Rome réaffirme que l'unique Eglise est l'Eglise catholique

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Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Métazét » lun. 22 oct. 2007, 15:59

Bonjour à tous,

J'ai une question qui me turlupine :

La séparation des catholiques et des orthodoxes remonte au schisme de 1054.

Il s'agit bien d'un schisme, donc d'une séparation d'un groupe en deux groupes (comme un embryon au stade morula peut se diviser en deux embryons pour former des vrais jumeaux), et non pas (comme pour la réforme) d'une hérésie. Comment être sûr, dès lors, que c'est bien en l'Eglise catholique que subsiste l'unique Eglise du Christ, et non pas en l'Eglise orthodoxe ? En cherchant des informations sur l'Eglise orthodoxe, je suis tombé sur l'article wikipedia qui lui est consacré.

Il y est écrit que :

"L'Église orthodoxe se comprend comme l'Église chrétienne « des origines », dont toutes les autres Églises sont membres, y compris la catholique romaine."

La question semble donc encore ouverte et d'actualité.

De plus, dans l'article Wikipedia consacrée au schisme de 1054, on lit que :

"Jusqu'à ce jour, chacune prétend être l'unique Église catholique et la seule orthodoxe, déniant ce titre à l'autre, qualifiée de schismatique. Sémantiquement on pourrait dire que l'église occidentale a bien été "orthodoxe" avant d'avoir introduit en théologie, liturgie et droit canon, des changements acumulés au fil des siècles (question du "filioque", discipline du jeûne et baptême sans immersion chez les catholiques, postulat du purgatoire, absence d’une épiclèse avant le récit de l’institution, prière eucharistique de la messe catholique, vente des indulgences, célibat ecclésiastique et absence de barbe chez les clercs, Inquisition, infaillibilité du Pape...), alors que les églises orientales sont restées conformes au symbole de Nicée-Constantinople (au point que le mot orthodoxe signifie : "conforme au dogme d'origine" même dans la sphère laïque)."

Bien cordialement,
Mikaël

Re: Rome réaffirme que l'unique Eglise est l'Eglise catholique

par Christophe » mar. 16 oct. 2007, 13:19

Merci pour ces précisions !

Tant les anglicans que les vieux catholiques admettent l'ordination des femmes. Est-ce que cela invalide la succession apostolique ?

Autre question, est-ce que les vieux catholiques forment une Eglise ou une communauté séparée ? D'après ce qui vient d'être dit, je dirais qu'ils forment une Eglise, mais l'ordination des femmes peut rompre la validité de la succession apostolique...

Pax
Christophe

Re: Rome réaffirme que l'unique Eglise est l'Eglise catholique

par VexillumRegis » dim. 14 oct. 2007, 9:46

le bon Seb a écrit :Le problème, que je n'ai toujours pas résolu, c'est que lorsqu'un prêtre anglican se convertit au catholicisme il est réordonné "sous condition", ce qui signifie qu'on n'est pas sûr de l'invalidité des ordinations...
La raison ? C'est qu'après l'encyclique Apostolicae Curae, un certain nombres de clercs anglicans se sont fait réordonnés par des évêques ayant une succession apostolique valide (par ex. des vieux-catholiques). Il semble donc parfois difficile de déterminer si un prêtre anglican a reçu une ordination valide ou non.

Cordialement en Jésus +,

- VR -

Re: Rome réaffirme que l'unique Eglise est l'Eglise catholique

par Christophe » ven. 12 oct. 2007, 23:15

le bon Seb a écrit :Le critère pour qu'une communauté soit considérée comme une église c'est la succession apostolique. Or en ce qui concerne les anglicans leurs ordinations ont été déclarées invalides ; donc plus de continuité apostolique, donc plus de qualification d'église.

Le problème, que je n'ai toujours pas résolu, c'est que lorsqu'un prêtre anglican se convertit au catholicisme il est réordonné "sous condition", ce qui signifie qu'on n'est pas sûr de l'invalidité des ordinations...
Merci Sébastien

Effectivement, après recherche, l'encyclique Apostolicae Curae du pape Léon XIII a réaffirmé la nullité sacerdotale des ordinations anglicanes. La valeur de cette encyclique aurait été réaffirmée par Jean-Paul II et Benoît XVI en 1998.

Fraternellement
Christophe

Re: Rome réaffirme que l'unique Eglise est l'Eglise catholique

par Christophe » ven. 12 oct. 2007, 17:28

Quelqu'un sait-il si l'anglicanisme doit être considéré comme une Église et ou comme une Communauté séparée ?

