par François-Xavier » lun. 23 juin 2008, 23:23
AdoramusTe a écrit :
Je suis d'accord. La FORM est élitiste. La réforme a été faite dans un esprit idéaliste.
Pire, elle a été promulguée alors que les séminaires cessaient d'enseigner la liturgie ...
Si il y a une correction dans la FORM, ce sera donc probablement pour ajouter des rubriques, afin de moins laisser "la coutume" prendre le dessus, puisqu'elle n'est pas ou plus transmise. Et on aura un autre danger : de retomber dans le rubricisme. On le voit d'ailleurs déjà aujourd'hui, chez certains jeunes prêtres de bonne volonté, pourtant....
Vécu :
"Le voile du calice n'est pas indiqué dans le bouquin ? Alors pas de voile du calice !"
"la bourse n'es tpas idiquée ? Pas de bourse !"
"il n'y a pas de rubrique pour indiquer le moment où on couvre le calice ? Alors on ne couvre pas..."
"Si on fait l'asperges me, pas de Kyrie"
"pour faire plus liturgique, ilne faut pas appeler l'office de sexte par son nom mais "l'office du milieu du jour".
"La messe de minuit, ce n'est pas à minuit, puique c'est la missa in nocte, donc c'est dans la nuit, donc on peut la faire à 19:00"...
Et combien d'autres, comme ça !
Or, le rituel ça n'est pas ça ! Et il y a aussi l'excès inverse. Le pire ce sont les gens qui se délectent tellement des rubriques qu'ils en inventent des significations, si possible mystiques. Il y a des traités entiers avec ça, et depuis très longtemps. Regardez Durand de Mende. Alors que la plupart du temps, ce sont des indications logistico pratiques, qui sont présentes pour rendre noble, simple et juste la célébration,
et rien de plus.
La FORM est élitiste, mais je pense que cela prendra beaucoup de temps avant que les gens "y entrent" vraiment. Elle est plus exigeante que la FERM. Elle demande beaucoup de sérieux, de connaissances, de sens des choses. En cela, d'ailleurs, elle est souvent plus intéressante que la FERM. En beaucoup de points - pas en tous, loin s'en faut ! -, elle est aussi plus conforme au génie du rite romain, qui lui aussi, par sa noblesse, sa briéveté, son hiératisme, est très exigeant.
[quote="AdoramusTe"]
Je suis d'accord. La FORM est élitiste. La réforme a été faite dans un esprit idéaliste.
Pire, elle a été promulguée alors que les séminaires cessaient d'enseigner la liturgie ...[/quote]
Si il y a une correction dans la FORM, ce sera donc probablement pour ajouter des rubriques, afin de moins laisser "la coutume" prendre le dessus, puisqu'elle n'est pas ou plus transmise. Et on aura un autre danger : de retomber dans le rubricisme. On le voit d'ailleurs déjà aujourd'hui, chez certains jeunes prêtres de bonne volonté, pourtant....
[b]Vécu :[/b]
"Le voile du calice n'est pas indiqué dans le bouquin ? Alors pas de voile du calice !"
"la bourse n'es tpas idiquée ? Pas de bourse !"
"il n'y a pas de rubrique pour indiquer le moment où on couvre le calice ? Alors on ne couvre pas..."
"Si on fait l'asperges me, pas de Kyrie"
"pour faire plus liturgique, ilne faut pas appeler l'office de sexte par son nom mais "l'office du milieu du jour".
"La messe de minuit, ce n'est pas à minuit, puique c'est la missa in nocte, donc c'est dans la nuit, donc on peut la faire à 19:00"...
Et combien d'autres, comme ça !
Or, le rituel ça n'est pas ça ! Et il y a aussi l'excès inverse. Le pire ce sont les gens qui se délectent tellement des rubriques qu'ils en inventent des significations, si possible mystiques. Il y a des traités entiers avec ça, et depuis très longtemps. Regardez Durand de Mende. Alors que la plupart du temps, ce sont des indications logistico pratiques, qui sont présentes pour rendre noble, simple et juste la célébration, [i]et rien de plus[/i].
La FORM est élitiste, mais je pense que cela prendra beaucoup de temps avant que les gens "y entrent" vraiment. Elle est plus exigeante que la FERM. Elle demande beaucoup de sérieux, de connaissances, de sens des choses. En cela, d'ailleurs, elle est souvent plus intéressante que la FERM. En beaucoup de points - pas en tous, loin s'en faut ! -, elle est aussi plus conforme au génie du rite romain, qui lui aussi, par sa noblesse, sa briéveté, son hiératisme, est très exigeant.