu et, avec le secours de sa grâce, accomplir sa volonté en la mettant en œuvre, participer fréquemment aux sacrements, surtout à l’Eucharistie, et aux actions liturgiques, s’appliquer constamment à la prière, à l’abnégation, au service actif des frères, et à l’exercice de toutes les vertus » [80].
« C’est certes à titre individuel que les chrétiens sont appelés à exercer l’apostolat dans leurs diverses conditions de vie ; cependant ils se rappelleront que l’homme, par nature, est un être social ... C’est pourquoi les fidèles exerceront leur apostolat dans un esprit d’union et d’unanimité. Ils seront apôtres tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui par eux-mêmes expriment le caractère communautaire de l’apostolat, et dans les groupements libres dans le cadre desquels ils auront décidé de se réunir » [81].
« Mais la nature sociale de l’homme exige elle-même que celui-ci exprime extérieurement les actes intérieurs de la religion, qu’il communique avec d’autres en matière religieuse, et qu’il professe sa religion sous une forme communautaire » [82].
[b][color=#FF0000]
« Il ne suffit pas que le peuple chrétien soit présent et établi dans un pays, et il ne suffit pas qu’il exerce l’apostolat de l’exemple ; il est établi, il est présent à cette fin, qui est d’annoncer le Christ aux concitoyens non chrétiens par la parole et par l’action et de les aider à accueillir pleinement le Christ » [83].[/color][/b]
[67] Sermon 58, 11, 13 (PL 38, 399).
[68] Cf. CEC 1064.
[69] Mt 10, 32.
[70] Lc 11, 28.
[71] Ac 1, 8.
[72] Ac 2, 46.
[73] Ac 4, 32-33.
[74] Rm 1, 8.
[75] Rm 10, 9-10.
[76] 1 Tm 6, 12.
[77] 2 Tm 1, 8.
[78] 1 P 4, 15-16.
[79] 1 Jn 4, 15.
[80] LG 42.
[81] AA 18.
[82] DH 3.
[83] AG 15.[/quote][/spoiler]
Fraternellement, [i]in Christo Rege per Mariam Reginam[/i].
Laurent.