par ademimo » sam. 12 juin 2021, 21:41
Il y a un élément fondamental dont on ne parle pas très souvent qui est la crainte de la damnation. À titre personnel, je pense qu'elle a énormément servi aux deux grandes religions "du Livre", le christianisme et l'islam, pour garder les fidèles, et empêcher l'apostasie (dans le judaïsme, c'est très différent, je crois). La peur d'être damné, puissante dans l'islam, plus modérée dans le christianisme, est à mon avis un ressort déterminant. Dès que cette peur se désactive, la foi disparaît. Et pour de nombreux fidèles, on garde la foi parce qu'on a peur. Mais cette peur est aussi un point faible qui peut conduire à se détacher de la foi, lorsqu'on pousse suffisamment sa réflexion personnelle. Car n'est-il pas absurde quelque part que la relation à Dieu s'alimente à la crainte d'un châtiment éternel ?
De nouveau, c'est mon opinion personnelle, mais je crois qu'en Occident, le développement de la vie intellectuelle à partir de la Renaissance, et d'une certaine liberté de pensée, a conduit inexorablement à la formation de la mentalité moderne, et à l'idée de l'absurdité des peines éternelles de l'Enfer. De là, il s'ensuit une perte de foi massive, qui pénètre même au sein de l'Église, et qui explique son évolution libérale jusqu'au concile Vatican II, lequel tente un ultime compromis (en réalité impossible).
Dans l'islam, la crainte de l'enfer est si enracinée, et si rigoureuse, qu'elle empêche efficacement pour le moment son effondrement (et franchement, je suis totalement convaincu que c'est le seul et unique ressort qui permet à cette religion de tenir debout).
Il y a un élément fondamental dont on ne parle pas très souvent qui est la crainte de la damnation. À titre personnel, je pense qu'elle a énormément servi aux deux grandes religions "du Livre", le christianisme et l'islam, pour garder les fidèles, et empêcher l'apostasie (dans le judaïsme, c'est très différent, je crois). La peur d'être damné, puissante dans l'islam, plus modérée dans le christianisme, est à mon avis un ressort déterminant. Dès que cette peur se désactive, la foi disparaît. Et pour de nombreux fidèles, on garde la foi parce qu'on a peur. Mais cette peur est aussi un point faible qui peut conduire à se détacher de la foi, lorsqu'on pousse suffisamment sa réflexion personnelle. Car n'est-il pas absurde quelque part que la relation à Dieu s'alimente à la crainte d'un châtiment éternel ?
De nouveau, c'est mon opinion personnelle, mais je crois qu'en Occident, le développement de la vie intellectuelle à partir de la Renaissance, et d'une certaine liberté de pensée, a conduit inexorablement à la formation de la mentalité moderne, et à l'idée de l'absurdité des peines éternelles de l'Enfer. De là, il s'ensuit une perte de foi massive, qui pénètre même au sein de l'Église, et qui explique son évolution libérale jusqu'au concile Vatican II, lequel tente un ultime compromis (en réalité impossible).
Dans l'islam, la crainte de l'enfer est si enracinée, et si rigoureuse, qu'elle empêche efficacement pour le moment son effondrement (et franchement, je suis totalement convaincu que c'est le seul et unique ressort qui permet à cette religion de tenir debout).