par Cinci » lun. 25 janv. 2016, 20:28
Si tout le monde s'est donné le mot, alors je vais y aller aussi avec mon grain de sel.
C'est nécessaire de définir les mots, les concepts, les expressions. Parce que le langage fait également partie des «armes de guerre» qui sont employées par les menteurs, tricheurs, abuseurs, politiciens achetés, terroristes intellectuels, etc. Par ailleurs, je suis d'accord aussi avec Axou. Il serait souhaitable d'éviter la friture sur la ligne téléphonique en adaptant le discours en fonction de l'auditoire.
On utilise le terme chez les anciens pour parler d'une «école de pensée», comme Philon aurait pu parler de la
secte des pharisiens, ou l'historien anglais Gibbons, un érudit du XVIIIe siècle, de la
secte des philosophes en parlant de Diderot et des encyclopédistes. Donc, un érudit dans le genre d'Érasme, au XVIe siècle, dans une correspondance écrite en latin à un archevêque de Milan, aurait pu parler de la
secte de Luther. Un point ici pour Christophe67, Accordé!
La secte ou le groupe des partisans d'une certaine manière de comprendre les choses. Pour les rabbins du Ier siècle, les disciples de Jésus de Nazareth formaient une
secte dans ce sens. Il faut quand même faire gaffe. Le même mot employé dans différents contextes ne veut pas dire la même chose. Et le détail à savoir, justement, là-dessus, c'est que l'Église des Apôtres, même à ses débuts, même dans une situation marginale numériquement parlant, ne fut jamais une secte au sens négatif du monde actuel. Parce que l'Église fut toujours en ouverture sur le monde, intégrante, capable d'assimiler de la nouveauté, de s'adapter, sans jamais se positionner non plus en rupture avec la société civile. Et ça c'est un trait qui permet aussi de sauver le protestantisme officiel, au moins des accusations de «sectarisme» comme le monde d'aujourd'hui l'entend. Rendons à Cgs ce qui revient à Cgs. Adjugé!
Mais sans le sectarisme, il y a moyen aussi d'être
intolérant, surtout quand on est sûr d'avoir raison et que l'avis est majoritaire dans un milieu donné, Là, les encyclopédistes pouvaient être intolérants envers l'Église, les anglicans à l'égard des catholiques, les catholiques envers des hérétiques. Les sectaires ne sont pas forcément belliqueux ou dangereux, ni les majorités «éclairées» pacifiques. C'est ici que l'on rejoint le souci avec info-secte. Il sera pas toujours facile de penser pouvoir déterminer à partir de quand un groupe marginal devrait représenter soi-disant une menace potentielle réelle, pour la santé physique ou mentale de ses membres ou leurs voisins. Il y aurait là un point un peu délicat, une source de dispute entre des experts et des citoyens. Jerome n'a pas tort, pareil pour Lovyves.
Merci de votre patience.
Si tout le monde s'est donné le mot, alors je vais y aller aussi avec mon grain de sel.
C'est nécessaire de définir les mots, les concepts, les expressions. Parce que le langage fait également partie des «armes de guerre» qui sont employées par les menteurs, tricheurs, abuseurs, politiciens achetés, terroristes intellectuels, etc. Par ailleurs, je suis d'accord aussi avec Axou. Il serait souhaitable d'éviter la friture sur la ligne téléphonique en adaptant le discours en fonction de l'auditoire.
:)
On utilise le terme chez les anciens pour parler d'une «école de pensée», comme Philon aurait pu parler de la[i] secte[/i] des pharisiens, ou l'historien anglais Gibbons, un érudit du XVIIIe siècle, de la [i]secte[/i] des philosophes en parlant de Diderot et des encyclopédistes. Donc, un érudit dans le genre d'Érasme, au XVIe siècle, dans une correspondance écrite en latin à un archevêque de Milan, aurait pu parler de la [i]secte[/i] de Luther. Un point ici pour Christophe67, Accordé!
La secte ou le groupe des partisans d'une certaine manière de comprendre les choses. Pour les rabbins du Ier siècle, les disciples de Jésus de Nazareth formaient une [i]secte[/i] dans ce sens. Il faut quand même faire gaffe. Le même mot employé dans différents contextes ne veut pas dire la même chose. Et le détail à savoir, justement, là-dessus, c'est que l'Église des Apôtres, même à ses débuts, même dans une situation marginale numériquement parlant, ne fut jamais une secte au sens négatif du monde actuel. Parce que l'Église fut toujours en ouverture sur le monde, intégrante, capable d'assimiler de la nouveauté, de s'adapter, sans jamais se positionner non plus en rupture avec la société civile. Et ça c'est un trait qui permet aussi de sauver le protestantisme officiel, au moins des accusations de «sectarisme» comme le monde d'aujourd'hui l'entend. Rendons à Cgs ce qui revient à Cgs. Adjugé!
Mais sans le sectarisme, il y a moyen aussi d'être [u]intolérant[/u], surtout quand on est sûr d'avoir raison et que l'avis est majoritaire dans un milieu donné, Là, les encyclopédistes pouvaient être intolérants envers l'Église, les anglicans à l'égard des catholiques, les catholiques envers des hérétiques. Les sectaires ne sont pas forcément belliqueux ou dangereux, ni les majorités «éclairées» pacifiques. C'est ici que l'on rejoint le souci avec info-secte. Il sera pas toujours facile de penser pouvoir déterminer à partir de quand un groupe marginal devrait représenter soi-disant une menace potentielle réelle, pour la santé physique ou mentale de ses membres ou leurs voisins. Il y aurait là un point un peu délicat, une source de dispute entre des experts et des citoyens. Jerome n'a pas tort, pareil pour Lovyves.
Merci de votre patience.