Je trouve les anglicans moins orthodoxes... que les orthodoxes. Mais moins protestants... que les protestants. :p

Merci d'avance
Christophe

Commenraires du père Laguérie ( IBP )

par jean_droit » mer. 25 juil. 2007, 8:07

Lu sur son blog :

http://blog.institutdubonpasteur.org/spip.php?article82

Remarque : Un peu "plaidoyer pro domo" .....'

..........................

REPONSES A DES QUESTIONS (document de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du 29 Juin 2007).

Dans son désormais célèbre discours du 22 décembre 2005 à la Curie, le pape avait annoncé une relecture du Concile pour en donner l’interprétation authentique, c’est-à-dire celle du Siège Romain. Ce nouveau document s’inscrit de toute évidence dans ce travail annoncé et entrepris par Benoît XVI. Déjà, sur le même thème, on avait la déclaration "Dominus Jésus" dont chacun sait qu’il en a été le rédacteur principal. Merci au Pape de poursuivre ce travail que seul il peut faire ! Quelques jours seulement après le célèbre Motu Proprio, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi publie sous la signature du cardinal Levada, son président, cinq reponses sur le caractère unique de l’Eglise du Christ qui est l’Eglise catholique romaine. Et comme l’Institut du Bon Pasteur s’est engagé, lui aussi, à travailler dans ce sens et à soutenir le Pontife romain pour lui permettre de donner le sens authentique du magistère, il est bien juste que nous fassions, mes confrères et moi-même, un large écho à ces pages décisives pour l’avenir de l’Eglise.

1) Quel magistère ?

Le document, signé du Cardinal Levada, préfet de la Congrégation, a cependant été approuvé en forme spéciale par le Pape, « ratifié et confirmé » en séance particulière. C’est donc un magistère du Pape Lui-même. On se gardera cependant, malgré la très grande autorité dont il jouit, d’en faire un document infaillible parce que si les trois premières conditions y sont bien présentes (auteur, sujet et universalité des destinataires) il manque évidemment la principale qui est la volonté d’obliger à croire ou à tenir. Cependant on aurait tort de sous-estimer un tel texte : il représente l’interprétation authentique que le Pape fait du Concile. Car, Deo gratias, elle a commencé, bel et bien.

2) Un document précis.

Une introduction, cinq courtes questions et des réponses rapides. Le tout tient en deux pages, si l’on veut bien mettre à part les deux autres, de références exclusivement. Il en ressort une impression de clarté très agréable. Une société, quelle qu’elle soit, doit se diriger ainsi, par quelques textes courts et précis, comme dans le bon vieux temps des bons vieux Papes ! A l’inverse de la législation européenne, par exemple, qui ne tient déjà plus dans une bibliothèque monumentale, encore moins dans la tête d’un honnête homme, fut-il spécialiste ; avec, s’il vous plait, des centaines de pages sur la taille des boutons de culottes, dont évidemment tout le monde se fiche. Ici, le pape ose prendre à bras le corps une des doctrines les plus controversées et les plus agitées par le mauvais esprit du concile, par lui dénoncé, et revenir au texte brut. Beau travail en vérité, de déminage systématique, courageux et lucide.

3) Un principe définitif. (première question)

A grand renfort de citations du concile lui-même et des papes précédents, le pape actuel explique que le concile n’a pas voulu changer la doctrine antérieure, ne l’a pas changée de fait et l’on comprend aisément, même si c’est nous qui l’ajoutons explicitement, qu’il ne le pouvait pas. Parce qu’il y a quelque chose d’irréformable dans la doctrine dogmatique sur l’Eglise, dont il s’agit évidemment ici. On sait par ailleurs que l’intention affichée de tous les papes et évêques du Concile était précisément de ne rien définir. C’est dire assez que, par conséquent, non seulement ils ne pouvaient introduire des doctrines contraires au magistère précédent, mais même qu’ils ne pouvaient introduire de doctrines simplement nouvelles, fussent-elles justes et tirées du dépôt de la Révélation.

Ce grand principe d’herméneutique restera donc pour la suite : c’est à la lumière du Magistère antérieur et donc de la Tradition de l’Eglise que devront être levées toutes les difficultés, contradictions et équivoques dues, dans son texte même, au mauvais esprit du concile. Car enfin il demeurera toujours ce scandale historique qu’il faille, 40 ans plus tard, toute l’autorité d’un Pontife lumineux pour ôter un à un tous les pièges d’une amphibologie quasi institutionnelle. Le pape cite en référence les innombrables questions des pères du concile demandant tous que soient clarifiées les citations incriminées et auxquels il est invariablement répondu que la doctrine traditionnelle est clairement exprimée !

