par Cinci » ven. 13 janv. 2017, 15:28
Un petit résumé :
A) Le politiquement correct
C’est à partir de ce moment que l’électorat américain lui prêtera une oreille de plus en plus attentive, peu importent ses excès, dit Laure Mandeville. Mais le dernier ingrédient de la recette Trump, dit-elle, fut son côté antipolitiquement correct.
« Ceux qui ont vécu aux États-Unis savent combien la dictature du politiquement correct est omniprésente et à quel point l’ultragauche a pris le contrôle des idées dans les universités. Je pense qu’au fond, même si Trump exagère et en dit toujours trop, même s’il est parfois très inquiétant, le peuple américain se dit que seul un personnage aussi indomptable pourra renverser la vapeur. »
B) Le mondialisme qui sacrifie la nation ou le culte politique des apatrides faisant l'Impasse sur les projets collectifs ou la notion de bien commun
Selon la correspondante du Figaro, Trump a saisi le désarroi de ces gens dont on ne parle jamais, la classe blanche paupérisée abandonnée par les démocrates. « Depuis des années, les libéraux étaient convaincus que les minorités leur assureraient la victoire électorale. Ils avaient complètement
oublié la question de classe. » Or, les inégalités se sont creusées de manière spectaculaire sous Obama.
C) Le manque d'indépendance des médias ou leur asservissement aux intérêts de Wall Street
La correspondante [...] s’inquiète de l’opposition systématique des grands médias
qui ont largement dépassé leur mission d’informer, dit-elle, en faisant tout pour abattre Trump. « Les grands médias l’ont d’abord pris pour un clown, dit-elle. Il était tellement à l’opposé de leur doxa idéologique sur la globalisation heureuse. À partir du moment où ils ont compris qu’il allait gagner, ils ont basculé dans un parti pris absolu qui les aveugle toujours sur ses capacités et sur le mouvement de colère qu’il représente. »
[...]
Cet épisode laisse un goût amer à la journaliste, qui s’inquiète du discrédit radical dont jouissent aujourd’hui les médias américains dans la population. « J’ai le sentiment que
les Américains ne croient plus dans leurs médias. C’est très dangereux, car ils se précipitent vers des médias alternatifs parfois complètement dingues ou qui donnent carrément dans la propagande. On a d’un côté des médias qui refusent obstinément la légitimité du président. Et de l’autre, de nouveaux médias qui lui permettent de passer outre. Cette rupture totale entre les élites, les médias et Trump est inquiétante. Surtout dans un contexte international qui demeure terriblement fragile. »
http://www.ledevoir.com/international/e ... on-blanche
Un petit résumé :
[b]A) Le politiquement correct
[/b]
C’est à partir de ce moment que l’électorat américain lui prêtera une oreille de plus en plus attentive, peu importent ses excès, dit Laure Mandeville. Mais le dernier ingrédient de la recette Trump, dit-elle, fut son côté antipolitiquement correct.
« Ceux qui ont vécu aux États-Unis savent combien la dictature du politiquement correct est omniprésente et à quel point l’ultragauche a pris le contrôle des idées dans les universités. Je pense qu’au fond, même si Trump exagère et en dit toujours trop, même s’il est parfois très inquiétant, le peuple américain se dit que seul un personnage aussi indomptable pourra renverser la vapeur. »
[b]B) Le mondialisme qui sacrifie la nation ou le culte politique des apatrides faisant l'Impasse sur les projets collectifs ou la notion de bien commun
[/b]
Selon la correspondante du Figaro, Trump a saisi le désarroi de ces gens dont on ne parle jamais, la classe blanche paupérisée abandonnée par les démocrates. « Depuis des années, les libéraux étaient convaincus que les minorités leur assureraient la victoire électorale. Ils avaient complètement [u]oublié[/u] la question de classe. » Or, les inégalités se sont creusées de manière spectaculaire sous Obama.
[b]C) Le manque d'indépendance des médias ou leur asservissement aux intérêts de Wall Street
[/b]
La correspondante [...] s’inquiète de l’opposition systématique des grands médias [u]qui ont largement dépassé leur mission d’informer[/u], dit-elle, en faisant tout pour abattre Trump. « Les grands médias l’ont d’abord pris pour un clown, dit-elle. Il était tellement à l’opposé de leur doxa idéologique sur la globalisation heureuse. À partir du moment où ils ont compris qu’il allait gagner, ils ont basculé dans un parti pris absolu qui les aveugle toujours sur ses capacités et sur le mouvement de colère qu’il représente. »
[...]
Cet épisode laisse un goût amer à la journaliste, qui s’inquiète du discrédit radical dont jouissent aujourd’hui les médias américains dans la population. « J’ai le sentiment que [u]les Américains ne croient plus dans leurs médias. C’est très dangereux[/u], car ils se précipitent vers des médias alternatifs parfois complètement dingues ou qui donnent carrément dans la propagande. On a d’un côté des médias qui refusent obstinément la légitimité du président. Et de l’autre, de nouveaux médias qui lui permettent de passer outre. Cette rupture totale entre les élites, les médias et Trump est inquiétante. Surtout dans un contexte international qui demeure terriblement fragile. »
http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/488953/un-electron-libre-a-la-maison-blanche