par Suliko » jeu. 23 janv. 2020, 18:02
je veux dire que le catholicisme n'y soit pas compris par les intéressés eux-mêmes (ces catholiques désireux de ...) comme la vérité, la vraie voie royale ou ce à quoi les autres devraient se convertir, etc.
Pas forcément. Il suffit que les non-catholiques faisant preuve de tolérance n'aient pas une foi ardente en leur propre religion (dans votre exemple le luthéranisme). Et il me semble qu'au sein du protestantisme, il est tout à fait courant de croire que l'on peut se sauver dans n'importe quelle communauté protestante et pas seulement dans celle à laquelle on appartient, voir même dans une communauté chrétienne non protestante.
C'est un problème pratiquement insoluble. Humainement parlant ...
Pourquoi donc ? Il faudrait déjà tout simplement que l'Eglise respecte son droit canon, c'est-à-dire :
1) ne pas permette de célébrations non catholiques dans des édifices catholiques (et donc, par définition, consacrés au culte catholique).
2) rappeler que les catholiques n'ont pas le droit, sous peine de péché grave, d'assister à des célébrations non catholiques, sauf cas particuliers (mariage, etc...)
3) rappeler les règles pour recevoir avec fruit la sainte Eucharistie
4) rappeler que les mariages mixtes sont très déconseillés et que dans les cas où de telles unions ont lieu, la cérémonie de mariage doit être célébrée devant un curé catholique uniquement et les enfants doivent être éduqués dans la vraie religion.
Je vous assure, cher Cinci, que si le clergé ne s'était pas débarrassé de ces enseignements multiséculaires du droit canon, on n'en serait pas là et que l'indifférentisme religieux ne serait pas si fort ! Mais quoi qu'il en soit, ce n'est pas une raison pour se précipiter dans toujours plus de progressisme. Le clergé, même non traditionaliste, a tout à fait le pouvoir de remettre le droit de l'Eglise à l'ordre du jour. Personne n'obligeait le clergé catholique de Suisse à demander une telle messe et à de telles conditions... De toute façon, objectivement, la majorité des jeunes protestants fuient ce relativisme et fréquentent des églises plus strictes et moins ouvertes sur le catholicisme (pour ne pas dire plus...).
[quote]je veux dire que le catholicisme n'y soit pas compris par les intéressés eux-mêmes (ces catholiques désireux de ...) comme [u]la[/u] vérité, la vraie voie royale ou ce à quoi les autres devraient se convertir, etc. [/quote]Pas forcément. Il suffit que les non-catholiques faisant preuve de tolérance n'aient pas une foi ardente en leur propre religion (dans votre exemple le luthéranisme). Et il me semble qu'au sein du protestantisme, il est tout à fait courant de croire que l'on peut se sauver dans n'importe quelle communauté protestante et pas seulement dans celle à laquelle on appartient, voir même dans une communauté chrétienne non protestante.
[quote]C'est un problème pratiquement insoluble. Humainement parlant ...[/quote]Pourquoi donc ? Il faudrait déjà tout simplement que l'Eglise respecte son droit canon, c'est-à-dire :
1) ne pas permette de célébrations non catholiques dans des édifices catholiques (et donc, par définition, consacrés au culte catholique).
2) rappeler que les catholiques n'ont pas le droit, sous peine de péché grave, d'assister à des célébrations non catholiques, sauf cas particuliers (mariage, etc...)
3) rappeler les règles pour recevoir avec fruit la sainte Eucharistie
4) rappeler que les mariages mixtes sont très déconseillés et que dans les cas où de telles unions ont lieu, la cérémonie de mariage doit être célébrée devant un curé catholique uniquement et les enfants doivent être éduqués dans la vraie religion.
Je vous assure, cher Cinci, que si le clergé ne s'était pas débarrassé de ces enseignements multiséculaires du droit canon, on n'en serait pas là et que l'indifférentisme religieux ne serait pas si fort ! Mais quoi qu'il en soit, ce n'est pas une raison pour se précipiter dans toujours plus de progressisme. Le clergé, même non traditionaliste, a tout à fait le pouvoir de remettre le droit de l'Eglise à l'ordre du jour. Personne n'obligeait le clergé catholique de Suisse à demander une telle messe et à de telles conditions... De toute façon, objectivement, la majorité des jeunes protestants fuient ce relativisme et fréquentent des églises plus strictes et moins ouvertes sur le catholicisme (pour ne pas dire plus...).