par LumendeLumine » jeu. 29 mars 2007, 23:35
Il l'affirme, non remontant des choses visibles au créateur, mais de "l'idée claire" de Dieu; somme toute, l'existence de Dieu est pour lui une exigence de la pensée humaine, mais il ne montre pas que c'est une exigence de la réalité. Si l'on considère les voies présentées par Saint Thomas d'Aquin, on est contraint d'admettre que tout l'Univers témoigne de l'existence de Dieu; ce n'est pas ce que fait Descartes. Il n'utilise que l'argument ontologique, que Popeye défendrait avec brio s'il était ici, mais contrairement à Popeye Descartes se dégage du souci d'établir la relation de la pensée au réel, voilà le noeud du problème. À partir de Descartes et plus on avance dans cette seconde moitié du deuxième millénaire, la notion du réel se détache de la "chose", l'en-soi extramental, pour s'attacher soit à l'idée, comme chez Kant, ou à la perception sensible comme chez les empiristes. Et c'est là la racine du relativisme, puisque s'il n'y a plus de certitude que ce soit à propos des choses, mais que le réel n'existe que dans la pensée ou dans la perception, alors chacun a sa propre "réalité", chacun a sa propre "vérité". Les expression "ma vérité" ou "ma réalité" sont courantes aujourd'hui, n'est-ce pas?
Il l'affirme, non remontant des choses visibles au créateur, mais de "l'idée claire" de Dieu; somme toute, l'existence de Dieu est pour lui une exigence de la pensée humaine, mais il ne montre pas que c'est une exigence de la réalité. Si l'on considère les voies présentées par Saint Thomas d'Aquin, on est contraint d'admettre que tout l'Univers témoigne de l'existence de Dieu; ce n'est pas ce que fait Descartes. Il n'utilise que l'argument ontologique, que Popeye défendrait avec brio s'il était ici, mais contrairement à Popeye Descartes se dégage du souci d'établir la relation de la pensée au réel, voilà le noeud du problème. À partir de Descartes et plus on avance dans cette seconde moitié du deuxième millénaire, la notion du réel se détache de la "chose", l'en-soi extramental, pour s'attacher soit à l'idée, comme chez Kant, ou à la perception sensible comme chez les empiristes. Et c'est là la racine du relativisme, puisque s'il n'y a plus de certitude que ce soit à propos des choses, mais que le réel n'existe que dans la pensée ou dans la perception, alors chacun a sa propre "réalité", chacun a sa propre "vérité". Les expression "ma vérité" ou "ma réalité" sont courantes aujourd'hui, n'est-ce pas?