par Altior » mar. 15 déc. 2020, 2:09
Bonjour, Catherine!
Catherine93 a écrit : ↑lun. 14 déc. 2020, 21:08
Je trouve difficile de croire en Dieu en ces temps sombres, anxiogènes au possible avec la crise sanitaire, la détresse terrible qu'elle provoque car la Covid19 tue de différentes façons.
Mais nous sommes encore très loin d'avoir atteint le pire, Catherine! On a eu la peste, la variole, la famine, la Terreur, les invasions mongoles, arabes, anglaises, allemande. On a perdu plus de libertés qu'on a perdu dans la dernière année. Aujourd'hui si on ne port pas la muselière sur le visage on risque une amende de 135 Euros, mais il fut un temps où si on portait une fleur de lys à la boutonnière on risquait la guillotine.
J'ai parfois la certitude que le mauvais domine le monde.
Vous avez tout à fait raison, Catherine! Sauf que vous devez avoir cette certitude tout le temps, non pas seulement parfois. Auriez-vous oublié qui est le prince de ce monde?
Honnêtement, peut-être comme une petite fille, je voudrais un signe spectaculaire de la Présence divine. Je me dis que le Seigneur est venu il y a 2000 ans puis plus rien.
Comment ça, puis plus rien? Si rien, si vous dites et vous dites bien que le mal domine, si, comme j'ai montré plus haut et comme vous savez bien vous-même, ça ne date pas depuis cette année, mais depuis des millénaires, je dirais depuis la plus grande catastrophe humaine, la Chute, alors comment expliquez-vous que le monde ne soit pas encore anéanti? Mille fois anéanti? Si l'ivraie pousse plus vite que le blé et si elle est plus forte, comment expliquer que le blé continue à exister? Prenez le plus beau jardin du monde: sans la présence du jardinier, au bout de vingt ans sera bel et bien une jungle et personne ne pourra reconnaître là un jardin. Ce petit rien qui, en dépit de la domination massive du mal, tient le monde en equilibre, cette force formidable qui se cache et qui fait que le mal ne suffoque pas completement et à jamais le bien, nous l'appelons «providence». Il est vrai, habituellement elle est peu spectaculaire, pourtant elle est évidente. Evidente si nous regardons à l'exterieur de nous, mais encore plus évidente si nous regardons son oeuvre dans notre vie.
Peu spectaculaire et même très discrète, cette oeuvre sans pareil du plus grand jardinier ressemble le plus souvent à une chaîne de coincidences. Un jour, l'enfant du jardinier inconnu devait naître dans un endroit précis. Pourtant, ses parents avaient déménagé depuis longtemps, ils habitaient complètement ailleurs. Juste alors, l'empereur a eu l'idée saugrenue de faire un recensement général. Un recensement pas comme les autres, car, à la différence des autres, chaque habitant devait rentrer là d'où il provenait. Vous imaginez bien tout le chambardement que cela a pu provoquer ? Des dizaines de milliers de personnes ont pris la route dans tous les sens. Pourquoi ? Parce qu'un certain enfant devait naître dans un certain lieu. Si on avait dit cela à chacun des gens qui s'empressait d'arriver dans sa ville ou bourgade d'origine, si on leur avait dit que chacun participe, sans avoir la moindre idée, à un plan redigé depuis toujours, on aurait été pris pour complètement dingue. Mais ce n'est pas tout. Normalement, la mère de l'enfant à naître et celui qui passait pour son père aurait eu le temps d'y aller et de revenir. Lui, il était juste et il n'aurait pas exposé sa femme au péril d'accoucher pendant la voyage. Mais, coincidence! Soit la date estimée fut mal calculée, soit à cause des secousses du voyage, la femme accouche quelques jours plus tôt que prévu, pourtant suffisamment tard pour être déjà arrivée dans la ville de destination. Mais ce n'est pas fini, car tous les hôteliers auxquels le couple s'adresse, voyant un menuisier en âge mûr n'ayant pas du tout la mine d'être riche, accompagnant une mineure en grossesse avancée, refusent de les accueillir. Pourquoi prendre le risque d'un accouchement à l'improviste sans avoir au moins la certitude d'être payé ? Là, nous ne sommes plus dans la coincidence, nous sommes dans la psychologie. Les coincidences reprennent à la sortie de la ville de destination. Le couple, ne connaissant personne, va au hasard. Et le hasard fait qu'on trouve une étable. D'où les bergers étaient partis. Avec leurs bêtes. Enfin, pas toutes, car il y avait encore dedans un boeuf et un âne. Pas formidable comme maternité, mais suffisant pour tenir chaud à un nouveau né. Sans doute, ce nouveau-né pouvait faire autrement. Procédant ainsi, aurait-il voulu nous montrer quelque chose?
