par marchenoir » sam. 17 nov. 2007, 20:25
François-Xavier a écrit :marchenoir a écrit :
Bonsoir François-Xavier,
s'il n'était pas possible de croire sans le baptême, comment concevriez-vous la demande de baptême d'un adulte ?
Bien à vous.
Marchenoir.
En fait, ce qui me fait dire ça, c'est le catéchisme, et de façon générale la tradition de l'Eglise.
Catéchisme de l'Eglise catholique a écrit :
Foi et Baptême
1253 Le Baptême est le sacrement de la foi (cf. Mc 16, 16). Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n’est que dans la foi de l’Église que chacun des fidèles peut croire. La foi qui est requise pour le Baptême n’est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé à se développer. Au catéchumène ou à son parrain on demande : " Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? " Et il répond : " La foi ! ".
1254 Chez tous les baptisés, enfants ou adultes, la foi doit croître après le Baptême. C’est pour cela que l’Église célèbre chaque année, dans la nuit pascale, le renouvellement des promesses du Baptême. La préparation au Baptême ne mène qu’au seuil de la vie nouvelle. Le Baptême est la source de la vie nouvelle dans le Christ de laquelle jaillit toute la vie chrétienne.
Il était de coutume de faire des catéchèses "mystagogiques" dans la semaine de Pâques : les néophytes, en vêtements blancs, devaient suivre de façon intense un enseignement sur la Foi et les sacrements donné par l'évêque après leur baptême. On considérait qu'ils ne pouvaient tirer vraiment profit de ces enseignements qu'une fois leur intelligence libérée de la contrainte du péché originel. Effectivement, si le péché (y compris originel) nous coupe de la grâce, et que la Foi est un don de la grâce, on voit mal comment croire "efficacement" alors qu'on est attaché au péché. C'est la raison pour laquelle on appelle le dimanche qui suit Pâques (c'est à dire le deuxième dimanche de Pâques, dans l'octave) non seulement le "dimanche de la miséricorde" (cf. la collecte du jour ci dessous) mais aussi le dimanche "In albis" parce que les catéchumènes, après ces catéchèses, déposaient leur vêtement blanc.
Missale romanum a écrit :
Deus misericórdiæ sempitérnæ, qui in ipso paschális festi recúrsu fidem sacrátæ tibi plebis accéndis, auge grátiam quam dedísti, ut digna omnes intellegéntia comprehéndant quo lavácro ablúti, quo Spíritu regeneráti, quo sánguine sunt redémpti. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti, Deus, per ómnia sæcula sæculórum.
Dieu d’éternelle miséricorde, qui par le retour de ces fêtes pascales elles-mêmes enflammes la foi de ton peuple consacré, augmente la grâce que tu [lui] as donnée pour que tous par une intelligence juste, comprennent par quel baptême ils ont été purifiés, par quel Esprit ils ont été régénérés et par quel sang ils ont été rachetés. Par notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, Dieu, pour tous les siècles des siècles.
Magnifique, non ?
Bonsoir François-Xavier,
merci pour votre belle réponse. Il est vrai que, finalement, il y a loin entre croire et avoir la foi. Nous pouvons faire nôtre la prière du père de l'enfant épileptique : " Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon peu de foi " (Marc 9,24)
Bon dimanche.
Marchenoir.
[quote="François-Xavier"][quote="marchenoir"]
Bonsoir François-Xavier,
s'il n'était pas possible de croire sans le baptême, comment concevriez-vous la demande de baptême d'un adulte ?
Bien à vous.
Marchenoir.[/quote]
En fait, ce qui me fait dire ça, c'est le catéchisme, et de façon générale la tradition de l'Eglise.
[quote="Catéchisme de l'Eglise catholique"]
Foi et Baptême
1253 Le Baptême est le sacrement de la foi (cf. Mc 16, 16). Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n’est que dans la foi de l’Église que chacun des fidèles peut croire. [b]La foi qui est requise pour le Baptême n’est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé à se développer. Au catéchumène ou à son parrain on demande : " Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? " Et il répond : " La foi ! ".[/b]
1254 Chez tous les baptisés, enfants ou adultes, [b]la foi doit croître après le Baptême[/b]. C’est pour cela que l’Église célèbre chaque année, dans la nuit pascale, le renouvellement des promesses du Baptême. La préparation au Baptême ne mène qu’au seuil de la vie nouvelle. Le Baptême est la source de la vie nouvelle dans le Christ de laquelle jaillit toute la vie chrétienne.[/quote]
Il était de coutume de faire des catéchèses "mystagogiques" dans la semaine de Pâques : les néophytes, en vêtements blancs, devaient suivre de façon intense un enseignement sur la Foi et les sacrements donné par l'évêque après leur baptême. On considérait qu'ils ne pouvaient tirer vraiment profit de ces enseignements qu'une fois leur intelligence libérée de la contrainte du péché originel. Effectivement, si le péché (y compris originel) nous coupe de la grâce, et que la Foi est un don de la grâce, on voit mal comment croire "efficacement" alors qu'on est attaché au péché. C'est la raison pour laquelle on appelle le dimanche qui suit Pâques (c'est à dire le deuxième dimanche de Pâques, dans l'octave) non seulement le "dimanche de la miséricorde" (cf. la collecte du jour ci dessous) mais aussi le dimanche "In albis" parce que les catéchumènes, après ces catéchèses, déposaient leur vêtement blanc.
[quote="Missale romanum"]
[b]Deus misericórdiæ sempitérnæ[/b], qui in ipso paschális festi recúrsu [b]fidem sacrátæ tibi plebis accéndis[/b], auge grátiam quam dedísti, ut [b]digna omnes intellegéntia[/b] comprehéndant quo lavácro ablúti, quo Spíritu regeneráti, quo sánguine sunt redémpti. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti, Deus, per ómnia sæcula sæculórum.
[i][b]Dieu d’éternelle miséricorde[/b], qui par le retour de ces fêtes pascales elles-mêmes [b]enflammes la foi de ton peuple consacré[/b], augmente la grâce que tu [lui] as donnée pour que tous [b]par une intelligence juste[/b], comprennent par quel baptême ils ont été purifiés, par quel Esprit ils ont été régénérés et par quel sang ils ont été rachetés. Par notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, Dieu, pour tous les siècles des siècles.[/i][/quote]
Magnifique, non ?[/quote]
Bonsoir François-Xavier,
merci pour votre belle réponse. Il est vrai que, finalement, il y a loin entre croire et avoir la foi. Nous pouvons faire nôtre la prière du père de l'enfant épileptique : " Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon peu de foi " (Marc 9,24)
Bon dimanche.
Marchenoir.