Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

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Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Ungarsduweb » sam. 14 mars 2009, 11:17

Et encore cela dépend du niveau de malformation, si c'est qu'il manque un doigt ou une main on peut considérer que le futur etre pourras vivre avec sa malformation, maintenant si c'est une malformation irréversible du cerveau ou du coeur qui condamne a cour therme la vie de l'enfant et qui engendreras des souffrance énorme c'est une autre chose, tout n'est pas tout blanc ou tout noir dans la vie il y a des nuance et chaque cas est a étudier de façon individuelle .

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Altior » mer. 17 sept. 2008, 7:47

La question si on peut avorter si la vie de la mere est en danger se soumis a la question immediatement plus generale si on peut touer l'autrui si on est en danger evident. Je pense que, peut-etre, on pourrait invoquer ici la defense legitime. Un probleme este que, en cas de defense legitime, il y a une action voulue, une intention criminelle; ce n'est pas le cas avec le petit de l'uterus. En tout cas, a reflechir.

Par contre, l'avortement en cas de malformation certe ou probable se reduit a tuer les malades. Ce n'est jamais permis, ici on n'a pas de circonstances attenuante. Rien a reflechir.

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Christophe » mar. 16 sept. 2008, 13:07

[ Merci aux intervenants de ne pas s'écarter du sujet de ce fil, qui n'est pas l'avortement en général, mais l'étude - selon la théologie morale catholique - du cas particulier où la vie de la mère est en danger. | Fraternellement. Christophe ]

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Olivier JC » mar. 16 sept. 2008, 12:30

Bonjour,

Il me semble que concernant l'avortement, la loi ne présente aucun intérêt. Se battre pour que la loi change me semble vain.

L'action admirable menée par l'Eglise qui est aux Etats-Unis me semble une bien meilleure voie.

+

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Fulcanelli » mar. 16 sept. 2008, 12:21

Finalement la loi doit permettre à la mère de choisir, c'est le plus sage.
C'est le plus sage puisque différentes spiritualités ont sur le point de l'avortement des idées légitimes mais qui s'opposent.
C'est le plus sage puisque, dans un monde devenu très ouvert, une femme qui en a les moyens trouvera toujours un lieu où l'avortement sera légal.
Sur ces sujets difficiles, la laïcité offre un espace de rencontre des différentes formes de pensées, dont aucune ne détient, de l'avis même des autres, la vérité.

Re: Références ?

par Christophe » lun. 15 sept. 2008, 20:40

[+] Texte masqué
Souricette a écrit :
Christophe a écrit : Bonjour Charles

Possèdes-tu les références de textes dans lesquels cette position est clairement exprimée par l'Eglise ? Cette position me semble assez juste, mais je ne sais pas si elle est partagée par l'Eglise.

Pour répondre à LumendeLumine, la règle du moindre mal ne transforme pas le mal en bien, mais justifie le choix éthique d'un moindre mal pour éviter un mal plus grand. Il me semble qu'elle est utilisable dans le cas évoqué.

Amitiés
Christophe
Oui, moi aussi ça m'intéresse, car c'est une question importante.

En Pologne, par exemple, l'avortement est autorisé lorsque la grossesse met en danger la vie ou la santé de la mère, lorsque les examens prénataux révèlent un risque élevé que le fœtus soit atteint d’une malformation grave et irréversible ou d’une maladie grave et incurable, lorsqu’il y a de bonnes raisons de croire que la grossesse est le résultat d’un acte criminel.

En tous les cas, il me paraît de pur de bon sens d'interrompre au plus vite une grossesse extra-utérine : il n'y a aucune chance de survie, ni pour la mère, ni pour l'enfant.
Bonsoir Souricette ! :)

Je voudrais apporter deux compléments, par rapport à mon intervention que tu as cité :
1) La position catholique sur le sujet a été exprimée par Sapin (vous la trouverez plus haut dans ce fil, suite à une fusion de deux fils existants) : c'est le "principe de la cause à double effet".
2) Concernant le "principe du moindre mal", je vous invite à consulter le fil suivant : La règle dite 'du moindre mal' n'est pas catholique !

