par Cinci » lun. 27 déc. 2021, 19:04
Oui ...
Je croirais facilement qu'il y a bien déclin et persécution déjà. Les chrétiens représentent dans l'ensemble le groupe le plus persécuté dans le monde à l'heure actuelle.
C'est même («Oh surprise !») un Bernard Henri-Lévy qui le disait en 2010, dans le magazine Le Point :
«Les chrétiens forment aujourd'hui, à l'échelle de la planète, la communauté la plus constamment, violemment et impunément persécutée. Ou bien l'on adhère à la doctrine folle de la compétition des victimes et l'on ne se soucie que des «siens». Ou bien l'on ne veut pas y croire - ou l'on dénonce avec la même énergie, j'allais dire la même foi, cette haine planétaire, cette vague de fond meurtrière, dont les chrétiens sont les victimes et dont leur ancien statut de représentants de la religion dominante ou, en tout cas, la plus puissante empêche, aussi, que l'on s'avise.» (BHL.Le Point, 18 novembre 2010)
«On accuse d'islamophobie quiconque ose poser un regard critique sur cette religion, alors même qu'on peut librement s'en prendre au pape et aux papistes.»
Denis Tillinac :
«... christianophobie délirante, tacitement cautionnée par le mutisme des défenseurs des «droits de l'homme», voire légitimée en France par l'anticléricalisme sournois de la caste intello-médiatique. On dénonce volontiers, et à juste titre l'islamophobie et l'antisémitisme, réalités indéniables mais ponctuelles dans une sphère démocratique occidentale ou tout de même le musulman et le juif jouissent de la pleine citoyenneté. Leurs griefs ne sont pas occultés, c'est le moins qu'on puisse dire. Tandis qu'on s'indigne fort peu , et avec même une certaine gêne, quand des chrétiens sont massacrés dans le sud du Soudan (un million et demi de morts), en Irak, au Nigéria, en Égypte. Nul ne se risque à dénoncer la christianophobie officielle, dûment enseignée à l'école et entretenue dans les mosquées, qui sévit dans les pays du Golfe par exemple, ou de l'Iran, ou du Mahgreb, mais aussi les autorités palestiniennes, Fatha ou Hamas, qui acculent la minorité chrétienne à l'exil. Par l'effet d'un amalgame cynique, le chrétien est assimilé à l'ennemi occidental; on lui fait payer cash, dans le sang et les larmes, une complicité inexistante avec l'ancien «croisé», l'ancien colon, l'Européen, l'Américain, le Juif. On lui assigne à son coeur défendant, ce rôle de bouc-émissaire si bien décrypté par Rémi Girard.
Au train ou vont les tueries et autres exactions, la chrétienté orientale, antérieure de sept siècles à la pénétration de l'islam, sera bientôt réduite aux acquêts d'un lumpenprolétariat végétant dans nos banlieues, tels les malheureux Chaldéens dans la région parisienne. Qui s'en indigne ? Personne ou presque. Qui se soucie des chrétiens toujours harcelés, souvent assassinés au Pakistan, en Inde, en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie ou encore dans les pays encore sous le joug officiel du marxisme (Corée du nord, Cuba, Vietnam, Chine) ? Personne ou presque.
Peut-être serait-il moins nocif si les démocraties occidentales signifiaient clairement leur désapprobation sur la scène internationale. Or, elles biaisent, à l'instar des oligarques de l'ONU et des hiérarques de l'U.E., par crainte soi-disant d'entretenir l'islamophobie [...]
En France, un laïcisme résiduel de facture intégriste, qui a peur de l'islam mais qui n'ose se l'avouer, entretient la fiction d'une menace théocratique sur nos moeurs républicaines émanant à part égale de toutes les confessions. Comme si le clergé catholique avait la moindre velléité d'exercer un pouvoir temporel quelconque.[...] au fond du fond, selon une logique aussi totalitaire que celles d'Hitler ou Staline, un chrétien est fatalement coupable . [...]
(Préface du livre d'Alexandre del Valle, Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui)
_____
J'ajoute : la fin de l'Occident chrétien sonne l'autorisation de bafouer les ... chrétiens. Les chrétiens un peu partout. Logique. Et un Occident athée (avec "bonne conscience") serait fort capable de s'y mettre lui aussi.
Oui ...
