par Cinci » mer. 25 janv. 2017, 15:56
Dans le commentaire de Marie-Noëlle Thabut des textes du 3e dimanche ordinaire (22 janvier 2017) :
[...]
"Le Christ m'a envoyé pour annoncer l'Évangile, sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ." C'est à dire pour prêcher l'évangile de l'amour, pas besoin d'éloquence et de beaux arguments qui cherchent à convaincre; dans le mot convaincre, si on y réfléchit bien, il y a le mot vaincre; or, il est évident que la forme du discours doit être cohérente avec le contenu du message : on ne peut pas annoncer un Dieu de tendresse en employant la violence même seulement verbale! Nous l'avons peut-être parfois oublié ...
Paul qui a quitté Corinthe, continue à en recevoir des nouvelles par les commerçants qui vont régulièrement de Corinthe à Éphèse. En particulier, des employés d'une certaine Chloé ont fait état de véritables querelles qui divisent la communauté; alors Paul se décide à prendre la plume. Il ne leur fait pas la morale : à ses yeux, c'est beaucoup plus grave que cela.
Pour lui c'est le sens même de notre Baptême qui est en jeu : et c'est la simplicité de l'argumentation de Paul qui peut nous étonner; pour lui, c'est très simple : être baptisé, c'est être uni au Christ : il n'est donc plus possible d'être divisé entre nous! Les chrétiens, comme leur nom l'indique, ont été baptisés "au nom du Christ" : c'est à dire que le nom du Christ a été prononcé sur eux; désormais ils lui appartiennent. Personne ne peut dire "J'ai été baptisé au nom d'untel ou untel, Paul ou Apollos ou Pierre"; tous ont été baptisés au nom du Christ. Le Concile Vatican II le dit bien "Quand un prêtre baptise, c'est le Christ qui baptise". Être baptisé au nom du Christ, c'est être greffé sur lui ... Dans une greffe, c'est la réussite de la greffe qui compte, peu importe le jardinier. (M.-N.,Thabut)
Ce n'est pas banal de relire ce texte, à la lumière du thème de cette semaine qui est l'unité des chrétiens. Et en songeant aussi que c'était la fête de saint François de Sale la veille, soit l'apôtre de la charité ou de la douceur évangélique. Paul fut d'abord un persécuteur...
On ne peut pas annoncer un Dieu de tendresse en employant la violence même seulement verbale! (Bis)
Dans le commentaire de Marie-Noëlle Thabut des textes du 3e dimanche ordinaire (22 janvier 2017) :
[...]
"[i]Le Christ m'a envoyé pour annoncer l'Évangile, sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ[/i]." C'est à dire pour prêcher l'évangile de l'amour, pas besoin d'éloquence et de beaux arguments qui cherchent à convaincre; dans le mot [i]convaincre[/i], si on y réfléchit bien, il y a le mot [i]vaincre[/i]; or, il est évident que la forme du discours doit être cohérente avec le contenu du message : on ne peut pas annoncer un Dieu de tendresse en employant la violence même seulement verbale! Nous l'avons peut-être parfois oublié ...
Paul qui a quitté Corinthe, continue à en recevoir des nouvelles par les commerçants qui vont régulièrement de Corinthe à Éphèse. En particulier, des employés d'une certaine Chloé ont fait état de véritables querelles qui divisent la communauté; alors Paul se décide à prendre la plume. Il ne leur fait pas la morale : à ses yeux, c'est beaucoup plus grave que cela.
Pour lui c'est le sens même de notre Baptême qui est en jeu : et c'est la simplicité de l'argumentation de Paul qui peut nous étonner; pour lui, c'est très simple : être baptisé, c'est être uni au Christ : il n'est donc plus possible d'être divisé entre nous! Les chrétiens, comme leur nom l'indique, ont été baptisés "au nom du Christ" : c'est à dire que le nom du Christ a été prononcé sur eux; désormais ils lui appartiennent. Personne ne peut dire "J'ai été baptisé au nom d'untel ou untel, Paul ou Apollos ou Pierre"; tous ont été baptisés au nom du Christ. Le Concile Vatican II le dit bien "Quand un prêtre baptise, c'est le Christ qui baptise". Être baptisé au nom du Christ, c'est être greffé sur lui ... Dans une greffe, c'est la réussite de la greffe qui compte, peu importe le jardinier. ([b]M.-N.,Thabut[/b])
Ce n'est pas banal de relire ce texte, à la lumière du thème de cette semaine qui est l'unité des chrétiens. Et en songeant aussi que c'était la fête de saint François de Sale la veille, soit l'apôtre de la charité ou de la douceur évangélique. Paul fut d'abord un persécuteur...
On ne peut pas annoncer un Dieu de tendresse en employant la violence même seulement verbale! (Bis)