4) Une doctrine définitive. (deuxième et troisième questions)

Non pas seulement parce le pape l’assène clairement, mais parce que c’est la doctrine du magistère le plus solennel de l’Eglise : La seule Eglise fondée par le Christ, et précisément selon la note d’unicité de notre Credo, est l’Eglise Catholique romaine, le Pape à sa tête. Le terme « subsiste » employé par Lumen Gentium n’indique qu’une permanence dans l’être historique de cette unique Eglise, avec tous les élément institués par le Christ, dans l’Eglise Catholique « dans laquelle on trouve concrètement l’Eglise du Christ sur cette terre ». On ne peut être plus clair ! On voit que le verbe subsister prend ici un sens équivalent, voire même plus intensif que le verbe être : celui d’une permanence dans l’unicité de l’être.

Mais pourquoi, poursuit le Pape, utiliser ce terme de subsister au lieu du verbe être, en précisant par ailleurs ces connotations ? Pour indiquer qu’un certain nombre d’éléments appartenant en propre à cette unique Eglise du Christ se trouvent chez les schismatiques. On peut discuter de savoir si tel était le bon moyen. Et il est vrai de dire que, vues les quarante années de salive et d’encre qui ont coulées depuis, il n’est pas sûr que ce fût le meilleur ! Mais nul ne peut plus dorénavant utiliser ce texte pour soutenir qu’il y aurait d’autres modes de subsistance de l´Eglise du Christ, dans son unicité, d’autres églises “normales”, de droit divin. A toutes il manque quelque chose de l’Eglise du Christ et elles ont à le demander et à le recevoir de Celle qui seule possède l’identité adéquate à la fondation de Jésus-Christ.

5) Les éléments constitutifs ou essentiels (quatrième et cinquième questions).

Le pape parle de trois éléments constitutifs de l´Eglise du Christ, dans le reste du document. La vraie succession apostolique, la réalité du sacrement de l’eucharistie, et la communion avec l’Eglise Catholique et donc avec le pape, son chef. Seule l’Eglise Romaine possédant ces trois constitutifs de l’Eglise du Christ peut lui être, pour ce motif, identifiée. Le second de ces trois éléments ne pose aucune difficulté : les catholiques et les orthodoxes possèdent seuls ce trésor de la messe dans toute son amplitude, le moyen en étant le sacrement de l’ordre, également conservé par eux. Le premier pose une réelle difficulté théologique ; sans doute la succession apostolique est sacramentellement identique chez les orthodoxes et chez les catholiques. Mais il est évident aussi qu’il n’y a pas d’évêque légitime sans la communion avec le Pontife Romain, l’évêque des évêques. Cette deuxième condition touche de très près à la troisième. Et si les évêques orthodoxes sont sacramentellement de vrais évêques, leur succession apostolique formelle est gravement entachée de cette absence de communion. Ainsi l’élément par eux conservé est bien plus la réalité du sacrement de l’ordre dans sa plénitude que la succession apostolique. Cette précision apportée, le pape admet donc que les orthodoxes conservant ces deux éléments ont un droit réel à la dénomination d’églises (particulières toujours). En revanche, aucune communauté issue de la réforme n’y a droit, ne possédant ni vrai sacerdoce, ni Eucharistie. Le Conseil oecuménique des églises se voit dénier la légitimité de son titre, soit dit en passant.

Car le Pape affirme que la succession apostolique est un « élément essentiel constitutif de l´Eglise », tandis que la communion, qui fait seule défaut aux orthodoxes, n’est qu´ « un de ses principes constitutifs internes » (non pas essentiel donc) même si elle ne saurait être seulement un complément extérieur de l’église particulière. Tous sont donc constitutifs de l’unique Eglise voulue par le Christ et c’est pourquoi seule l’Eglise romaine les possédant tous, peut être cette Eglise.

Autrement dit, parmi les éléments constitutifs, il y en a d’essentiels qui justifient seuls que l’on parle d’église. C’est le bon sens et la vraie philosophie. Prenons un exemple : la santé chez l’homme est un constitutif interne de son être ; mais elle ne saurait être un constitutif essentiel : Un homme malade est évidement un homme véritable quoique déficient, jusqu´à l’incapacité totale, peut-être. De même, un homme dépourvu de l’usage de la raison : il lui manque un constitutif interne de l’homme (l’usage de la raison), mais non pas un élément essentiel de son être (la rationalité). Ainsi les orthodoxes constituent de véritables églises, particulières toujours, tandis que les autres ne le sauraient, étant dépourvues des caractères essentiels d´une église. Le Pape rend ainsi à l´Eglise Catholique Romaine, après tant d’humiliations subies, sa place unique d’épouse du Christ Jésus.

