par Le Fils Prodigue » dim. 29 mai 2016, 19:07
Bonsoir chers frères,
Merci pour vos éclaircissements. Oui, je mesure de plus en plus que l'amour biblique n'est point "l'amour-sentiment" que nous avons si souvent en tête et que nous recherchons à ressentir lorsque l'on veut aimer Dieu ou notre prochain. Il est toutefois difficile au départ de s'affranchir de cela, mais on apprend à le faire lors de la "traversée du désert".
Je ne sais pas si vous avez déjà lu cet auteur, mais Jean de la Croix, dans La Nuit obscure, explique que petit à petit, Dieu conduit notre âme à se détacher des consolations sensibles que l'enfant spirituel recherche, et lui fait traverser une terrible nuit de l'âme dans laquelle toutes nos facultés nous abandonnent. Ainsi, nous nous croyons damnés, mais c'est en réalité dans ce dénuement que nous pouvons aller vers l'union d'amour à Dieu, en ne nous raccrochant plus à nos facultés... Comme vous le dites, Jérémy c'est un chemin de crucifixion dans lequel nous ne dépendons plus que de Dieu seul, et où nous nous offrons à Lui, comme un sacrifice vivant... Et ainsi Libremax, nous apprenons à aimer véritablement, et à faire la volonté de Dieu, comme le rappelle St Jean.
L'amour, c'est "se donner", et je comprends cela à la mesure de ce qu'a accompli le Christ à sa Passion, mais la question qui me taraude est : dans quelle mesure devons-nous nous donner ? Comment sait-on que nous nous donnons vraiment ? Aujourd'hui l'Eglise catholique célèbre la solennité du Saint-Sacrement, et nous nous rappelons ainsi du Seigneur qui a donné son corps et son sang. Mais dans le premier hymne des vêpres aujourd'hui, le dernier couplet dit cela :
Prenez son corps dès maintenant,
Il vous convie
À devenir eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend,
Qu’il vous héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang.
"Il vous convie à devenir eucharistie", est-ce à dire que nous-mêmes devenons participants de la rédemption du monde en communiant au Corps et au Sang du Christ ? Si nous sommes Eucharistie, devenons-nous en quelque sorte Pain du monde de par notre communion avec le Christ ? Nous ne devons pas aimer le monde, mais sommes-nous une sorte d'offrande pour le salut de la Création ?
Merci d'avance chers frères,
Que Dieu vous bénisse en Jésus-Christ.
Bonsoir chers frères,
Merci pour vos éclaircissements. Oui, je mesure de plus en plus que l'amour biblique n'est point "l'amour-sentiment" que nous avons si souvent en tête et que nous recherchons à ressentir lorsque l'on veut aimer Dieu ou notre prochain. Il est toutefois difficile au départ de s'affranchir de cela, mais on apprend à le faire lors de la "traversée du désert".
Je ne sais pas si vous avez déjà lu cet auteur, mais Jean de la Croix, dans [i]La Nuit obscure[/i], explique que petit à petit, Dieu conduit notre âme à se détacher des consolations sensibles que l'enfant spirituel recherche, et lui fait traverser une terrible nuit de l'âme dans laquelle toutes nos facultés nous abandonnent. Ainsi, nous nous croyons damnés, mais c'est en réalité dans ce dénuement que nous pouvons aller vers l'union d'amour à Dieu, en ne nous raccrochant plus à nos facultés... Comme vous le dites, Jérémy c'est un chemin de crucifixion dans lequel nous ne dépendons plus que de Dieu seul, et où nous nous offrons à Lui, comme un sacrifice vivant... Et ainsi Libremax, nous apprenons à aimer véritablement, et à faire la volonté de Dieu, comme le rappelle St Jean.
L'amour, c'est "se donner", et je comprends cela à la mesure de ce qu'a accompli le Christ à sa Passion, mais la question qui me taraude est : dans quelle mesure devons-nous nous donner ? Comment sait-on que nous nous donnons vraiment ? Aujourd'hui l'Eglise catholique célèbre la solennité du Saint-Sacrement, et nous nous rappelons ainsi du Seigneur qui a donné son corps et son sang. Mais dans le premier hymne des vêpres aujourd'hui, le dernier couplet dit cela :
[b]Prenez son corps dès maintenant,
Il vous convie
À devenir eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend,
Qu’il vous héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang.[/b]
"Il vous convie à devenir eucharistie", est-ce à dire que nous-mêmes devenons participants de la rédemption du monde en communiant au Corps et au Sang du Christ ? Si nous sommes Eucharistie, devenons-nous en quelque sorte Pain du monde de par notre communion avec le Christ ? Nous ne devons pas aimer le monde, mais sommes-nous une sorte d'offrande pour le salut de la Création ?
Merci d'avance chers frères,
Que Dieu vous bénisse en Jésus-Christ.