par Cinci » dim. 10 avr. 2016, 1:24
Hier, je lisais ceci :
La plupart des émissions de télévision et même de radio, à part peut-être les bulletins d’information bien-pensants qu’on nous repasse en boucle du matin au soir, sont conçues désormais non plus en fonction de leur utilité ou de leur intérêt public, mais en fonction de leur coût et de leur rentabilité en cotes d’écoute, et donc,
en publicité. Pour ce faire, on a recours aux artistes, humoristes et cuisiniers les plus populaires, et donc les plus « payants », on potine sur leur vie et leur travail, on les fait participer à des séances de jeux et de farces de plus en plus grossières et insignifiantes. Ça donne des émissions banales, animées par des vedettes, qui invitent d’autres artistes et humoristes et se parlent entre eux, et souvent tous ensemble, de tout et de rien.
[...]
Les médias d’information ont une grande responsabilité : ils sont un outil essentiel pour une vie démocratique en santé. Présentement, ils sont devenus une drogue empoisonnée qui nous détourne de notre réalité et nous enferme dans l’insignifiance et l’inaction. Quelqu’un pourrait-il dire aux responsables que nous en avons ras le bol de ces émissions de vedettes médiocres et mercantiles ?
http://www.ledevoir.com/culture/televis ... e-vedettes
Dans l'article, son auteur faisait référence à Fernand Séguin et ses entrevues en continue de 30 ou 60 minutes. une seule personnalité à la fois, pas de distraction, pas de trucage : on laisse tourner la caméra en plan fixe. Et devant : un Jean Rostand qui raconte, un Julien Green, un Hans Ur von Balthasar ...
Que du contenu!
Il évoque les télé-théâtres de Marcel Dubé dont on se souvient même cinquante ans plus tard! Et Marcel Dubé est mort jeudi dernier soit le 7 avril par le plus grand des hasards.
"Chienne de vie!"
Mais il bien raison, car je me souviens encore, moi, comme si c'était hier, de sa pièce de théâtre
Un simple soldat diffusé un dimanche soir au début des années 1970, ainsi que d'autres pièces d'anthologie théâtrale. Le théâtre d'auteur (pas de publicité!) est un autre de ces trucs ayant disparut de la télé.
... né en 1930 sur la rue Logan au coeur du mythique "Faubourg à la mélasse", Marcel Dubé passa une enfance en bande faite de jeux de cowboys et d'Indiens, de théatralité enfantine qui trouva un écho plus grave dans Zone, pièce phare contant la chute du chef d'un petit gang d'un quartier populaire [...] avant ce point d'orgue vint le cours classique au collège Sainte-Marie. La classe de versification attisa la passion de Dubé pour la poésie, où il se distingua.
[...]
Louise Marleau, une autre amie de longue date, s'explique ainsi le succès immédiat et durable de Dubé :C'est la contemporanéité des sujets qu'il a abordés ... Il connaissait l'âme, québécoise comme humaine. C'était un révélateur, Marcel Dubé, du Québec de cette époque, qui mettait en scène les gens des rues, des ruelles autant que des bourgeois. Dubé était accessible à tout le monde [...] C'était en 1966. Avant cette tragédie moderne, des pièces comme Le temps des lilas et surtout Un simple soldat, étaient déjà venu cimenter la réputation de l'auteur. Antihéros par excellence, Joseph Latour, ce soldat démobilisé avant d'avoir pu combattre, qui rejette l'ordre familial et social établi, cristallisa l'humeur d'une nation désenchantée à la veille de déclencher une Révolution tranquille. [...] Au Devoir, il confiait en 2002 : C'est à cette époque que le peuple québécois a pris conscience de ses valeurs culturelles et de son pouvoir créateur, dans tous les domaines de l'activité humaine.
