gerardh a écrit :Bonjour,
Comme je l'ai indiqué à plusieurs reprises, je pense qu'un chrétien ne devrait pas faire de politique.
Apportons en ce cas une précision en parlant de politique politicienne.
La politique étant à l'origine la participation à la vie de la cité, l'achat d'une baguette est également un acte politique au travers de l'économie.
Ce sur quoi je suis d'accord c'est qu'il est utopique de placer une confiance, un espoir, dans ces gens qui nous gouvernent.
Il y a une notion totalement oubliée en politique : la notion de service. C'est-à-dire d'être au service des autres.
Autrefois on entrait en politique pour servir, maintenant on y entre pour être servi ou se servir (ces pharisiens modernes qui aiment être aux places d'honneur).
Nous vivons dans un contexte politique dit "démocratique" totalement illusoire que nous agitons comme un modèle, alors que ce n'est qu'un leurre. Nous sommes en effet dans ce que l'on nomme une oligarchie de fait, c'est-à-dire la confiscation du pouvoir par une minorité dirigeante qui délibère, entre eux, de ce qui serait le mieux pour la majorité selon leur idéologie partisane (voire leurs intérêts).
Loin de vouloir imposer un avis personnel, il suffit de faire un aperçu des faits :
- un élu est-il tenu de tenir ses promesses de campagne qui ont servi à son élection ?
Non, une fois élu plus aucune obligation envers les électeurs. La politique du parti s'applique et peut, par moments ou raisons électoralistes, croiser le besoin populaire. On devrait instaurer une proposition de loi sur le parjure.
- le peuple a-t-il le pouvoir de destituer un président ?
Sans tomber dans les travers de la 4ème république, où les gouvernements sautaient tous les 6 mois, il n'existe pas de moyens comme un référendum d'initiative populaire (ou même parlementaire) pour destituer un président. Seule la folie peut permettre la destitution d'un président. En gros si nous sommes au bord du gouffre et qu'il est décidé d'aller de l'avant, il n'y a plus qu'à chuter avec.
- les français ont-ils des représentants ?
Sur le papier oui, ce sont les députés. Mais au final le député représente-t-il le peuple ou un parti ?
Aux infos parle-t-on de untel député du peuple, ou dit-on untel député socialiste, député de droite ? Et pire encore, jusque dans le culte de la personnalité car untel est Sarkozyste/Lepeniste/Hollandiste/... et que ceux-ci s'abstiennent de défier le gouvernement lorsqu'il brandit le 49.3 !
En effet, devoir se représenter devant les électeurs ne doit pas être prématuré. Laissons leur capacité d'oubli oeuvrer pour conserver son poste et les privilèges qui vont avec, et surtout titillons ce mythe de l'homme providentiel si cher aux Français.
De plus aucune possibilité de référendum abrogatif comme dans certains états des États-Unis.
J'en ai des caisses entières comme cela mais je vais stopper là, je me suis déjà assez défoulé.
Pour reprendre le titre de ce fil : s'engager en politique ? Impossible : pour cela il faudrait être adoubé par un parti et donc le cautionner.
Qui est le plus responsable ? Le Français !
Par son désintérêt, il a abandonné sa capacité de démocratie participative; mais il sait très bien râler après ceux qui l'ont récupéré et ne l'utilisent pas selon les aspirations des désintéressés. Désolé, mais si quelqu'un conduit mal, je ne lui laisse pas le volant; je ne me contente pas de râler lorsqu'il a des accrochages.
En bref, et je ne m'en cache pas, je vais toujours voter, par solidarité envers ceux qui n'ont pas cette chance dans le monde.
Mais depuis un certain temps, je ne vote pour personne. Je ne laisse pas ce choix reposer sur d'autres, mais il y a un moment que je m'en suis désintéressé et que j'ai cessé de râler (hum ?).
Je ne cherche qu'à arpenter le chemin étroit qui mène aux cieux, le reste je le laisse à ce monde et à ses mondanités. Mais je reste quand même prompt à sortir mon épée pour défendre ce en quoi je crois, contre la laïcité rigoriste qui veut diriger un peuple apostat; donc à qui on pourra imposer une vision très mondaine de l'ordre moral. Ce n'est pas pour autant que je vais me mettre à aiguiser les lames des guillotines, vu qu'en France on a rarement su faire dans la mesure ou la demi-mesure. Histoire à l'appui.
En ce sens je suis d'accord avec Gerardh, je ne fais plus de politique (politicienne), mais je prie ; "Seigneur, reviens (mais vite si possible) !".
Désolé c'était long, mais ça fait du bien d'extérioriser. Pas de doutes, je suis bel et bien Français !
Cordialement.