Amicalement
Christophe

Re: Références ?

par Souricette » lun. 15 sept. 2008, 10:02

Christophe a écrit :
Charles a écrit :La position de l'Eglise dans ce cas-là est très claire il me semble, la mère peut parfaitement avorter si sa vie est mise en danger par la grossesse.
Bonjour Charles

Possèdes-tu les références de textes dans lesquels cette position est clairement exprimée par l'Eglise ? Cette position me semble assez juste, mais je ne sais pas si elle est partagée par l'Eglise.

Pour répondre à LumendeLumine, la règle du moindre mal ne transforme pas le mal en bien, mais justifie le choix éthique d'un moindre mal pour éviter un mal plus grand. Il me semble qu'elle est utilisable dans le cas évoqué.

Amitiés
Christophe
Oui, moi aussi ça m'intéresse, car c'est une question importante.

En Pologne, par exemple, l'avortement est autorisé lorsque la grossesse met en danger la vie ou la santé de la mère, lorsque les examens prénataux révèlent un risque élevé que le fœtus soit atteint d’une malformation grave et irréversible ou d’une maladie grave et incurable, lorsqu’il y a de bonnes raisons de croire que la grossesse est le résultat d’un acte criminel.

En tous les cas, il me paraît de pur de bon sens d'interrompre au plus vite une grossesse extra-utérine : il n'y a aucune chance de survie, ni pour la mère, ni pour l'enfant.

Re:

par antoine93 » dim. 14 sept. 2008, 17:14

LumendeLumine a écrit : «(...)Il est vrai que de nombreuses fois le choix de l'avortement revêt pour la mère un caractère dramatique et douloureux, lorsque la décision de se défaire du fruit de la conception n'est pas prise pour des raisons purement égoïstes et de facilité, mais parce que l'on voudrait sauvegarder des biens importants, comme la santé ou un niveau de vie décent pour les autres membres de la famille. Parfois, on craint pour l'enfant à naître des conditions de vie qui font penser qu'il serait mieux pour lui de ne pas naître. Cependant, ces raisons et d'autres semblables, pour graves et dramatiques qu'elles soient, ne peuvent jamais justifier la suppression délibérée d'un être humain innocent.»
Donc, dans ce cas précis, est-ce que l'Eglise affirme qu'une mère en grossesse ectopique doit laisser la nature faire les choses ? Je veux dire : mourir avec un embryon qui ne sera jamais viable.

Moi je ferais comme cela : j'avorterais quand même, mais je demanderai à ce que l'embryon soit baptisé avant (baptême intra-... ectopique). Comme ça, l'embryon ne se retrouvera pas dans les limbes, et la mère peut être sauvée.

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Boris » mar. 31 juil. 2007, 15:06

?? Euthanasie ?? Eutha-Nazi ?? Etat Nazi ??

N'oublions pas que ces pratiques étaient celles des nazis et qu'elles furent dénoncées et condamnées. Mais ce sont bien les mêmes pratiques que nous voyons revenir.

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Christophe » mar. 31 juil. 2007, 14:52

Boris a écrit :
Raistlin a écrit :Je ne sais pas... Dans le cas de l'euthanasie sur une personne dans le coma, il n'y a pas excommunication il me semble. Et les meurtres sur les enfants en bas âge ? Ils ne peuvent pas plus se défendre mais il ne semble pas que ce soit sanctionné par une excommunication.
Attention : l'euthanasie est un suicide, c'est très différent. La personne elle-même demande à un moment donné de mourir. Néanmoins, c'est considéré comme un meurtre.
Euthanasie : Mort donnée à un malade incurable, afin d'abréger ses souffrances.
Lorsque l'on euthanasie un cheval de course qui se casse la patte, il ne s'agit pas d'un suicide. Lorsque l'on "débranche" une personne inconsciente, il ne s'agit pas d'un suicide. Etc.
La propagande eutha-nazie vend "le droit de mourir (dans la dignité)" pour les grabataires. Mais ce n'est là qu'une étape, une brêche à ouvrir dans la protection du malade : une fois acquis le principe du "droit au suicide", et lorsque l'opinion sera bien convaincu qu'il est parfaitement légitime d'abréger une vie malade (qui ne vaut pas la peine d'être vécue), c'est la suppression - avec ou sans consentement ! - des improductifs (déjà commencé avec les DPI et DPN) qui constitue le véritable enjeu.
C'est cela l'eutha-nazie et pas seulement un "droit au suicide" (car l'euthanasie passive, sur demande du malade, est déjà tacitement permise par la loi Kouchner qui interdit d'imposer un traitement à un malade contre sa volonté).