Re: Rome réaffirme que l'unique Eglise est l'Eglise catholique

par jean_droit » lun. 23 juil. 2007, 12:49

Le courage du Pape

Tout le monde a compris que ces remarques sont une critique d'une approche de l'oecuménisme qui a fait tant de mal et qui continue de faire tant de mal à l'Eglise.
Pensez à toutes les erreurs commises au nom de l'oecuménisme.

Il me semble que Benoît XVI "siffle la fin de la partie".

Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Boris » ven. 20 juil. 2007, 21:03

popeye a écrit :Ceci suppose que vous confiniez le "traditionnalisme" aux groupes dissidents qui se réclament de la Tradition.
C'est ce qu'a dit Jean-Paul II dans "Ecclesia Dei Afflicta".

Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Popeye » ven. 20 juil. 2007, 20:28

Christophe a écrit :Si "Tradi" voulait dire "attaché à la Sainte Tradition", il serait synonyme de Catholique. Or l'orthodoxie catholique ce n'est pas le "traditionalisme" tel qu'il apparait aujourd'hui.
Ceci suppose que vous confiniez le "traditionnalisme" aux groupes dissidents qui se réclament de la Tradition.

Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Christophe » ven. 20 juil. 2007, 17:11

Entièrement d'ac' avec Boris : "tradis" et "progressistes" se retrouvent tous dans une même herméneutique de la rupture du Concile Vatican II. Les premiers veulent remplacer la doctrine catholique traditionnelle par une sur-interprétation de "l'Esprit du Concile" ; les second veulent abroger les textes du Concile au nom de la doctrine catholique traditionnelle : les deux réfutent la continuité du Concile avec la Tradition.
Tradi n'est synonyme ni de sédévac ni de lefebvriste ...
Si "Tradi" voulait dire "attaché à la Sainte Tradition", il serait synonyme de Catholique. Or l'orthodoxie catholique ce n'est pas le "traditionalisme" tel qu'il apparait aujourd'hui.

Cordialement
Christophe

Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Popeye » ven. 20 juil. 2007, 16:11

Il faut être clair : les "faux cathos" (ou vrai progressistes) lisent et interprètent le Concile de la même manière que les "tradis". Seule la réaction des uns diffère de celle des autres.
Tradi n'est synonyme ni de sédévac ni de lefebvriste ...

Re: 10/7/07 : CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

par Boris » ven. 20 juil. 2007, 15:59

popeye a écrit :M'est plutôt avis que le Saint Père est en train de botter le cul des faux catholiques qui ont excipé à tort et à travers du Concile Vatican II, au travers une herméneutique de la rupture, pour attenter à la doctrine catholique sur l'Eglise. Ceci dit, parce qu'il donne la seule explication tenable du "subsist in" et des "églises soeurs", qui est traditionaliste au possible, il contribue à pacifier les fsspx.
Il faut être clair : les "faux cathos" (ou vrai progressistes) lisent et interprètent le Concile de la même manière que les "tradis". Seule la réaction des uns diffère de celle des autres.

Les progressistes sont persuadés que la lecture en rupture est véritable et doit être appliquée.
Les "tradis" sont persuadés que la lecture en rupture est bien l'esprit des textes. Donc par conséquent (du fait de la rupture), cela va à l'encontre des Doctrines Catholiques et ils refusent les textes (souvent sans les lire).

Donc le Pape fait une explication claire, sans aucune interprétation possible, en disant que les textes n'invitent à aucune rupture.

Tout le petit monde mentionné ci-dessus est donc pris à contre courant dans sa lecture et interprétation du Concile :
- les "tradis" sont confirmés dans le fait qu'une lecture en rupture est anti-catholique, mais d'un autre coté le Pape leur dit qu'ils ont eu tort d'avoir eux-aussi cette lecture qui les a poussé à refuser les textes
- les progressistes sont totalement désavoués, dans leur lecture et interprétation et dans leur pratique. De toute manière, leurs nombres diminue car c'est une branche qui ne porte pas de fruit.

Néanmoins, ils sont encore nombreux en France et tiennent de postes clés (ils comptent dans leur rang des Evêques).

