par Athanase » mer. 21 sept. 2016, 17:38
Cepora a écrit :Athanase a écrit :L'Écriture critique la tradition, particulièrement les précisions du Credo. Elle n'a pas pour objet de nous fournir une politique, ou une science, mais doit régler le Symbole de Foi, qu'elle a enfanté.
Vous avez raison, tout du moins, je suis d’accord avec vous dans le sens que l’Ecriture permet de justifier, de reconnaître la véracité d’une expression de Foi. Toutefois, l’Ecriture ne critique pas la Tradition, car la Tradition ne peut se dissocier de l’Ecriture, ni manquer d’y correspondre. Elle n’est donc pas un objet critique, mais un critère de vérification. Mais encore faut-il avoir de l’Ecriture une bonne compréhension, une bonne intelligence, car si nous reconnaissons que l’Ecriture est inspirée, alors il faut nécessairement accepter, se soumettre, à l’action de l’Esprit pour la comprendre et l’interpréter. Cette inspiration de l’Esprit est immanente, inhérente à l’Eglise, car l’Esprit Saint demeure dans l’Eglise qui est, en dernière instance, l'autorité qui définit, interprète, et transmet le dépôt de la Foi.
Précisons! Il n'existe pas d'autre tradition, à mon avis, que celle de la liste des livres bibliques et celle de la foi baptismale, foi formulée, définitivement, dans le Credo. A ce titre, il a été interdit de composer ou d'altérer le credo, selon les conciles d'Éphèse, de Chalcédoine et le troisième de Constantinople (Dz.265, 303, 559). De plus, même Rome a reconnu le Credo comme expression définitive de la foi, à Trente (Dz.1500).
Ceci dit, lorsque j'affirme que le canon doit critiquer la tradition, j'en exclus évidemment le credo, puisque c'est de lui qu'il tire son autorité, d'après son article pascal. Néanmoins, toutes les précisions ultérieures apportées au Credo sont matière à critique, par l'Écriture. Je pense notamment au quatre nœuds dogmatiques du Symbole, qui articulent le problème de l'un et du multiple: un Dieu/Trinité, un Seigneur/Incarnation, Un baptême/Justification, Une Église/Interprétation. Par exemple, en ce qui a trait à l'Incarnation, les dogmes mariaux de l'Immaculée conception, ou de l'Assomption, sont superfétatoire ou faux, particulièrement la doctrine de l'Immaculée conception, qui contredit Rom.3, Ps.51/7 etc... N'oubliez pas l'action de l'Esprit Saint, au moyen du sacerdoce universel des baptisés, lequel a conduit les fidèles à ne pas recevoir certains conciles ou certains affirmations papales (Monothéisme, Honorius, Concile 449, filioque etc...)!
Certes, l'Esprit Saint a préservé les baptisés, puisque leur ensemble reconnaît le même Credo et la même Bible. Néanmoins, en ce qui a trait aux précisions, qui tranchera, si ce n'est l'Écriture, d'après l'article pascal du Credo (
SELON les Écritures), puisque tous se contestent, pape et conciles, baptisés et évêques etc...?
[quote="Cepora"][quote="Athanase"]L'Écriture critique la tradition, particulièrement les précisions du Credo. Elle n'a pas pour objet de nous fournir une politique, ou une science, mais doit régler le Symbole de Foi, qu'elle a enfanté.[/quote]
Vous avez raison, tout du moins, je suis d’accord avec vous dans le sens que l’Ecriture permet de justifier, de reconnaître la véracité d’une expression de Foi. Toutefois, l’Ecriture ne critique pas la Tradition, car la Tradition ne peut se dissocier de l’Ecriture, ni manquer d’y correspondre. Elle n’est donc pas un objet critique, mais un critère de vérification. Mais encore faut-il avoir de l’Ecriture une bonne compréhension, une bonne intelligence, car si nous reconnaissons que l’Ecriture est inspirée, alors il faut nécessairement accepter, se soumettre, à l’action de l’Esprit pour la comprendre et l’interpréter. Cette inspiration de l’Esprit est immanente, inhérente à l’Eglise, car l’Esprit Saint demeure dans l’Eglise qui est, en dernière instance, l'autorité qui définit, interprète, et transmet le dépôt de la Foi.[/quote]
Précisons! Il n'existe pas d'autre tradition, à mon avis, que celle de la liste des livres bibliques et celle de la foi baptismale, foi formulée, définitivement, dans le Credo. A ce titre, il a été interdit de composer ou d'altérer le credo, selon les conciles d'Éphèse, de Chalcédoine et le troisième de Constantinople (Dz.265, 303, 559). De plus, même Rome a reconnu le Credo comme expression définitive de la foi, à Trente (Dz.1500).
Ceci dit, lorsque j'affirme que le canon doit critiquer la tradition, j'en exclus évidemment le credo, puisque c'est de lui qu'il tire son autorité, d'après son article pascal. Néanmoins, toutes les précisions ultérieures apportées au Credo sont matière à critique, par l'Écriture. Je pense notamment au quatre nœuds dogmatiques du Symbole, qui articulent le problème de l'un et du multiple: un Dieu/Trinité, un Seigneur/Incarnation, Un baptême/Justification, Une Église/Interprétation. Par exemple, en ce qui a trait à l'Incarnation, les dogmes mariaux de l'Immaculée conception, ou de l'Assomption, sont superfétatoire ou faux, particulièrement la doctrine de l'Immaculée conception, qui contredit Rom.3, Ps.51/7 etc... N'oubliez pas l'action de l'Esprit Saint, au moyen du sacerdoce universel des baptisés, lequel a conduit les fidèles à ne pas recevoir certains conciles ou certains affirmations papales (Monothéisme, Honorius, Concile 449, filioque etc...)!
Certes, l'Esprit Saint a préservé les baptisés, puisque leur ensemble reconnaît le même Credo et la même Bible. Néanmoins, en ce qui a trait aux précisions, qui tranchera, si ce n'est l'Écriture, d'après l'article pascal du Credo ([b]SELON[/b] les Écritures), puisque tous se contestent, pape et conciles, baptisés et évêques etc...?