Bonjour,
Si je reprend :
Lali :
Ma déception fut grande lorsque j’appris qu’il a contribué à l’avortement de son ex compagne. J’ai constaté l’émotion et la peine dans sa voix. La raison avancée était que lui et sa compagne ont été pris de panique et ne se sentaient pas prêts, ( à 27/28 ans je n’accepte pas cette raison) ils ont tout de même eu un enfant désiré 3 ans plus tard.
Il veut dire que la perspective de devenir père à 27 ans bousculait ses plans à ce moment-là. Il voulait garder le contrôle. Même au prix de ce qu'on sait. Conserver le contrôle était alors plus important.
cependant il me presse pour avoir des rapports intimes et lorsque nous sommes passés à l’acte il a communié sans scrupules, alors que je suis restée à ma place, et il m’a même demandé de le suivre.
La vertu de religion est faible. La piété, la crainte de Dieu ... c'est pas fort. c'est pas fort. Il est pécheur soit !
Mais ce que j'aime moins : l'idée de vous inciter à agir contre votre conscience ou contre vos intérêts réels. De mon point de vue, passe encore qu'une personne ait le sens du péché émoussé, qu'elle soit faible, distraite, peu instruite des choses de la foi. Je peux comprendre aussi qu'un autre puisse se trouver actuellement dans une autre façon de se situer soi-même par rapport à Dieu, pour vivre sa foi différemment et même imparfaitement bien sûr.
Je trouve plus dérangeant qu'il veuille vous pousser à communier, après vous avoir presser également à violer un des commandements divins. Il me semble qu'il aurait dû ressentir votre embarras et au moins respecter ça.
Comme pour l'avortement de sa compagne de l'époque : inciter directement un autre que soi à pécher contre Dieu d'une manière flagrante mais ce n'est pas rien. C'est assez gênant. Donc, en fait : il se trouve déjà excommunié en vérité. Car inciter très franchement qui que ce soit à commettre un avortement entraîne une excommunication immédiate.
Et donc sa communion ultérieure dont vous parlez se trouve doublement offensante pour Dieu; de manière grave. Il a commis une communion sacrilège.
Malgré tout je ne suis pas d’accord car lorsque le Christ à été clair et explicite dans ses recommandations, je ne désire pas les trafiquer selon mon envie.
Vous avez raison.
Je lui ai dit d’aller se confesser et s’entretenir avec un prêtre ou un moine. Il n’est pas allé se confesser depuis une dizaine d’années. Il a rejeté Dieu depuis 2011, et il m’a avoué avoir ressenti une paix et une réconciliation avec Dieu dès notre première conversation.
C'est facile de voir que ce ressenti confortable de paix avec Dieu (sic.) n'est qu'un ressenti trompeur et dû comme à une sorte de confusion intérieure. C'est très facile de s'abuser soi-même, confondre par exemple un agréable sentiment de bien-être momentané provenant du fait de croire au développement possible d'une toute nouvelle relation sentimentale ou amoureuse et, d'autre part, ce qui serait une vraie grâce divine.
Une nuance ...
D'une certaine manière, le fait que vous soyez pieuse et que vous puissiez le considérer d'un oeil plutôt amical, lui, qu'il puisse ressentir en retour une sorte de bienfait pourrait, il est vrai, toujours se comprendre comme un clin d'oeil de la providence de Dieu; lequel est capable d'agir en dépit du péché et même qu'à travers notre mal. Mais ça ne signifie pas bien entendu que Dieu serait réconcilié avec notre pécheur dont nous parlons, sans plus de façon, comme si rien ne s'était produit précédemment.
Votre relation avec lui pourrait toujours se révéler bénéfique à terme, à condition que lui puisse être sincèrement disposé à montrer une ouverture pour la grâce. Il ne faudrait pas que ce soit de la comédie de son côté. Et du moment que vous-même ne soyez pas forcée non plus de vous retrouver dans une situation malsaine.
Vous devez rester prudente.