Pax vobiscum
Christophe

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Sapin » sam. 28 juil. 2007, 23:37

Effectivement Boris vous avez raison car ce cas n'est pas conforme aux trois conditions pour un péché mortel.

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Boris » sam. 28 juil. 2007, 22:15

Je ne pense pas que la sentence frappe la mère qui subit de force un avortement, je veux dire qui n'a plus sa liberté de choix à cause d'une pression trop forte ("copain", famille, professionnels, ...) car elle n'est pas complice mais victime.

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Sapin » sam. 28 juil. 2007, 20:56

Can. 1329 :

§ 1. Les personnes qui, avec l'intention commune de commettre un délit, concourent au délit, et qui ne sont pas nommées expressément dans la loi ou le précepte, sont soumises aux mêmes peines que l'auteur principal si des peines ferendae sententiae ont été établies contre lui, ou bien elles sont soumises à d'autres peines de même gravité ou à des peines moins lourdes.

§ 2. Sont frappés de la peine latae sententiae attachée au délit les complices qui ne sont pas nommés par la loi ou le précepte, si le délit ne pouvait être accompli sans leur participation et si la peine est de telle nature qu'elle puisse les affecter eux-mêmes; sinon ils peuvent être punis de peines ferendae sententiae.
Ainsi, l'excommunication «latae sententiae», non réservée au Saint-Siège, qui frappe celui qui procure un avortement (can 1398), frappe non seulement la mère mais aussi les parents qui l'auraient conseillé ou, à plus forte raison, imposé à leur fille, les docteurs ou sages-femmes qui y auraient effectivement participé.

Réflexion: Sachant que dans bien des cas la décision de recourir à un avortement a été prise dans des situations de grandes souffrances et de désespoirs, l'accompagnement pastoral avec un prêtre et toujours souhaitable et même fortement conseillé...

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Christophe » sam. 28 juil. 2007, 18:41

CEC a écrit :2272 La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L'Eglise sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. "Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latæ sententiæ" (CIC 1398) "par le fait même de la commission du délit" (CIC 1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. CIC 1323-1324). L'Eglise n'entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l'innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société.
Sauf erreur de ma part, et si je lis bien, c'est la personne qui "procure un avortement" - c'est-à-dire celui qui conduit l'opération - qui est visé par l'excommunication latæ sententiæ, et non pas la femme qui y a recours... Bien sûr, la question est plus délicate dans le cas d'auto-médication de pillule abortive.

Cordialement
Christophe

Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?

par Boris » sam. 28 juil. 2007, 14:20

Raistlin a écrit :
- une grossesse n'est jamais un accident. A partir du moment qu'un homme s'unit à une femme, la grossesse doit être envisagée à moins d'être sur que la femme est en période inféconde.
Et le cas du viol ? OK, c'est rare qu'une femme tombe enceinte après un viol, mais quand même ?
Il n'y a rien d'accidentel à la grossesse : s'il y a eu pénétration et éjaculation dans le vagin, alors la grossesse est à envisager.
Le viol en lui-même est accidentel mais pas ses conséquences : elles sont logiques !
Raistlin a écrit :Et je rajoute à ça l'inconscience de la jeunesse. Qu'une jeune fille de 14-15 ans tombe enceinte parce qu'elle ne mesurait pas toutes les conséquences peut être considéré comme un accident, non ?
Idem : il s'agit d'un manque de formation. D'autant plus qu'à 14 ans, cela a été étudié au collège.

Mais là vous mettez le doigt sur un sujet qui fache : l'éducation à la sexualité d'un coté et à l'Amour de l'autre.
Tant que des expressions telles que "faire l'amour" existeront et seront utiliser à la place de "avoir une union", alors il y aura confusion des genres.

On voit bien comment la société actuelle s'est piégée elle-même. Sous couvert de libération sexuelle, en réalité elle est incapable de parler véritablement de ce que c'est.
Pire, elle ne sait plus ce qu'est l'Amour.

Seuls des cathos vraiments croyants, à la suite des textes de Jean-Paul II en particulier mais pas uniquement, sont totalement "décoincés" sur ces sujets qui malgré tout restent tabous.
Regardez bien : parlez des "positions" sexuelles n'est plus tabous, par contre parler du sens de cet acte l'est encore plus qu'avant 1968, sauf dans l'Eglise.

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