par Ombiace » dim. 31 oct. 2021, 20:56
Pour relier au forum, je m'appuie sur les paroles de la Genèse, à propos des relations entre hommes et femmes
Au fond, porter la vie, n'est ce pas là la préoccupation de tout être humain ? Que ce soit sous l'effet de pulsions plus ou moins bien dirigées, ou, les ayant .. "domptées", dans un esprit plus mûri de s'assurer une postérité
Je fais appel à vous car je n'arrive pas à comprendre le plan de Dieu en la matière, même si, de son point de vue, il semble déléguer cette aspiration à sa créature, le cas de la naissance de Jésus étant hors norme.
J'ai bien quelques idées, mais je ne parviens pas à démêler les choses
Les femmes portant la vie dans leur chair, je distingue 2 grands choix ou orientations, qui s'offrent aux hommes + la singularité de la conception virginale :
1. Monopoliser à leur usage et convenance les ventres des femmes (pour appeler un chat un chat, le trafic de ventre), c'est à dire posséder leurs chairs (les leurs, celles des femmes), le temps de porter la vie.
Madame a la qualité d'instrument (donc, sans âme) pour Monsieur avoir l'illusion de posséder la vie.
En clair, seule Madame peut porter la vie, la physique, bien sûr,
(mais la spirituelle aussi, puisque Monsieur trahit son impuissance spirituelle personnelle à la porter par son recours fataliste à la monopolisation de la vie.
Or le fatalisme est probablement contraire à toute spiritualité, surtout pour un chrétien)
2. Le contraire, c'est à dire donner leurs propres chairs (les leurs, celles des hommes).
Madame a bien une âme, à laquelle Monsieur, dans sa perspective de "se donner lui-même", veillera par conséquent à ne pas imposer son don (faire un présent ne saurait préjuger de la manière dont il va être reçu, sinon, on rentre dans la précédente catégorie, 1.)
Dans ce 2., porter la vie me semble plus à la portée de chacun des deux, homme et femme
3. La mystérieuse conception virginale de Jésus, son sacrifice sur la croix, à lui qui est la Vie, me donnent l'intuition que porter la vie ne consiste pas à la monopoliser, bien sûr, mais plutôt à se dépouiller volontairement de la sienne.
Comme le grain de blé de la parabole, qui porte du fruit moyennant de mourir..
Pourtant, à supposer que vous soyez d'accord avec ma manière de voir, peut-on ainsi associer mort et fécondité ?
Et surtout, svp,
La vocation du mariage, qui semble répondre aux versets de la Genèse concernant hommes et femmes serait elle à rapprocher d'une "fécondité de la chair" (au sens de servir la chair), par opposition à une "fécondité de l'E(e)sprit" (sacrifice de la chair), qui renverrait aux vocations sacerdotales ?
Si oui, ce que j'appelle "fécondité spirituelle" (ci dessus) est-elle, selon vous, accessible à des personnes mariées ?
Pour relier au forum, je m'appuie sur les paroles de la Genèse, à propos des relations entre hommes et femmes
Au fond, porter la vie, n'est ce pas là la préoccupation de tout être humain ? Que ce soit sous l'effet de pulsions plus ou moins bien dirigées, ou, les ayant .. "domptées", dans un esprit plus mûri de s'assurer une postérité
[b]Je fais appel à vous car je n'arrive pas à comprendre le plan de Dieu en la matière, même si, de son point de vue, il semble déléguer cette aspiration à sa créature, le cas de la naissance de Jésus étant hors norme.
[/b]
J'ai bien quelques idées, mais je ne parviens pas à démêler les choses
Les femmes portant la vie dans leur chair, je distingue 2 grands choix ou orientations, qui s'offrent aux hommes + la singularité de la conception virginale :
1. Monopoliser à leur usage et convenance les ventres des femmes (pour appeler un chat un chat, le trafic de ventre), c'est à dire posséder leurs chairs (les leurs, celles des femmes), le temps de porter la vie.
Madame a la qualité d'instrument (donc, sans âme) pour Monsieur avoir l'illusion de posséder la vie.
En clair, seule Madame peut porter la vie, la physique, bien sûr,
(mais la spirituelle aussi, puisque Monsieur trahit son impuissance spirituelle personnelle à la porter par son recours fataliste à la monopolisation de la vie.
Or le fatalisme est probablement contraire à toute spiritualité, surtout pour un chrétien)
2. Le contraire, c'est à dire donner leurs propres chairs (les leurs, celles des hommes).
Madame a bien une âme, à laquelle Monsieur, dans sa perspective de "se donner lui-même", veillera par conséquent à ne pas imposer son don (faire un présent ne saurait préjuger de la manière dont il va être reçu, sinon, on rentre dans la précédente catégorie, 1.)
Dans ce 2., porter la vie me semble plus à la portée de chacun des deux, homme et femme
3. La mystérieuse conception virginale de Jésus, son sacrifice sur la croix, à lui qui est la Vie, me donnent l'intuition que porter la vie ne consiste pas à la monopoliser, bien sûr, mais plutôt à se dépouiller volontairement de la sienne.
Comme le grain de blé de la parabole, qui porte du fruit moyennant de mourir..
Pourtant, à supposer que vous soyez d'accord avec ma manière de voir, peut-on ainsi associer mort et fécondité ?
Et surtout, svp,
La vocation du mariage, qui semble répondre aux versets de la Genèse concernant hommes et femmes serait elle à rapprocher d'une "fécondité de la chair" (au sens de servir la chair), par opposition à une "fécondité de l'E(e)sprit" (sacrifice de la chair), qui renverrait aux vocations sacerdotales ?
Si oui, ce que j'appelle "fécondité spirituelle" (ci dessus) est-elle, selon vous, accessible à des personnes mariées ?