par François-Xavier » lun. 10 sept. 2007, 13:00
Christophe a écrit :Je crois qu'il serait plus indiqué d'écrire "En tant que laïcs désireux d'alimenter". En effet, un "laïque" désigne communément un partisan de la laïcité (comprendre un anti-clérical) alors que un "laïc" désigne une personne qui n'est pas membre du clergé. Et je pense que c'est ce second sens que vous vouliez signifier...
Effectivement, ce n'est pas très facile au niveau orthographique. Je me plie bien volontiers à votre suggestion, mais j'ai tout de même quelques doutes :
Dictionnaire de l'Académie française a écrit :
Édition de 1694.— LAIQUE. adj. de tout genre. Seculier. Il est opposé à Clerc & Ecclesiastique. Une personne laïque. un Officier laïque. de condition laïque. la communion laïque. Chappelle en patronage laïque. Il est souvent substantif. Un laïque. les Ecclesiastiques & les laïques.
Lay, aye. adj. Laïque. Un Conseiller lay. traduire un Ecclesiastique en Cour laye. Patron lay. On appelle, Un Frere lay, un Moine lay, Les freres servants qui ne sont point destinez aux Ordres sacrez : & de mesme on appelle, Soeurs layes, Les Religieuses qui ne sont point du choeur. On appelle aussi, Moine lay, Un soldat entretenu sur une Abbaye, ou autre Benefice à la nomination du Roy. Il est aussi quelquefois substantif. Les Clercs & les lays.
Éditions de 1718 et 1740.— LAIQUE. ce mot est de trois syllabes. adj. de tout genre. Seculier. Il est opposé à Clerc & à Ecclesiastique. Une personne laïque. un officier laïque. de condition laïque. Chapelle en patronage laïque. patron laïque. Il est aussi substantif. Un laïque. les Ecclesiastiques & les laïques.
Édition de 1798.— LAÏQUE. adj. des 2. g. (Ce mot est de trois syllabes.) Qui n'est ni Ecclésiastique ni Religieux. Une personne laïque. Un Officier laïque. De condition laïque. Chapelle en patronage laïque. Patron laïque.
Il est aussi substantif. Un laïque. Les Ecclésiastiques et les Laïques. Plusieurs écrivent laïc au masculin.
Éditions de 1835 et 1878.— LAÏQUE. adj. des deux genres. (Plusieurs écrivent Laïc, au masculin.) Qui n'est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier. Une personne laïque. Un officier laïque.
Il se dit également De ce qui est propre aux personnes laïques. De condition laïque. Habit laïque. Il est aussi substantif. Un laïque. Les ecclésiastiques et les laïques.
Édition de 1932-1935.— LAÏQUE. adj. des deux genres. Qui n'est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier. Une personne laïque. Par extension, Il est de condition laïque. Habit laïque. Substantivement, Un laïque. Les ecclésiastiques et les laïques.
Il signifie aussi Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse. Enseignement laïque. École laïque. Par extension, L'État laïque. Les lois laïques. Cérémonie laïque.
On écrit quelquefois Laïc au masculin.
Édition de 1992-....— (1)LAÏC adj. m. Autre forme de Laïque, qu'on rencontre surtout lorsque ce mot est employé substantivement.
(2)LAÏQUE adj. (au masculin, on écrit quelquefois Laïc). XIIIe siècle. Emprunté du latin ecclésiastique laicus, de même sens.
1. Qui, à l'intérieur de l'Église, n'appartient ni au clergé séculier ni au clergé régulier ; qui n'est ni ecclésiastique ni religieux. Les membres laïques du conseil paroissial. Il est de condition laïque. Réduction d'un clerc, d'un prêtre à l'état laïque, son retour à cet état, soit parce que son ordination a été invalidée, soit par l'effet d'une décision pénale de l'Église, soit à sa demande (aujourd'hui, le droit canon dit Perte de l'état clérical). Costume, habit laïque. Subst. Les clercs et les laïques ou les laïcs. 2. Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse. Morale laïque. Un État laïque, qui ne reconnaît aucune religion comme religion d'État. Les lois laïques de Jules Ferry, inspirées par le laïcisme. L'enseignement laïque, conforme aux principes de la laïcité. L'école laïque et, subst. (fam. et vieilli), la laïque. Subst. Un laïque, une laïque, personne qui soutient le laïcisme, la laïcité.
Littré a écrit :LAÏQUE (la-i-k'), adj.
1° Qui n'est ni ecclésiastique ni religieux. Ainsi ce qu'on gagna dans la réforme, en rejetant le pape ecclésiastique successeur de saint Pierre, fut de se donner un pape laïque, et de mettre entre les mains des magistrats l'autorité des apôtres, BOSSUET Var. V, § 8. Fig. Nous sommes [Diderot et moi] des missionnaires laïques qui prêchons le culte de sainte Catherine, VOLT. Lett. Catherine II, 1er mars 1773.
SUBSTANTIVEMENT. Un laïque. Une laïque. Ils [les Vaudois] voulaient que les laïques, gens de bien, eussent pouvoir de l'administrer [la confirmation] comme les autres sacrements, BOSSUET Var. XI, § 107. Les pasteurs qui ont fondé leurs Églises [des protestants] étaient presque tous de simples laïques, FÉN. t. II, p. 5.
2° Qui est propre aux personnes laïques. Condition laïque. Mme de Warens imagina de me faire instruire au séminaire pendant quelque temps.... il [l'évêque] permit que je restasse en habit laïque, jusqu'à ce qu'on pût juger, par un essai, du succès qu'on devait espérer, J. J. ROUSS. Conf. III. On écrit aussi laïc au masculin.
Peut être tout de même que ce serait moins difficile de mettre "Laïc", ou mieux compris...
[quote="Christophe"]Je crois qu'il serait plus indiqué d'écrire "En tant que laïcs désireux d'alimenter". En effet, un "laïque" désigne communément un partisan de la laïcité (comprendre un anti-clérical) alors que un "laïc" désigne une personne qui n'est pas membre du clergé. Et je pense que c'est ce second sens que vous vouliez signifier...[/quote]
Effectivement, ce n'est pas très facile au niveau orthographique. Je me plie bien volontiers à votre suggestion, mais j'ai tout de même quelques doutes :
[quote="Dictionnaire de l'Académie française"]
Édition de 1694.— LAIQUE. adj. de tout genre. Seculier. Il est opposé à Clerc & Ecclesiastique. Une personne laïque. un Officier laïque. de condition laïque. la communion laïque. Chappelle en patronage laïque. Il est souvent substantif. Un laïque. les Ecclesiastiques & les laïques.
Lay, aye. adj. Laïque. Un Conseiller lay. traduire un Ecclesiastique en Cour laye. Patron lay. On appelle, Un Frere lay, un Moine lay, Les freres servants qui ne sont point destinez aux Ordres sacrez : & de mesme on appelle, Soeurs layes, Les Religieuses qui ne sont point du choeur. On appelle aussi, Moine lay, Un soldat entretenu sur une Abbaye, ou autre Benefice à la nomination du Roy. Il est aussi quelquefois substantif. Les Clercs & les lays.
Éditions de 1718 et 1740.— LAIQUE. ce mot est de trois syllabes. adj. de tout genre. Seculier. Il est opposé à Clerc & à Ecclesiastique. Une personne laïque. un officier laïque. de condition laïque. Chapelle en patronage laïque. patron laïque. Il est aussi substantif. Un laïque. les Ecclesiastiques & les laïques.
Édition de 1798.— LAÏQUE. adj. des 2. g. (Ce mot est de trois syllabes.) Qui n'est ni Ecclésiastique ni Religieux. Une personne laïque. Un Officier laïque. De condition laïque. Chapelle en patronage laïque. Patron laïque.
Il est aussi substantif. Un laïque. Les Ecclésiastiques et les Laïques. Plusieurs écrivent laïc au masculin.
Éditions de 1835 et 1878.— LAÏQUE. adj. des deux genres. (Plusieurs écrivent Laïc, au masculin.) Qui n'est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier. Une personne laïque. Un officier laïque.
Il se dit également De ce qui est propre aux personnes laïques. De condition laïque. Habit laïque. Il est aussi substantif. Un laïque. Les ecclésiastiques et les laïques.
Édition de 1932-1935.— LAÏQUE. adj. des deux genres. Qui n'est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier. Une personne laïque. Par extension, Il est de condition laïque. Habit laïque. Substantivement, Un laïque. Les ecclésiastiques et les laïques.
Il signifie aussi Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse. Enseignement laïque. École laïque. Par extension, L'État laïque. Les lois laïques. Cérémonie laïque.
On écrit quelquefois Laïc au masculin.
Édition de 1992-....— (1)LAÏC adj. m. Autre forme de Laïque, qu'on rencontre surtout lorsque ce mot est employé substantivement.
(2)LAÏQUE adj. (au masculin, on écrit quelquefois Laïc). XIIIe siècle. Emprunté du latin ecclésiastique laicus, de même sens.
1. Qui, à l'intérieur de l'Église, n'appartient ni au clergé séculier ni au clergé régulier ; qui n'est ni ecclésiastique ni religieux. Les membres laïques du conseil paroissial. Il est de condition laïque. Réduction d'un clerc, d'un prêtre à l'état laïque, son retour à cet état, soit parce que son ordination a été invalidée, soit par l'effet d'une décision pénale de l'Église, soit à sa demande (aujourd'hui, le droit canon dit Perte de l'état clérical). Costume, habit laïque. Subst. Les clercs et les laïques ou les laïcs. 2. Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse. Morale laïque. Un État laïque, qui ne reconnaît aucune religion comme religion d'État. Les lois laïques de Jules Ferry, inspirées par le laïcisme. L'enseignement laïque, conforme aux principes de la laïcité. L'école laïque et, subst. (fam. et vieilli), la laïque. Subst. Un laïque, une laïque, personne qui soutient le laïcisme, la laïcité.[/quote]
[quote="Littré"]LAÏQUE (la-i-k'), adj.
1° Qui n'est ni ecclésiastique ni religieux. Ainsi ce qu'on gagna dans la réforme, en rejetant le pape ecclésiastique successeur de saint Pierre, fut de se donner un pape laïque, et de mettre entre les mains des magistrats l'autorité des apôtres, BOSSUET Var. V, § 8. Fig. Nous sommes [Diderot et moi] des missionnaires laïques qui prêchons le culte de sainte Catherine, VOLT. Lett. Catherine II, 1er mars 1773.
SUBSTANTIVEMENT. Un laïque. Une laïque. Ils [les Vaudois] voulaient que les laïques, gens de bien, eussent pouvoir de l'administrer [la confirmation] comme les autres sacrements, BOSSUET Var. XI, § 107. Les pasteurs qui ont fondé leurs Églises [des protestants] étaient presque tous de simples laïques, FÉN. t. II, p. 5.
2° Qui est propre aux personnes laïques. Condition laïque. Mme de Warens imagina de me faire instruire au séminaire pendant quelque temps.... il [l'évêque] permit que je restasse en habit laïque, jusqu'à ce qu'on pût juger, par un essai, du succès qu'on devait espérer, J. J. ROUSS. Conf. III. On écrit aussi laïc au masculin.[/quote]
Peut être tout de même que ce serait moins difficile de mettre "Laïc", ou mieux compris...