http://www.ledevoir.com/culture/theatre ... mple-genie
Hier, je lisais ceci :
[quote] La plupart des émissions de télévision et même de radio, à part peut-être les bulletins d’information bien-pensants qu’on nous repasse en boucle du matin au soir, sont conçues désormais non plus en fonction de leur utilité ou de leur intérêt public, mais en fonction de leur coût et de leur rentabilité en cotes d’écoute, et donc, [u]en publicité[/u]. Pour ce faire, on a recours aux artistes, humoristes et cuisiniers les plus populaires, et donc les plus « payants », on potine sur leur vie et leur travail, on les fait participer à des séances de jeux et de farces de plus en plus grossières et insignifiantes. Ça donne des émissions banales, animées par des vedettes, qui invitent d’autres artistes et humoristes et se parlent entre eux, et souvent tous ensemble, de tout et de rien.
[...]
Les médias d’information ont une grande responsabilité : ils sont un outil essentiel pour une vie démocratique en santé. Présentement, ils sont devenus une drogue empoisonnée qui nous détourne de notre réalité et nous enferme dans l’insignifiance et l’inaction. Quelqu’un pourrait-il dire aux responsables que nous en avons ras le bol de ces émissions de vedettes médiocres et mercantiles ?
http://www.ledevoir.com/culture/television/467578/raz-le-bol-des-emissions-de-vedettes[/quote]
Dans l'article, son auteur faisait référence à Fernand Séguin et ses entrevues en continue de 30 ou 60 minutes. une seule personnalité à la fois, pas de distraction, pas de trucage : on laisse tourner la caméra en plan fixe. Et devant : un Jean Rostand qui raconte, un Julien Green, un Hans Ur von Balthasar ... [b]Que du contenu![/b]
Il évoque les télé-théâtres de Marcel Dubé dont on se souvient même cinquante ans plus tard! Et Marcel Dubé est mort jeudi dernier soit le 7 avril par le plus grand des hasards.
"Chienne de vie!"
Mais il bien raison, car je me souviens encore, moi, comme si c'était hier, de sa pièce de théâtre [i]Un simple soldat[/i] diffusé un dimanche soir au début des années 1970, ainsi que d'autres pièces d'anthologie théâtrale. Le théâtre d'auteur (pas de publicité!) est un autre de ces trucs ayant disparut de la télé.
[color=#0040BF] ... né en 1930 sur la rue Logan au coeur du mythique "Faubourg à la mélasse", Marcel Dubé passa une enfance en bande faite de jeux de cowboys et d'Indiens, de théatralité enfantine qui trouva un écho plus grave dans [i]Zone[/i], pièce phare contant la chute du chef d'un petit gang d'un quartier populaire [...] avant ce point d'orgue vint le cours classique au collège Sainte-Marie. La classe de versification attisa la passion de Dubé pour la poésie, où il se distingua.
[...]
Louise Marleau, une autre amie de longue date, s'explique ainsi le succès immédiat et durable de Dubé :C'est la contemporanéité des sujets qu'il a abordés ... Il connaissait l'âme, québécoise comme humaine. C'était un révélateur, Marcel Dubé, du Québec de cette époque, qui mettait en scène les gens des rues, des ruelles autant que des bourgeois. Dubé était accessible à tout le monde [...] C'était en 1966. Avant cette tragédie moderne, des pièces comme [i]Le temps des lilas [/i]et surtout [i]Un simple soldat[/i], étaient déjà venu cimenter la réputation de l'auteur. Antihéros par excellence, Joseph Latour, ce soldat démobilisé avant d'avoir pu combattre, qui rejette l'ordre familial et social établi, cristallisa l'humeur d'une nation désenchantée à la veille de déclencher une Révolution tranquille. [...] Au Devoir, il confiait en 2002 : C'est à cette époque que le peuple québécois a pris conscience de ses valeurs culturelles et de son pouvoir créateur, dans tous les domaines de l'activité humaine.[/color]
http://www.ledevoir.com/culture/theatre/467621/marcel-dube-1930-2016-un-simple-genie