par Riou » dim. 02 févr. 2020, 20:32
Saint Augustin, dans son Explication du Sermon sur la montagne, commente ce verset en disant ceci :
"Celui qui désire avoir le cœur pur et simple ne doit pas se croire coupable de cacher quelque chose, si celui à qui il le cache n'est pas dans le cas de le comprendre. Mais il ne faut pas en conclure qu'il soit permis de mentir : car cacher la vérité n'est pas dire le mensonge. Il faut donc d'abord travailler à écarter les obstacles qui empêchent de comprendre; car si c'est faute d'être pur que celui à qui on s'adresse ne comprend pas, on doit, autant qu'on le peut, le purifier par ses paroles ou par ses œuvres".
Il faut donc discerner celui qui est en capacité de comprendre et celui qui n'est pas en capacité de comprendre, c'est-à-dire de prendre avec soi une vérité précieuse et sainte. La vérité étant pure de tout mélange, il faut se rendre pur pour pouvoir accueillir la pureté de la vérité. L'accès à la connaissance présuppose donc un chemin éthique de purification spirituelle et une orientation préalable du désir vers la Lumière, sans quoi la vérité ne germera pas. Mais ce refus de donner une vérité à un cœur qui ne peut l'entendre ne signifie pas le renoncement définitif et absolu à l'espérance de communiquer cette vérité un jour. Il y a donc un devoir envers son prochain qui consiste à s'efforcer de déclencher en l'autre un désir de purification, non pas en donnant la vérité qu'on possède, mais par nos paroles et nos actions quotidiennes. Ainsi l'interlocuteur incapable de comprendre aujourd'hui, à défaut de comprendre la vérité comme étant la source de la vie chrétienne, commencera par s'apercevoir des effets de cette vérité dans le quotidien, ce qui peut susciter le désir de remonter jusqu'à la connaissance de cette vérité qu'il refusait d'entendre hier. Il faut donc montrer la vérité comme étant agissante avant de la faire connaître.
Faute de pouvoir faire connaître la vérité, il faut s'efforcer de la faire sentir, pour que celui qui n'était pas en mesure de la comprendre y flaire l'infini d'un mystère dans le fini d'une vie quotidienne.
Saint Augustin, dans son Explication du Sermon sur la montagne, commente ce verset en disant ceci :
"Celui qui désire avoir le cœur pur et simple ne doit pas se croire coupable de cacher quelque chose, si celui à qui il le cache n'est pas dans le cas de le comprendre. Mais il ne faut pas en conclure qu'il soit permis de mentir : car cacher la vérité n'est pas dire le mensonge. Il faut donc d'abord travailler à écarter les obstacles qui empêchent de comprendre; car si c'est faute d'être pur que celui à qui on s'adresse ne comprend pas, on doit, autant qu'on le peut, le purifier par ses paroles ou par ses œuvres".
Il faut donc discerner celui qui est en capacité de comprendre et celui qui n'est pas en capacité de comprendre, c'est-à-dire de prendre avec soi une vérité précieuse et sainte. La vérité étant pure de tout mélange, il faut se rendre pur pour pouvoir accueillir la pureté de la vérité. L'accès à la connaissance présuppose donc un chemin éthique de purification spirituelle et une orientation préalable du désir vers la Lumière, sans quoi la vérité ne germera pas. Mais ce refus de donner une vérité à un cœur qui ne peut l'entendre ne signifie pas le renoncement définitif et absolu à l'espérance de communiquer cette vérité un jour. Il y a donc un devoir envers son prochain qui consiste à s'efforcer de déclencher en l'autre un désir de purification, non pas en donnant la vérité qu'on possède, mais par nos paroles et nos actions quotidiennes. Ainsi l'interlocuteur incapable de comprendre aujourd'hui, à défaut de comprendre la vérité comme étant la source de la vie chrétienne, commencera par s'apercevoir des effets de cette vérité dans le quotidien, ce qui peut susciter le désir de remonter jusqu'à la connaissance de cette vérité qu'il refusait d'entendre hier. Il faut donc montrer la vérité comme étant agissante avant de la faire connaître.
Faute de pouvoir faire connaître la vérité, il faut s'efforcer de la faire sentir, pour que celui qui n'était pas en mesure de la comprendre y flaire l'infini d'un mystère dans le fini d'une vie quotidienne.