Bonsoir cher Marc'Oh,
Donc votre épouse est suivie médicalement. Il y a peut-être des difficultés physiologiques qui viennent aggraver les difficultés relationnelles.
Marc Oh a écrit :Bonjour, J’ai cherché à approfondir un peu ma lecture de 1 Pierre 3, 7 (...)
Vous pareillement, les maris, menez la vie commune avec compréhension, comme auprès d'un être plus fragile, la femme; accordez-lui sa part d'honneur, comme cohéritière de la grâce de Vie. Ainsi vos prières ne seront pas entravées.
Je ne suis pas certaine dans ce qui nous intéresse ici que de chercher à définir LES femmes et LES hommes soit utile. Certes il y a des différences générales et des livres comme "Mars et Vénus" sont utiles pour mieux se comprendre. Mais les personnes sont très différentes et il peut y avoir des fonctionnements très différents également distribués entre hommes et femmes. Il s'agit bien ici d'elle et de vous, dans tout ce que vous avez de particulier, dans votre propre manière d'être homme et femme et époux. Nous ne pouvons savoir ce qui est dans la tête de votre épouse car outre que nous ne la connaissons pas et que nous n'avons que votre version, les femmes sont très différentes les unes des autres et contrairement à Saint Pierre (qui parlait à son époque), je pense que dans certains couples, c'est l'homme qui se trouve être le plus délicat ! Il n'y a pas de règles à mon avis.
Marc Oh a écrit :Notre incompréhension ne viendrai-t-il pas de ce cheminement que j’ai effectué sans elle ? Je dois admettre que j’ai vraiment l’impression d’être mort à ce que j’étais avant pour être né à quelque chose de tout autre.
Il est possible que vous n'ayez pas évolué l'un et l'autre dans la même direction.
Marc Oh a écrit :Après tout m’a échappé c’était elle La femme, je ne lui voyais que des qualités quitte à mentir à ma raison.(...)
La part d’ombre en elle pour moi a été croissante. Rencontrés très jeune, ma recherche était plus religieuse et la sienne « bourgeoise ».
Voulez-vous dire que vous êtes tombé amoureux d'elle et que vous l'avez épousée en refusant de voir ce que vous n'aviez pas envie de voir ?
Vous êtes vous un peu menti à vous-même ? En fait la seule "valeur" que vous aviez en commun, n'était-ce pas de fonder une famille, de vouloir des enfants, ce qui n'est pas une valeur mais l'appel le plus simple et animal du monde à vivre en couple et perpétuer l'espèce ?
(Pardonnez ma franchise)
Marc Oh a écrit :
Un moment j’ai perdu pied et ma situation professionnelle s’est dégrader et dans le contexte de diminution du pouvoir d’achat c’est devenu insupportable pour elle alors que ses « exigences » en matière de biens de ce monde n’ont fait qu’augmenter. Clairement ce qui lui déplaît en moi est et était ma modeste situation professionnelle. Elle m’a dit beaucoup de chose très négative mais j’ai du mal à la croire aujourd’hui tellement c’était extrême dans le négatif. Je pense que la haine et le plaisir sadique de détruire celui qui cristallise son mécontentement l’a motivé pour me détruire.
Ce que vous nous racontez là est impressionnant. Comme Trinité, je suis choquée. Le devoir et l'impulsion normale d'une femme est de soutenir son homme lorsqu'il est dans la panade et de lutter à ses côtés, pas de l'enfoncer. Trinité a raison, une femme a souvent besoin d'admirer un homme en amour. Mais les raisons d'admirer sont multiples. On peut admirer un homme pour sa personnalité, sa capacité à prendre des décisions, à soutenir les autres, à son humanité, pour sa capacité à répondre à ses besoins d'écoute et d'attention et cette admiration est censée survivre aux difficultés professionnelles !
Ou on peut admirer un homme pour sa position sociale, son joli nom à rallonge, son fric, sa célébrité, pour sa capacité à pourvoir à ses besoins matériels et cette admiration là est bien fragile et peu résistante aux aléas de la vie.
Maintenant à vérifier pour elle, un état de dépression larvé peut rendre une gentille personne extrêmement agressive. Avait-elle vraiment accepté la mort de son enfant ?
Marc Oh a écrit :Je me suis aussi rendu compte ce qu’était la colère naissant dans mon cœur et du coup je la « comprend » aussi chez les autres.
J’ai appelé à l’aide des mois et ai reçu une conversion de cœur je croie bien qui a mis 1-2 ans à ce concrétiser en un bien-être. D’abord lâchant prise je suis aujourd’hui très détaché et me remet à Dieu systématiques en tout. Avant ça j’ai essayé un moment de gagner plus d’argent mais ça n’a pas marché. Il m’arrive d’avoir des angoisses mais la prière est efficace et la louange est une carotte à court terme qui aide beaucoup.
Nous voyons que vous avez reçu de grandes grâces du Seigneur Marc Oh !
Sur le plan financier : est ce que vous aviez envie de gagner plus d'argent pour vous ou était-ce pour répondre à son besoin à elle ? Est-ce important pour vous, de gagner plus d'argent ? (pour l'instant, vous ne parlez que de son désir à elle et pas de votre désir à vous sur ce plan)
Marc Oh a écrit :Il m’est arrivé entre 2 accident de la vie de personnellement de tomber dans des fautes graves, excusez-moi de ne pas en parler mais ne pas le dire aurai été incorrecte. Je lui ai demandé pardon et elle m’a reproché de lui demander pardon.
Sur ce plan là, je comprends qu'elle n'ait pas été contente !

personnellement, si un homme m'avouait une "incartade", je lui en voudrais beaucoup plus de me l'avoir avoué que de l'avoir fait ! Dans certains cas, l'honneteté parfaite fait plus de dégâts que le silence, je trouve qu'il faut assumer seul sa faute dans la discrétion afin de ne pas faire du mal à l'autre mais c'est très personnel. Disons que beaucoup de femmes auraient eu sa réaction qui pour le coup a été banale.
Marc Oh a écrit :Un moment la part d’ombre de sa vie a émergé à des regards indiscrets et est devenu un mini-secret de familles. C’était abominable. J’ai par la suite ai été coupablement jaloux et ai espionné et me suis fait beaucoup de mal. J’ai essayé de la comprendre, me suis spirituellement perdu dans cette passion perverse en me mettant à son niveau. Privé de tendresse, en partie par mon indélicatesse probablement, j’en étais arrivé à désirer plus son corps que son salut. J’étais intéressé. C’est humain mais pas chrétien. L’élément déclencheur à la rupture a été une goutte d’eau, rien de conséquent, dont je n’étais en rien responsable mais visiblement pas dans sa perception des réalités. Cette rupture est récente de quelques années alors que le décès de notre enfant est beaucoup plus lointain, plus de 10 ans.
On sent, dans cette période que vous nous racontez, une relation entre vous qui vous tire vers le bas et pas vers le haut, l'aspect pervers nourrissant même votre passion pour elle. (tout cela ferait un excellent scénario de film...). Cette période n'a pas soudé votre couple car la passion seule se nourrit de l'autre au lieu de partager ensemble la nourriture, vous vous êtes vampirisés mutuellement et laissé exhangues.
Vous vous nourrissez du sang du Christ et recevez Sa vie mais elle, de quoi se nourrit-elle ? a t-elle de bonnes relations avec ses enfants ? A t-elle un travail qui lui plaît ?
Marc Oh a écrit :Son comportement n’est apparemment « pas bien » même si elle s’est elle-aussi perdu mais je pense que Dieu tout puissant le transforme en quelque chose de bénéfique sinon comment le permettrai-Il ? (…)
Je veux d’abord son salut et qu’elle trouve la paix.
Dieu nous laisse libre, il n'intervient qu'à l'intérieur du cœur d'une personne comme Il le fait avec vous. Elle est libre de garder son cœur fermé et de refuser la bénédiction du Seigneur ou de s'ouvrir et prier pour elle bien sur n'est pas perdu, cela donne un fruit mystérieux ne serait-ce que pour vous.
Je me demande si, en voulant pour elle « son salut et la paix », vous n'êtes pas un peu trop volontariste, je me demande finalement si vous ne lui mettez pas la pression à votre manière douce...
Je crois que vous êtes trop centrée sur elle et pas assez sur vous même : à elle cela lui met la pression et à vous, cela vous empêche de réellement prendre soin de vous. Car vous avez vécu et vous vivez de grandes souffrances et vous avez urgemment besoin de prendre soin de vous et qu'on prenne soin de vous. Vous le faîtes avec la direction spirituelle mais je crois que vous avez aussi besoin de tendresse, voyez dans votre famille, vos amie()s, qui vous fait du bien, qui vous écoute vraiment.
