Bonjour Lucie1990,
Vous me répondez :
Lucie1990 :
L'église catholique aussi à désormais reconnu que le baptême en tant que sacrement ne sauve pas.
J'ignore si c'est un catholique qui aurait pu vous dire une telle chose ou si vous ne feriez que le déduire personnellement, à partir d'observations diverses comme vous pourriez me montrer. Vous seule pourriez me dire si oui ou non c'est un prêtre catholique de votre connaissance qui affirmerait ce que vous dites.
Quoi qu'il en soit, je pourrais juste vous rappeler que l'affirmation «le baptême ne sauve pas» ne fait aucun sens dans la pensée catholique,
Voici ce qu'écrit le père Descouvemont en guise d'exemple :
L'abbé Pierre Descouvemont,
Guide des difficultés de la foi catholique, p. 504
«... le baptême des petits enfants manifeste la vraie nature de l'Église, laquelle n'est pas une secte pour adultes vaccinés, une serre chaude pour espèce sélectionnée, ni une cellule de propagandistes chevronnés. Elle n'est pas réservée à une élite. Donné à des bébés, le baptême est le signe de l'amour universel du Père, heureux d'accueillir les toutes petits dans son Royaume.
Mais le baptême n'est pas seulement une célébration ecclésiastique, aussi belle soit-elle. Il est aussi :
Un geste du Christ
En demandant à l'Église de baptiser leur enfant, des parents chrétiens permettent au Christ d'agir en lui à une profondeur insoupçonnée. Le Christ fait entrer cet enfant dans le mystère de sa mort et de sa résurrection. Il le rend participant de sa nature divine, il en fait un enfant de Dieu au sens fort du terme.
Cette action du Christ chez un enfant demeure aujourd'hui la grande raison de le baptiser. Il se produit une véritable effusion de l'Esprit au plus intime de son être, pour le diviniser, le purifier, le transformer. Certes, nous croyons que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal». Ce n'est pas une raison pour priver un enfant d'être empoigné tout jeune par le Christ ressuscité afin de devenir membre de son corps et participant de sa vie.
Baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec Lui par le baptême dans sa mort afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle (Rm 6.3-4)
Il y a une intervention personnelle du Christ Jésus chaque fois que des parents présentent un enfant à l'Église pour qu'il soit baptisé. Jésus l'embrasse littéralement dans ses bras de Ressuscité pour le faire entrer dans la famille trinitaire. L'eau dans laquelle il est baptisé est à la fois symbole de mort et de vie. La cuve baptismale, c'est le tombeau du Christ ou meurt le péché originel qui se trouve en lui, de par sa condition de fils d'Adam; mais c'est aussi la fontaine de vie ou le bébé reçoit une participation réelle à la vie du Christ ressuscité. En répandant dans le coeur du baptisé l'Esprit-Saint dont il est lui-même tout imprégné, le Christ réalise en lui une nouvelle création.
L'onction du saint-chrême qui lui est faite sur la tête manifeste le caractère indélébile de chrétien dont il est désormais marqué : il entre à jamais dans le peuple de Dieu, peuple de prophètes, de prêtres et de rois.
Le baptisé reçoit aussi le germe des vertus de foi, espérance et de charité. C'est pourquoi l'épitre aux Hébreux donne au baptême le nom d'illumination (6,4; 10, 32). C'est également la raison pour laquelle un cierge est remis au baptisé à la fin de la célébration : ayant reçu dans son coeur la lumière intérieure de la foi, il sera capable plus tard, si cette foi est normalement éduquée, de percevoir la Lumière du Christ ressucité à l'oeuvre dans sa propre histoire et dans le monde.
Toutes les grâces que l'enfant recevra plus tard seront le développement de cette vie surnaturelle qui lui aura été donnée le jour de son baptême.»