par Cinci » dim. 12 déc. 2021, 14:34
Reprenons :
veilleur a écrit :
Le socialisme a été condamné par l'église sous le règne de Leon XIII. Les partis socialistes dans tous les pays ou ils existent marquent certaines différences mais ils ont un point commun.
Ils condamnent et luttent contre la morale chrétienne sous prétexte de liberté et de progressisme.
Ils sont favorables aux lois qui détruisent la famille comme l'union libre, le divorce, l'avortement et l'euthanasie. Ils entendent régenter la famille à la place du père, et encouragent le féminisme.
Je suis bien d'accord qu'une tendance assez lourde existe. Et qu'historiquement, - plus souvent qu'autrement-, les socialistes n'ont jamais fait bon ménage avec des pans entiers de la doctrine de l'Église.
Non, on ne peut pas être catholique et socialiste à la fois. Ces personnes vont à la messe uniquement pour se distraire et faire des rencontres. Elles n'ont aucune piété véritable et sont ceux qui dans l'évangile bâtissent leur maison sur du sable.
Nous devons prier pour leur conversion, mais nous devons condamner leur position.
Et pourtant
si l'on pose un geste d'exclusion définitif de la sorte, affirmant le principe du «il n'est pas possible» : on rend complètement incompréhensible l'évolution des choses, telle qu'elle aura pu se manifester dans l'Église catholique au cours du XXe siècle et jusqu'à maintenant. Et s'il fallait réellement condamner franchement, vertement, sans nuance, le socialisme et sa représentation du monde, avec les apôtres qui le propage, les «compagnons de route» qui le rende possible : le premier qu'il faudrait condamner sans détour dans ces années-ci mais ce serait bien notre Souverain Pontife qui est à Rome. Faudrait être un peu cohérent.
Car, comment voulez-vous prétendre que l'Église catholique ou la «défense de sa doctrine» obligerait les uns et les autres à se séparer radicalement, les catholiques au moins pour condamner le discours, la position et les objectifs des autres, lorsqu'on peut voir la hiérarchie de la même Église, occupée sans cesse à distribuer des fleurs, des médailles, le chocolat et les tapes d'encouragement dans le dos à toutes les figures publiques pouvant former le gratin de la mouvance socialo-libertaire ?
Moi, ce que je veux dire ici : on peut comprendre l'évolution de la situation dans l'Église catholique, justement par le fait que l'Église, en pratique (tant pis pour le discours officiel), aura bien composé avec nombre de figures du socialisme, sans les condamner vraiment. On y aura toujours été plus soucieux de dénoncer quelque chose comme des excès.
Reprenons :
[quote=veilleur]
Le socialisme a été condamné par l'église sous le règne de Leon XIII. Les partis socialistes dans tous les pays ou ils existent marquent certaines différences mais ils ont un point commun.
Ils condamnent et luttent contre la morale chrétienne sous prétexte de liberté et de progressisme.
Ils sont favorables aux lois qui détruisent la famille comme l'union libre, le divorce, l'avortement et l'euthanasie. Ils entendent régenter la famille à la place du père, et encouragent le féminisme.
[/quote]
Je suis bien d'accord qu'une tendance assez lourde existe. Et qu'historiquement, - plus souvent qu'autrement-, les socialistes n'ont jamais fait bon ménage avec des pans entiers de la doctrine de l'Église.
[quote]Non, [u]on ne peut pas être catholique et socialiste à la fois[/u]. Ces personnes vont à la messe uniquement pour se distraire et faire des rencontres. Elles n'ont aucune piété véritable et sont ceux qui dans l'évangile bâtissent leur maison sur du sable.
Nous devons prier pour leur conversion, mais nous devons condamner leur position.[/quote]
Et pourtant [u]si[/u] l'on pose un geste d'exclusion définitif de la sorte, affirmant le principe du «il n'est pas possible» : on rend complètement incompréhensible l'évolution des choses, telle qu'elle aura pu se manifester dans l'Église catholique au cours du XXe siècle et jusqu'à maintenant. Et s'il fallait réellement condamner franchement, vertement, sans nuance, le socialisme et sa représentation du monde, avec les apôtres qui le propage, les «compagnons de route» qui le rende possible : le premier qu'il faudrait condamner sans détour dans ces années-ci mais ce serait bien notre Souverain Pontife qui est à Rome. Faudrait être un peu cohérent.
Car, comment voulez-vous prétendre que l'Église catholique ou la «défense de sa doctrine» obligerait les uns et les autres à se séparer radicalement, les catholiques au moins pour condamner le discours, la position et les objectifs des autres, lorsqu'on peut voir la hiérarchie de la même Église, occupée sans cesse à distribuer des fleurs, des médailles, le chocolat et les tapes d'encouragement dans le dos à toutes les figures publiques pouvant former le gratin de la mouvance socialo-libertaire ?
Moi, ce que je veux dire ici : on peut comprendre l'évolution de la situation dans l'Église catholique, justement par le fait que l'Église, en pratique (tant pis pour le discours officiel), aura bien composé avec nombre de figures du socialisme, sans les condamner vraiment. On y aura toujours été plus soucieux de dénoncer quelque chose comme des excès.