par cmoi » ven. 22 avr. 2022, 14:17
Jérémy,
Je tiens d’abord à m’excuser pour ma réponse de ce matin sur un autre fil, où j’étais d’humeur taquine et légère. Du coup, je tiens à vous répondre alors que je m’étais résolu à ne plus le faire dans le forum « soutien dans l’épreuve »… Avant cela, je veux aussi préciser que si jamais nous avions déjà eu des échanges qui auraient dû faire que je sache votre condition, je vous prie encore de m’en excuser : avec l’âge, j’ai perdu certaines facultés…
La première chose que je veux vous dire, et ce n’est pas par stratégie mais parce que c’est vrai, sachez que d’autres personnes ont connu ce que vous connaissez ou des choses similaires et s’en sont sorties.
Ensuite : quelle solitude doit être la vôtre ! iI faut que vous fassiez votre possible pour avoir un ami, voire une, et qui ne soit pas un compagnon d’infortune – je veux dire qui ne connaisse pas des troubles où vous vous reconnaitriez l’un dans ceux de l’autre. C’est essentiel, même si au départ ce ne peut être qu’une camaraderie, voire plusieurs pour pouvoir choisir, ce sera déjà bien.
Un animal de compagnie cela représente des contraintes, mais peut servir de substitut. C’est en dernier recours, mais vraiment cherchez à avoir des relations amicales et qui soient au courant, parlez-en avec elles, ne mentez pas, et qu’elles sachent l’aide qu’elles auront à vous apporter et dont vous aurez besoin, ne vous en cachez pas – je ne doute pas que vous leur en apporterez une sur d’autres choses : vous ne nous parlez pas de vos talent !
Ce que vous décrivez est effrayant bien sûr, et beaucoup de personnes vous éviteront ne sachant pas comment le gérer et craignant de prendre une responsabilité qui les dépasse, mais d’autres ne s’en formaliseront pas.
Ce que vous vivez est une épreuve pour l’humilité, et vous aurez besoin d’en avoir beaucoup. Vous n’en êtes en rien responsable, soyez-en bien convaincu, et rappelez-vous-le.
Alors soyez bon et indulgent avec vous-même. Mais humilité ne veut pas dire désespoir ni humiliation, il vous faudra donc aussi de la patience envers vous-même, et être aussi fier et ferme : je veux dire par-là que votre vie vous appartient, vous êtes libre, alors refusez d’obéir et « d’entendre » ces voix pour ce qui dépend de vous, faites ce que vous voulez faire, montrez-vous autonome et indépendant, résistez en douceur (humilité) mais sans faiblir.
Vous le savez bien que tant que vous vivrez ici-bas, ce n’est pas l’enfer, mais une épreuve. Ne faites même pas semblant de comprendre ou d’entendre ce que vous savez « faux » : à l’égard de votre vie et de ce qu’il faut faire, c’est vous le plus fort.
Sans doute, vos ambitions en ont pris un coup, et vous n’en avez plus beaucoup, mais cela reviendra quand ce sera possible, et d’ici-là, essayez de développer vos talents, de rendre service, d’être attentif aux autres car chacun a ses difficultés.
Prenez soin de votre corps et de votre esprit pour autant que vous le puissiez, soyez propre, intègre, positif.
Il vous reste une certaine lucidité évidente, alors servez-vous en. Ne capitulez pas. Pour ce qui est du salut de votre âme (vous n’avez pas dit l’avis de l’exorciste sur comment cela s’est passé et ce que cela a détecté ou pas), remettez-vous-en entièrement à Dieu et faites seulement ce que vous pouvez pour apprécier ce qui peut l’être, savourer les instants de répit et de bonheur, vous donner du repos et des plaisirs simples en rapport avec vos goûts.
Evitez l’oisiveté, mais ne boudez pas le repos.
Les personnes pour qui ces « délires » semblent bien connus et catalogués ne sont pas nécessairement les plus aptes à avoir envers vous la bonne attitude. Gentiment (il vous faut fuir toute violence : humilité) ne vous laissez pas faire si quelque chose ne vous convient pas, mais acceptez de l’aide quand il vous en est proposée, n’hésitez pas à en solliciter auprès de qui vous paraît compétent, d’en connaitre les limites, mais sans jamais abandonner la maîtrise qui est la vôtre sur votre vie et qu’il ne vous faut surtout pas lâcher.
Voilà ce que je peux vous dire, outre que je prierai pour vous notamment ce soir à la messe.
