par MB » lun. 26 nov. 2007, 0:53
Bonsoir
Le rôle social des syndicats, pour être effectif et efficace, demande qu'ils travaillent dans une optique constructive, où le dialogue avec les décideurs entrepreneuriaux ou économiques serait respecté, et où la grève ne serait que l'arme extrême - au contraire de la situation actuelle où la grève est un préalable aux négociations.
Or historiquement, les syndicats français ont été marqués, d'abord par l'anarcho-syndicalisme, et ensuite, guerre froide oblige, par le communisme, et enfin, mai 68 oblige, par une sorte de gauchisme. Il y a donc une tradition syndicale et ouvriériste, en France, qui s'oppose à toute idée que le monde actuel, s'il est loin d'être parfait, ne contiendrait pas que du mauvais...
Et d'un autre côté, il y a une culture de direction, en France, qui n'est pas très propice au dialogue. Du point de vue managérial et "ressources humaines", les dirigeants français des grandes entreprises publiques et privées ne sont tout simplement pas professionnels.
Pour les syndicats actuels, la solution est simple. Les salariés des services publics ont tout à fait le droit de se syndiquer, mais les fonctionnaires ne devraient même pas y penser (et je le dis en tant que tel). Un fonctionnaire a choisi, librement, par concours (et non par contrat), de se livrer à l'Etat : j'aime à dire, en reprenant une vieille formule byzantine, qu'il est devenu "esclave du bien commun". Il n'a donc pas à avoir ses revendications. La solution envisagée n'est pas irréaliste : les enseignants allemands n'ont pas le droit de grève.
A bientôt
MB
Bonsoir
Le rôle social des syndicats, pour être effectif et efficace, demande qu'ils travaillent dans une optique constructive, où le dialogue avec les décideurs entrepreneuriaux ou économiques serait respecté, et où la grève ne serait que l'arme extrême - au contraire de la situation actuelle où la grève est un préalable aux négociations.
Or historiquement, les syndicats français ont été marqués, d'abord par l'anarcho-syndicalisme, et ensuite, guerre froide oblige, par le communisme, et enfin, mai 68 oblige, par une sorte de gauchisme. Il y a donc une tradition syndicale et ouvriériste, en France, qui s'oppose à toute idée que le monde actuel, s'il est loin d'être parfait, ne contiendrait pas que du mauvais...
Et d'un autre côté, il y a une culture de direction, en France, qui n'est pas très propice au dialogue. Du point de vue managérial et "ressources humaines", les dirigeants français des grandes entreprises publiques et privées ne sont tout simplement pas professionnels.
Pour les syndicats actuels, la solution est simple. Les salariés des services publics ont tout à fait le droit de se syndiquer, mais les fonctionnaires ne devraient même pas y penser (et je le dis en tant que tel). Un fonctionnaire a choisi, librement, par concours (et non par contrat), de se livrer à l'Etat : j'aime à dire, en reprenant une vieille formule byzantine, qu'il est devenu "esclave du bien commun". Il n'a donc pas à avoir ses revendications. La solution envisagée n'est pas irréaliste : les enseignants allemands n'ont pas le droit de grève.
A bientôt
MB