par cmoi » mer. 13 mai 2020, 5:24
Exemple intéressant comme cas de mise en pratique !
Merci de nous donner le sens littéral...
Dans une compréhension française du sens littéral, il y a me semble-t-il une idée de "mise en demeure" dont il conviendrait de faire ressortir le caractère d'obligation dans une traduction, avec alors la difficulté du "parce que" qui crée une tension opposée.
J'opterai pour un : "Ainsi mis en demeure de"
L'emploi du verbe "pouvoir" quoique judicieux et épousant le sens me semble oublier la notion d'obligation, comme quoi il y avait une contrainte extérieure, car cette incapacité n'était clairement pas de leur fait. Car le "ne pas était pour eux" a quelque chose de fort, d'intimatif... qui dépasse le simple "pouvoir" et en même temps la tournure ne prête aucune faute à l'adversité mais leur en laisse la conséquence responsable, toutefois de façon passive et bien qu'on les sente avoir été en recherche active. Le renvoi du "ils étaient " à la fin fait contraste avec une simple incapacité. On les sent bien victimes innocentes.
Même donc si cela semble s'éloigner davantage du sens premier, il me semble que "trouver" l'exhausse mieux, mais il y manque ou du moins cela enlève de cette notion d'innocence.
La fin de la phrase redouble en quelque sorte celle-ci en y apportant un double sens : dans le premier ils constatent un fait, dans le second ils y sont confrontés et le subissent ; la fusion choc de ces deux sens en un seul ajoute une idée de désarroi et de perplexité et rend la scène vivante impossible à retranscrire.
Résultat de ces cogitations ?
"Leur recherche d'un hébergement ayant été mise en échec"
Je reconnais que votre traduction bien plus académique est plus proche du texte et donc de la saveur de ses mots (la mienne perd cet intérêt) , mais s'éloigne du coup de tous les sous-entendus liés à ce qui me semble être le style propre de cette langue (ou de cet auteur) si l'on veut en donner un équivalent français.
J'ai opté pour le participe actif, et vous pour le passif.
Une version moderne éloignée : "privés d'un point de chute, ils durent séant improviser"
Et pour retenir la doublure originelle, pourquoi pas cumuler :
"Leur recherche d'un hébergement ayant été mise en échec, privés d'un point de chute, ils durent séant improviser"
J'arrête là mes divagations, car c'est sans fin...
Exemple intéressant comme cas de mise en pratique !
Merci de nous donner le sens littéral...
Dans une compréhension française du sens littéral, il y a me semble-t-il une idée de "mise en demeure" dont il conviendrait de faire ressortir le caractère d'obligation dans une traduction, avec alors la difficulté du "parce que" qui crée une tension opposée.
J'opterai pour un : "Ainsi mis en demeure de"
L'emploi du verbe "pouvoir" quoique judicieux et épousant le sens me semble oublier la notion d'obligation, comme quoi il y avait une contrainte extérieure, car cette incapacité n'était clairement pas de leur fait. Car le "ne pas était pour eux" a quelque chose de fort, d'intimatif... qui dépasse le simple "pouvoir" et en même temps la tournure ne prête aucune faute à l'adversité mais leur en laisse la conséquence responsable, toutefois de façon passive et bien qu'on les sente avoir été en recherche active. Le renvoi du "ils étaient " à la fin fait contraste avec une simple incapacité. On les sent bien victimes innocentes.
Même donc si cela semble s'éloigner davantage du sens premier, il me semble que "trouver" l'exhausse mieux, mais il y manque ou du moins cela enlève de cette notion d'innocence.
La fin de la phrase redouble en quelque sorte celle-ci en y apportant un double sens : dans le premier ils constatent un fait, dans le second ils y sont confrontés et le subissent ; la fusion choc de ces deux sens en un seul ajoute une idée de désarroi et de perplexité et rend la scène vivante impossible à retranscrire.
Résultat de ces cogitations ?
"Leur recherche d'un hébergement ayant été mise en échec"
Je reconnais que votre traduction bien plus académique est plus proche du texte et donc de la saveur de ses mots (la mienne perd cet intérêt) , mais s'éloigne du coup de tous les sous-entendus liés à ce qui me semble être le style propre de cette langue (ou de cet auteur) si l'on veut en donner un équivalent français.
J'ai opté pour le participe actif, et vous pour le passif.
Une version moderne éloignée : "privés d'un point de chute, ils durent séant improviser"
Et pour retenir la doublure originelle, pourquoi pas cumuler :
"Leur recherche d'un hébergement ayant été mise en échec, privés d'un point de chute, ils durent séant improviser"
J'arrête là mes divagations, car c'est sans fin...