Bonjour, Catherine!
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Je trouve difficile de croire en Dieu en ces temps sombres, anxiogènes au possible avec la crise sanitaire, la détresse terrible qu'elle provoque car la Covid19 tue de différentes façons.
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Mais nous sommes encore très loin d'avoir atteint le pire, Catherine! On a eu la peste, la variole, la famine, la Terreur, les invasions mongoles, arabes, anglaises, allemande. On a perdu plus de libertés qu'on a perdu dans la dernière année. Aujourd'hui si on ne port pas la muselière sur le visage on risque une amende de 135 Euros, mais il fut un temps où si on portait une fleur de lys à la boutonnière on risquait la guillotine.
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J'ai parfois la certitude que le mauvais domine le monde. [/quote]
Vous avez tout à fait raison, Catherine! Sauf que vous devez avoir cette certitude tout le temps, non pas seulement parfois. Auriez-vous oublié qui est le prince de ce monde?
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Honnêtement, peut-être comme une petite fille, je voudrais un signe spectaculaire de la Présence divine. Je me dis que le Seigneur est venu il y a 2000 ans puis plus rien. [/quote]
Comment ça, puis plus rien? Si rien, si vous dites et vous dites bien que le mal domine, si, comme j'ai montré plus haut et comme vous savez bien vous-même, ça ne date pas depuis cette année, mais depuis des millénaires, je dirais depuis la plus grande catastrophe humaine, la Chute, alors comment expliquez-vous que le monde ne soit pas encore anéanti? Mille fois anéanti? Si l'ivraie pousse plus vite que le blé et si elle est plus forte, comment expliquer que le blé continue à exister? Prenez le plus beau jardin du monde: sans la présence du jardinier, au bout de vingt ans sera bel et bien une jungle et personne ne pourra reconnaître là un jardin. Ce petit rien qui, en dépit de la domination massive du mal, tient le monde en equilibre, cette force formidable qui se cache et qui fait que le mal ne suffoque pas completement et à jamais le bien, nous l'appelons «providence». Il est vrai, habituellement elle est peu spectaculaire, pourtant elle est évidente. Evidente si nous regardons à l'exterieur de nous, mais encore plus évidente si nous regardons son oeuvre dans notre vie.
Peu spectaculaire et même très discrète, cette oeuvre sans pareil du plus grand jardinier ressemble le plus souvent à une chaîne de coincidences. Un jour, l'enfant du jardinier inconnu devait naître dans un endroit précis. Pourtant, ses parents avaient déménagé depuis longtemps, ils habitaient complètement ailleurs. Juste alors, l'empereur a eu l'idée saugrenue de faire un recensement général. Un recensement pas comme les autres, car, à la différence des autres, chaque habitant devait rentrer là d'où il provenait. Vous imaginez bien tout le chambardement que cela a pu provoquer ? Des dizaines de milliers de personnes ont pris la route dans tous les sens. Pourquoi ? Parce qu'un certain enfant devait naître dans un certain lieu. Si on avait dit cela à chacun des gens qui s'empressait d'arriver dans sa ville ou bourgade d'origine, si on leur avait dit que chacun participe, sans avoir la moindre idée, à un plan redigé depuis toujours, on aurait été pris pour complètement dingue. Mais ce n'est pas tout. Normalement, la mère de l'enfant à naître et celui qui passait pour son père aurait eu le temps d'y aller et de revenir. Lui, il était juste et il n'aurait pas exposé sa femme au péril d'accoucher pendant la voyage. Mais, coincidence! Soit la date estimée fut mal calculée, soit à cause des secousses du voyage, la femme accouche quelques jours plus tôt que prévu, pourtant suffisamment tard pour être déjà arrivée dans la ville de destination. Mais ce n'est pas fini, car tous les hôteliers auxquels le couple s'adresse, voyant un menuisier en âge mûr n'ayant pas du tout la mine d'être riche, accompagnant une mineure en grossesse avancée, refusent de les accueillir. Pourquoi prendre le risque d'un accouchement à l'improviste sans avoir au moins la certitude d'être payé ? Là, nous ne sommes plus dans la coincidence, nous sommes dans la psychologie. Les coincidences reprennent à la sortie de la ville de destination. Le couple, ne connaissant personne, va au hasard. Et le hasard fait qu'on trouve une étable. D'où les bergers étaient partis. Avec leurs bêtes. Enfin, pas toutes, car il y avait encore dedans un boeuf et un âne. Pas formidable comme maternité, mais suffisant pour tenir chaud à un nouveau né. Sans doute, ce nouveau-né pouvait faire autrement. Procédant ainsi, aurait-il voulu nous montrer quelque chose?