Je croirais facilement qu'il y a bien déclin et persécution déjà. Les chrétiens représentent dans l'ensemble [u]le[/u] groupe le plus persécuté dans le monde à l'heure actuelle.
C'est même («Oh surprise !») un Bernard Henri-Lévy qui le disait en 2010, dans le magazine [i]Le Point [/i]:
«Les chrétiens forment aujourd'hui, à l'échelle de la planète, la communauté la plus constamment, violemment et impunément persécutée. Ou bien l'on adhère à la doctrine folle de la compétition des victimes et l'on ne se soucie que des «siens». Ou bien l'on ne veut pas y croire - ou l'on dénonce avec la même énergie, j'allais dire la même foi, cette haine planétaire, cette vague de fond meurtrière, dont les chrétiens sont les victimes et dont leur ancien statut de représentants de la religion dominante ou, en tout cas, la plus puissante empêche, aussi, que l'on s'avise.» ([b]BHL[/b].[i]Le Point[/i], 18 novembre 2010)
«On accuse d'islamophobie quiconque ose poser un regard critique sur cette religion, alors même qu'on peut librement s'en prendre au pape et aux papistes.»
Denis Tillinac :
«... christianophobie délirante, tacitement cautionnée par le mutisme des défenseurs des «droits de l'homme», voire légitimée en France par l'anticléricalisme sournois de la caste intello-médiatique. On dénonce volontiers, et à juste titre l'islamophobie et l'antisémitisme, réalités indéniables mais ponctuelles dans une sphère démocratique occidentale ou tout de même le musulman et le juif jouissent de la pleine citoyenneté. Leurs griefs ne sont pas occultés, c'est le moins qu'on puisse dire. Tandis qu'on s'indigne fort peu , et avec même une certaine gêne, quand des chrétiens sont massacrés dans le sud du Soudan (un million et demi de morts), en Irak, au Nigéria, en Égypte. Nul ne se risque à dénoncer la christianophobie officielle, dûment enseignée à l'école et entretenue dans les mosquées, qui sévit dans les pays du Golfe par exemple, ou de l'Iran, ou du Mahgreb, mais aussi les autorités palestiniennes, Fatha ou Hamas, qui acculent la minorité chrétienne à l'exil. Par l'effet d'un amalgame cynique, le chrétien est assimilé à l'ennemi occidental; on lui fait payer cash, dans le sang et les larmes, une complicité inexistante avec l'ancien «croisé», l'ancien colon, l'Européen, l'Américain, le Juif. On lui assigne à son coeur défendant, ce rôle de bouc-émissaire si bien décrypté par Rémi Girard.
Au train ou vont les tueries et autres exactions, la chrétienté orientale, antérieure de sept siècles à la pénétration de l'islam, sera bientôt réduite aux acquêts d'un lumpenprolétariat végétant dans nos banlieues, tels les malheureux Chaldéens dans la région parisienne. Qui s'en indigne ? Personne ou presque. Qui se soucie des chrétiens toujours harcelés, souvent assassinés au Pakistan, en Inde, en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie ou encore dans les pays encore sous le joug officiel du marxisme (Corée du nord, Cuba, Vietnam, Chine) ? Personne ou presque.
Peut-être serait-il moins nocif si les démocraties occidentales signifiaient clairement leur désapprobation sur la scène internationale. Or, elles biaisent, à l'instar des oligarques de l'ONU et des hiérarques de l'U.E., par crainte soi-disant d'entretenir l'islamophobie [...]
En France, un laïcisme résiduel de facture intégriste, qui a peur de l'islam mais qui n'ose se l'avouer, entretient la fiction d'une menace théocratique sur nos moeurs républicaines émanant à part égale de toutes les confessions. Comme si le clergé catholique avait la moindre velléité d'exercer un pouvoir temporel quelconque.[...] au fond du fond, selon une logique aussi totalitaire que celles d'Hitler ou Staline, un chrétien est fatalement coupable . [...]
(Préface du livre d'Alexandre del Valle, [i]Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui[/i])
_____
J'ajoute : la fin de l'Occident [u]chrétien[/u] sonne l'autorisation de bafouer les ... chrétiens. Les chrétiens un peu partout. Logique. Et un Occident athée (avec "bonne conscience") serait fort capable de s'y mettre lui aussi.