Il ne reste donc plus à tout le monde d'accepter enfin le véritable enseignement du magistère et du Concile Vatican II sans le déformer.

Il faut que cesse dans tous les camps les fausses rumeurs sur ce que Jean-Paul II a fait à Assise, par exemple.

Re: 10/7/07 : CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

par Popeye » ven. 20 juil. 2007, 15:39

Boris a écrit :Je n'ai pas encore lu le texte mais je trouve que Benoît XVI fait par là (grâce à la Sacrée Congrégation) un nouveau pas vers la FSSPX en leur expliquant ce qu'est l'œcuménisme.
Bonjour Boris.

M'est plutôt avis que le Saint Père est en train de botter le cul des faux catholiques qui ont excipé à tort et à travers du Concile Vatican II, au travers une herméneutique de la rupture, pour attenter à la doctrine catholique sur l'Eglise. Ceci dit, parce qu'il donne la seule explication tenable du "subsist in" et des "églises soeurs", qui est traditionaliste au possible, il contribue à pacifier les fsspx.

Youpi. :clap:

Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Christophe » ven. 20 juil. 2007, 13:45

Voir également :

Document sur l’Eglise : « Une invitation au dialogue » selon le card. Kasper
Commentaire du document de la Doctrine de la Foi

ROME, Vendredi 13 juillet 2007 (ZENIT.org) – « Une invitation au dialogue », c’est ainsi que le cardinal Kasper voit le récent document de la congrégation pour la Doctrine de la Foi sur l’Eglise publié le 10 juillet (cf. Zenit du 10 juillet 2007).

Le cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens souligne cet aspect du document après quelques réactions « irritées » dans certaines communautés protestantes.

[...]

:arrow: Article complet : http://www.zenit.org/article-15847?l=french

Re: Réponses à quelques questions sur l'Eglise - 29 juin 2007

par Christophe » ven. 20 juil. 2007, 13:38

Patriarcat de Moscou: « honnête » la position du document sur l’Eglise
Déclarations du Métropolite Kyrill de Smolensk et Kaliningrad

ROME, Vendredi 13 juillet 2007 (ZENIT.org) – Le patriarcat de Moscou qualifie d’ « honnête » la position de l’Eglise catholique telle qu’elle est exprimée dans le dernier document de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, publié mardi dernier, 10 juillet, par le Saint-Siège.

La Déclaration réaffirme que l’Eglise du Christ « susbsiste » dans l’Eglise catholique, selon l’expression du concile Vatican II (cf. Zenit du 10 juillet 2007).

Dans un commentaire à ce document intitulé : « Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine sur l’Eglise » , le métropolite Kyrill de Smolensk et Kaliningrad, président du département pour les Relations extérieures du patriarcat orthodoxe de Moscou, estime que ce texte constitue « une déclaration honnête ».

« Cette déclaration vaut bien mieux que toute 'diplomatie vaticane'. Elle montre à quel point nous sommes proches ou, au contraire, à quel point nous sommes divisés », ajoute-t-il.

Selon le métropolite, « un dialogue sincère nécessite que l’on ait une vision claire de la position de la contrepartie », « cela nous aide à comprendre combien nous sommes différents », rapporte l’agence Interfax.

Le document du Vatican, estime le métropolite Kyrill, « ne renferme rien de nouveau par rapport aux précédents » et il est « totalement conforme à la doctrine de l’Eglise catholique ».

Concernant les Eglises orientales, le Vatican explique en effet dans ce document que « bien que séparées, ces Eglises ont de vrais sacrements et surtout qu’elles demeurent unies à nous, grâce à la succession apostolique et à la validité de l’Eucharistie ».

Pour cette raison « elles méritent le titre d’'Eglises particulières ou locales', et sont appelées 'Eglises sœurs' des Eglises particulières catholiques ».

Mais étant donné que « la communion avec l’Eglise catholique, dont le chef visible est l’évêque de Rome » et que « le successeur de Pierre, n’est pas un complément extérieur à l’Eglise particulière, mais un de ses principes constitutifs internes », souligne-t-il, « cette condition d’Eglise particulière, dont jouissent ces vénérables communautés chrétiennes, souffre d’une certaine carence ».

« Selon la succession apostolique, l’Eglise orthodoxe est l’héritière de l’Eglise ancienne, non encore divisée. A fortiori, chaque chose contenue dans le document catholique, s’applique à l’Eglise orthodoxe », a conclu le métropolite russe.

:arrow: Source : http://www.zenit.org/article-15844?l=french

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