Marc Oh a écrit :Mais maintenant, le Christ a mis la barre haute, je tiens absolument qu’elle me prenne tel je suis, j’ai trop longtemps cherché à être celui qu’elle voulait. Je me suis perdu, je me suis retrouvé.
Oui, c'est une grande grâce que le Seigneur vous fait de vous retrouver, c'est un fort témoignage pour nous tous (vous connaissez le livre de Thomas d'Assembourg, prof en CNV « Cessez d'être gentil, soyez vrai »?)
Marc Oh a écrit :mais la tendresse spirituelle que je ressens est réel pour moi, ce qui est le principal. Elle de son coté, bien que nous n’en parlons jamais, doit avoir son discours de justification. Je multiplie les attentions et pratique la discipline Du maître comme je peux. . (...). Je reste très aimant et amoureux mais je suis prêt à vivre seule s’il le faut. (...) je retenterai « m’exprimer » et aussi « ne pas penser pour elle ». Mon côté trop gentil m’a beaucoup desservie, cela la rend furieuse car cela rend manifeste sa mauvaiseté et je pense que ce n’est pas facile d’être un bourreau et j’ai le sentiment que ça été pénible pour elle. Mendier des bonnes relations ou des gestes m’a aussi porté tord dans le passé, j’y retombe parfois, je vais faire attention.
L'impression générale que me donne votre histoire cher Marc'ho : C'est que vous êtes tous deux prisonniers d'un scénario ou vous jouer à la perfection un rôle déja écrit ne correspondant nullement à la vérité de votre être, pour l'un comme pour l'autre. Vous êtes en train de chercher à sortir de ce scénario et vous voulez quitter ce rôle et c'est certainement l'Esprit de Vérité qui vous y pousse.
A elle a été échu le rôle de la méchante fille, odieuse, injuste, repoussant l'amour offert, fuyant tout dialogue. On ne sait pas les raisons qui l'ont poussée à endosser ce rôle, on ne sait pas dans quelle mesure elle a un bon fond ou pas, mais elle vaut certainement mieux que cela. D'après ce que vous nous dîtes, elle semble coupée de ses profondeurs. On ne sait pas non plus le vrai impact qu'a eu la mort de son enfant.
A vous, le rôle du gentil garçon, voir même du saint (notons que vous vous êtes donné le beau rôle).
Toujours gentil, sans doute trop compréhensif et quémandeur d'affection. Chacun dans son rôle et chaque rôle renforçant l'autre dans son propre rôle, amenant à une vampirisation réciproque. Et votre vérité à vous dans tout ça, masquée par toute votre attention tournée vers elle ?
Tout ce que vous nous dîtes me donne l'impression que dès le départ, vous avez abordé cette relation avec un manque important d'estime de vous et qu'elle s'est engouffrée dans cette faille et l'a aggravée, elle-même poussée par sa propre faille. Comme si son manque de tendresse et de compréhension ne faisait que confirmer ce manque d'amour de vous.
C'est une impression. Si jamais ce que je dis vous parle, vous pouvez demander au Seigneur la grâce de vous donner plus d'estime de vous même, plus d'amour et de compassion pour la très belle personne que vous êtes !!! Vraiment Marc'oh. Et ce don de Dieu là peut avoir un impact fort sur toutes vos relations. (Vous savez, Marc Oh, c'est difficile pour une femme d'estimer un homme qui ne s'estime pas lui-même)
Sortir de ces rôles là ? Vous ne pouvez exiger d'elle qu'elle sorte du sien, c'est son chemin. Vous avez déjà commencé à quitter le votre ... je suis d'accord avec Trinité : vous exprimer en CNV certes (c'est à dire en vérité) mais peut-être prendre de la distance, vous occuper de vous, mener votre vie, ne pas vous montrer spécialement attentif à elle, je dirais une certaine froideur distante. En même temps, comme vous nous le dîtes vous ne pouvez pas faire semblant...
Prenez soin de vous.
De tour cœur avec vous, nos prières vous accompagnent !
Que Dieu vous bénisse et vous garde,
Axou