par Cinci » ven. 04 déc. 2015, 23:31
Bonjour mike,adoo,
Car, en fait, l'auteur du texte disait tout autre chose.
Le récit suggère bien le massacre des prêtres de Baal pourtant.
Je ne crois pas qu'une affaire de «symbolique de nombre» puisse parvenir réellement à brider les différentes avenues d'interprétation possible pour des biblistes quels qu'ils soient. Personnellement, je lirais le récit comme l'écho d'un réel massacre encouragé par le prophète Élie et ... et en même temps la révélation chez Élie lui-même en quoi le fait de massacrer des «mal-croyants» n'était pas la volonté de Dieu. Le récit du cycle d'Élie fait écho, selon moi, à une percée majeure dans le développement théologique de l'ancien Israël. Élie mérite vraiment son titre de «grand prophète». Il le mérite à cause de ce passage où il est question d'une
petite brise. C'est le langage qu'emploie la Bible pour signifier qu'Élie viendra de faire une connaissance vraie et plus approfondie de son Dieu, le Dieu de ses pères.
Avant il était dans la toute-puissance (
c'est moi le champion, je suis entouré de larves, je suis seul porteur du vrai ...), après il est devenu boiteux comme Jacob après sa lutte contre l'ange ... plus petit, dégonflé, à échelle humaine ... plus humble, capable de reconnaître qu'il y en a d'autres que lui ... 7000 serviteurs qui ne plient pas le genoux devant le mal ...
Pour la dynamique entrevue :
- «Voici les moyens que Dieu a prévus pour faire un saint à partir d'un pécheur; il le prend comme il est et se sert de lui contre lui-même; il canalise ses affections vers un nouveau but et éteint un amour charnel en infusant une charité céleste. Il ne le prend pas pour une créature irrationnelle conduite par des instincts et gouvernée par des excitations extérieures sans volonté propre [...] Le triomphe de sa grâce consiste en ceci qu'Il entre dans le coeur de l'homme, le convainc et le gagne alors même qu'il le transforme. Il respecte totalement la structure originelle de l'esprit qu'il a donné à l'homme; il le traite comme homme; il lui laisse la liberté de choisir telle ou telle façon d'agir; il fait appel à toutes ses facultés, à sa raison, à sa prudence, à son sens moral, à sa conscience. Il suscite en lui la crainte aussi bien que l'amour; il l'instruit de la dépravation du péché en même temps que de la miséricorde divine; mais finalement, tout compte fait, le principe animateur de la nouvelle vie, ce qui la fait naître et la soutient, c'est la flamme de la charité. Elle seule est assez puissante pour détruire le vieil Adams, pour vaincre la tyrannie des habitudes, pour éteindre les feux de la concupiscence et pour abattre les forteresses de l'orgueil.»
- Cardinal John Henry Newman, Discourses Adressed to Mixed Congregations, p. 71
Bonjour mike,adoo,
[quote]Car, en fait, l'auteur du texte disait tout autre chose.[/quote]
Le récit suggère bien le massacre des prêtres de Baal pourtant.
Je ne crois pas qu'une affaire de «symbolique de nombre» puisse parvenir réellement à brider les différentes avenues d'interprétation possible pour des biblistes quels qu'ils soient. Personnellement, je lirais le récit comme l'écho d'un réel massacre encouragé par le prophète Élie et ... et en même temps la révélation chez Élie lui-même en quoi le fait de massacrer des «mal-croyants» n'était pas la volonté de Dieu. Le récit du cycle d'Élie fait écho, selon moi, à une percée majeure dans le développement théologique de l'ancien Israël. Élie mérite vraiment son titre de «grand prophète». Il le mérite à cause de ce passage où il est question d'une [i]petite brise[/i]. C'est le langage qu'emploie la Bible pour signifier qu'Élie viendra de faire une connaissance vraie et plus approfondie de son Dieu, le Dieu de ses pères.
Avant il était dans la toute-puissance ([i]c'est moi le champion, je suis entouré de larves, je suis seul porteur du vrai [/i]...), après il est devenu boiteux comme Jacob après sa lutte contre l'ange ... plus petit, dégonflé, à échelle humaine ... plus humble, capable de reconnaître qu'il y en a d'autres que lui ... 7000 serviteurs qui ne plient pas le genoux devant le mal ...
Pour la dynamique entrevue :
[list]«Voici les moyens que Dieu a prévus pour faire un saint à partir d'un pécheur; il le prend comme il est et se sert de lui contre lui-même; il canalise ses affections vers un nouveau but et éteint un amour charnel en infusant une charité céleste. Il ne le prend pas pour une créature irrationnelle conduite par des instincts et gouvernée par des excitations extérieures sans volonté propre [...] Le triomphe de sa grâce consiste en ceci qu'Il entre dans le coeur de l'homme, le convainc et le gagne alors même qu'il le transforme. Il respecte totalement la structure originelle de l'esprit qu'il a donné à l'homme; il le traite comme homme; il lui laisse la liberté de choisir telle ou telle façon d'agir; il fait appel à toutes ses facultés, à sa raison, à sa prudence, à son sens moral, à sa conscience. Il suscite en lui la crainte aussi bien que l'amour; il l'instruit de la dépravation du péché en même temps que de la miséricorde divine; mais finalement, tout compte fait, le principe animateur de la nouvelle vie, ce qui la fait naître et la soutient, c'est la flamme de la charité. Elle seule est assez puissante pour détruire le vieil Adams, pour vaincre la tyrannie des habitudes, pour éteindre les feux de la concupiscence et pour abattre les forteresses de l'orgueil.»
- Cardinal John Henry Newman,[i] Discourses Adressed to Mixed Congregations[/i], p. 71 [/list]