par Cinci » mar. 02 juin 2020, 22:39
Bonjour,
Je voudrais juste attirer l'attention sur le contenu de cet article.
Ici :
Paroles d'Évangile
[...]
J’avais déjà un point de vue amer sur les excès de #MeToo, ainsi que sur la réputation du
New Yorker (et celle de son rédacteur David Remnick) comme revue incontournable d’investigation et de clairvoyance. Mes doutes se basaient sur l’appui honteux par cet hebdomadaire « libéral », en 2002-2003, au cas frauduleux contre Saddam Hussein et pour l’invasion de l’Irak.
Après la parution des articles sur Weinstein, #MeToo a explosé, et pas toujours en direction de la justice.
Au sommet de sa pire frénésie, des hommes simplement mal élevés, voire innocents, ont été jetés dans le même panier que Weinstein et leurs carrières, détruites. Pour mieux vous informer, lisez les essais de Katie Roiphe, de John Hockenberry et de Lionel Shriver publiés dans Harper’s Magazine, ou écoutez ma passe d’armes à la radio anglaise de la CBC avec Anna Maria Tremonti.
Mais je parle là de
la fausseté déshonorante de Ronan Farrow, une célébrité qui est passée avant son tour sans faire l’apprentissage d’un journalisme qui exige plus de profondeur qu’une idée fixe. Je reconnais maintenant que ce n’est pas entièrement de sa faute : dans une large mesure,
il a réussi parce qu’il a adopté l’évangile (il faut sans hésitation « croire les femmes ») du
New Yorker et de #MeToo. Un peu comme celui
[L'évangile de l'anti-syndicalisme; pour le patron, contre les travailleurs] que j’ai rejeté il y a près de quarante ans à Chicago.
https://www.ledevoir.com/opinion/chroni ... d-evangile
C'est l'excellent journaliste américain John R. MacArthur et éditeur du
Harper's Magazine, francophile, qui vit également en France et qui publie chaque mois sa chronique dans
Le Devoir.
Gardez en tête que John R. MacArthur relèverait plutôt du courant de gauche, de ce que moi j'appellerais la "vraie gauche" historique, le genre de gauche qui savait encore faire la vie dure aux exploiteurs capitalistes. Le genre de gauche dont aurait pu appartenir la chanteuse américaine Joan Baez dans les années 1960 et qui congédiait d'avance, sans ménagement, le genre de féminisme débile que nous connaissons aujourd'hui, sectaire, infiltré pour être le compagnon de marche du grand Capital (cf. le genre à la Femen, anti-homme, sansfrontiériste, anti-catholique, "interdit d'interdire" ... le tchador, la burqua, etc.)
Quel rafraîchissement de lire ça ! L'article entier, je parle. C'est comme une douce mélodie qui vous revient
J'ai le sentiment que l'on ne doit pas entendre trop souvent s'élever dans l'air cette harmonie musicale dans les grands médias en France ces années-ci. Au Canada, pour ainsi dire plus jamais ! Surtout pas de la part des jeunes journalistes qui eux, mieux dressés sans doute, savent trop bien réciter le nouvel évangile ...

Bonjour,
Je voudrais juste attirer l'attention sur le contenu de cet article.
Ici :
[quote][b]Paroles d'Évangile
[/b]
[...]
J’avais déjà un point de vue amer sur les excès de #MeToo, ainsi que sur la réputation du [i]New Yorker[/i] (et celle de son rédacteur David Remnick) comme revue incontournable d’investigation et de clairvoyance. Mes doutes se basaient sur l’appui honteux par cet hebdomadaire « libéral », en 2002-2003, au cas frauduleux contre Saddam Hussein et pour l’invasion de l’Irak.
Après la parution des articles sur Weinstein, #MeToo a explosé, et pas toujours en direction de la justice.
Au sommet de sa pire frénésie, des hommes simplement mal élevés, voire innocents, ont été jetés dans le même panier que Weinstein et leurs carrières, détruites. Pour mieux vous informer, lisez les essais de Katie Roiphe, de John Hockenberry et de Lionel Shriver publiés dans Harper’s Magazine, ou écoutez ma passe d’armes à la radio anglaise de la CBC avec Anna Maria Tremonti.
Mais je parle là de [u]la fausseté déshonorante de Ronan Farrow[/u], une célébrité qui est passée avant son tour sans faire l’apprentissage d’un journalisme qui exige plus de profondeur qu’une idée fixe. Je reconnais maintenant que ce n’est pas entièrement de sa faute : dans une large mesure, [b]il a réussi parce qu’il a adopté l’évangile (il faut sans hésitation « croire les femmes »[/b]) du [i]New Yorker[/i] et de #MeToo. Un peu comme celui [color=#FF0000][L'évangile de l'anti-syndicalisme; pour le patron, contre les travailleurs][/color] que j’ai rejeté il y a près de quarante ans à Chicago.
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/579930/parole-d-evangile [/quote]
C'est l'excellent journaliste américain John R. MacArthur et éditeur du [i]Harper's Magazine[/i], francophile, qui vit également en France et qui publie chaque mois sa chronique dans [i]Le Devoir[/i].
Gardez en tête que John R. MacArthur relèverait plutôt du courant de gauche, de ce que moi j'appellerais la "vraie gauche" historique, le genre de gauche qui savait encore faire la vie dure aux exploiteurs capitalistes. Le genre de gauche dont aurait pu appartenir la chanteuse américaine Joan Baez dans les années 1960 et qui congédiait d'avance, sans ménagement, le genre de féminisme débile que nous connaissons aujourd'hui, sectaire, infiltré pour être le compagnon de marche du grand Capital (cf. le genre à la Femen, anti-homme, sansfrontiériste, anti-catholique, "interdit d'interdire" ... le tchador, la burqua, etc.)
Quel rafraîchissement de lire ça ! L'article entier, je parle. C'est comme une douce mélodie qui vous revient
J'ai le sentiment que l'on ne doit pas entendre trop souvent s'élever dans l'air cette harmonie musicale dans les grands médias en France ces années-ci. Au Canada, pour ainsi dire plus jamais ! Surtout pas de la part des jeunes journalistes qui eux, mieux dressés sans doute, savent trop bien réciter le nouvel évangile ...
:chorale: