par cmoi » mar. 16 sept. 2025, 5:27
Merci du tact avec lequel vous me sollicitez…
Je dirai de façon simple et pour prolonger mes propos antérieurs, qu’avant le péché, la nudité attestait de la présence de Dieu tandis qu’après, elle témoigne de son absence.
Ce qui fait qu’elle peut prendre un caractère eschatologique qui est très fort d’attente, et provoquer une expérience spirituelle.
Mais aussi qu’elle peut signifier pour certains « quand le chat n’est pas là les souris dansent », diversement vécu (car cela peut l’être de façon positive, cf. l’eschatologie).
Malgré tout, ce témoignage de son absence se fait dans la vérité de l’être et de sa fragilité, et renvoie vers Lui (le mystère de l’origine et des fins dernières).
Cela dit, je crois que vous avez déjà tout compris concernant la pudeur et que ce n’est plus qu’une question de manière de le dire. Son support (le vêtement) ayant disparu au niveau du corps, elle doit se renforcer à la source (le cœur, cf Mathieu, 5, 28 ; 15 : 19) sachant qu’elle ne concerne pas que le corps, mais aussi les sentiments et la pensée.
J’en profite pour souhaiter la bienvenue à Mic… et l’assurer de ma prière confraternelle.
Quoiqu’il décide, mon conseil serait de s’appuyer sur le critère suivant : cela doit être pour lui une expérience qui suppose une certaine liberté intérieure déjà acquise et pour en acquérir plus. Ce que je viens de décrire étant devenu comme une habitude chez les habitués, cela aide à « habiter son corps » et à le réinvestir là où nous aurions pu nous en sentir dépossédé.
Pour reprendre les terminologies d’Olivier, le corps de chacun n’est plus un moyen pour les autres vu que rien n’en étant caché ils n’en feront rien, tandis que pour nous il affirme notre présence et force le respect sans rien faire. Notre corps redevient le vêtement de notre âme qui peut alors se montrer (si elle le souhaite) et qui redevient propriétaire (protectrice et hors des atteintes dans ce contexte ) : la pudeur n’est-elle pas cette obligation faite à tous de « passer par elle » pour un contact authentique, sans nier ni rejeter le corps ? En levant un obstacle, une fausse protection, la nudité peut renforcer un sentiment d'invulnérabilité qui part de l'âme.
(L'agresseur est alors un pécheur qui est obligé de montrer sa faiblesse).
Merci du tact avec lequel vous me sollicitez…
Je dirai de façon simple et pour prolonger mes propos antérieurs, qu’avant le péché, la nudité attestait de la présence de Dieu tandis qu’après, elle témoigne de son absence.
Ce qui fait qu’elle peut prendre un caractère eschatologique qui est très fort d’attente, et provoquer une expérience spirituelle.
Mais aussi qu’elle peut signifier pour certains « quand le chat n’est pas là les souris dansent », diversement vécu (car cela peut l’être de façon positive, cf. l’eschatologie).
Malgré tout, ce témoignage de son absence se fait dans la vérité de l’être et de sa fragilité, et renvoie vers Lui (le mystère de l’origine et des fins dernières).
Cela dit, je crois que vous avez déjà tout compris concernant la pudeur et que ce n’est plus qu’une question de manière de le dire. Son support (le vêtement) ayant disparu au niveau du corps, elle doit se renforcer à la source (le cœur, cf Mathieu, 5, 28 ; 15 : 19) sachant qu’elle ne concerne pas que le corps, mais aussi les sentiments et la pensée.
J’en profite pour souhaiter la bienvenue à Mic… et l’assurer de ma prière confraternelle.
Quoiqu’il décide, mon conseil serait de s’appuyer sur le critère suivant : cela doit être pour lui une expérience qui suppose une certaine liberté intérieure déjà acquise et pour en acquérir plus. Ce que je viens de décrire étant devenu comme une habitude chez les habitués, cela aide à « habiter son corps » et à le réinvestir là où nous aurions pu nous en sentir dépossédé.
Pour reprendre les terminologies d’Olivier, le corps de chacun n’est plus un moyen pour les autres vu que rien n’en étant caché ils n’en feront rien, tandis que pour nous il affirme notre présence et force le respect sans rien faire. Notre corps redevient le vêtement de notre âme qui peut alors se montrer (si elle le souhaite) et qui redevient propriétaire (protectrice et hors des atteintes dans ce contexte ) : la pudeur n’est-elle pas cette obligation faite à tous de « passer par elle » pour un contact authentique, sans nier ni rejeter le corps ? En levant un obstacle, une fausse protection, la nudité peut renforcer un sentiment d'invulnérabilité qui part de l'âme.
(L'agresseur est alors un pécheur qui est obligé de montrer sa faiblesse).