Et courage ! Vous êtes le héros de votre vie, soyez certain que Dieu le voit et vous aime. Avec son aide, vous vous en sortirez. Mais quand, comment, lui seul le sait. Vivez vous l'instant présent et ne baissez pas les bras.
Jérémy,
Je tiens d’abord à m’excuser pour ma réponse de ce matin sur un autre fil, où j’étais d’humeur taquine et légère. Du coup, je tiens à vous répondre alors que je m’étais résolu à ne plus le faire dans le forum « soutien dans l’épreuve »… Avant cela, je veux aussi préciser que si jamais nous avions déjà eu des échanges qui auraient dû faire que je sache votre condition, je vous prie encore de m’en excuser : avec l’âge, j’ai perdu certaines facultés…
La première chose que je veux vous dire, et ce n’est pas par stratégie mais parce que c’est vrai, sachez que d’autres personnes ont connu ce que vous connaissez ou des choses similaires et s’en sont sorties.
Ensuite : quelle solitude doit être la vôtre ! iI faut que vous fassiez votre possible pour avoir un ami, voire une, et qui ne soit pas un compagnon d’infortune – je veux dire qui ne connaisse pas des troubles où vous vous reconnaitriez l’un dans ceux de l’autre. C’est essentiel, même si au départ ce ne peut être qu’une camaraderie, voire plusieurs pour pouvoir choisir, ce sera déjà bien.
Un animal de compagnie cela représente des contraintes, mais peut servir de substitut. C’est en dernier recours, mais vraiment cherchez à avoir des relations amicales et qui soient au courant, parlez-en avec elles, ne mentez pas, et qu’elles sachent l’aide qu’elles auront à vous apporter et dont vous aurez besoin, ne vous en cachez pas – je ne doute pas que vous leur en apporterez une sur d’autres choses : vous ne nous parlez pas de vos talent !
Ce que vous décrivez est effrayant bien sûr, et beaucoup de personnes vous éviteront ne sachant pas comment le gérer et craignant de prendre une responsabilité qui les dépasse, mais d’autres ne s’en formaliseront pas.
Ce que vous vivez est une épreuve pour l’humilité, et vous aurez besoin d’en avoir beaucoup. Vous n’en êtes en rien responsable, soyez-en bien convaincu, et rappelez-vous-le.
Alors soyez bon et indulgent avec vous-même. Mais humilité ne veut pas dire désespoir ni humiliation, il vous faudra donc aussi de la patience envers vous-même, et être aussi fier et ferme : je veux dire par-là que votre vie vous appartient, vous êtes libre, alors refusez d’obéir et « d’entendre » ces voix pour ce qui dépend de vous, faites ce que vous voulez faire, montrez-vous autonome et indépendant, résistez en douceur (humilité) mais sans faiblir.
Vous le savez bien que tant que vous vivrez ici-bas, ce n’est pas l’enfer, mais une épreuve. Ne faites même pas semblant de comprendre ou d’entendre ce que vous savez « faux » : à l’égard de votre vie et de ce qu’il faut faire, c’est vous le plus fort.
Sans doute, vos ambitions en ont pris un coup, et vous n’en avez plus beaucoup, mais cela reviendra quand ce sera possible, et d’ici-là, essayez de développer vos talents, de rendre service, d’être attentif aux autres car chacun a ses difficultés.
Prenez soin de votre corps et de votre esprit pour autant que vous le puissiez, soyez propre, intègre, positif.
Il vous reste une certaine lucidité évidente, alors servez-vous en. Ne capitulez pas. Pour ce qui est du salut de votre âme (vous n’avez pas dit l’avis de l’exorciste sur comment cela s’est passé et ce que cela a détecté ou pas), remettez-vous-en entièrement à Dieu et faites seulement ce que vous pouvez pour apprécier ce qui peut l’être, savourer les instants de répit et de bonheur, vous donner du repos et des plaisirs simples en rapport avec vos goûts.
Evitez l’oisiveté, mais ne boudez pas le repos.
Les personnes pour qui ces « délires » semblent bien connus et catalogués ne sont pas nécessairement les plus aptes à avoir envers vous la bonne attitude. Gentiment (il vous faut fuir toute violence : humilité) ne vous laissez pas faire si quelque chose ne vous convient pas, mais acceptez de l’aide quand il vous en est proposée, n’hésitez pas à en solliciter auprès de qui vous paraît compétent, d’en connaitre les limites, mais sans jamais abandonner la maîtrise qui est la vôtre sur votre vie et qu’il ne vous faut surtout pas lâcher.
Voilà ce que je peux vous dire, outre que je prierai pour vous notamment ce soir à la messe.
Et courage ! Vous êtes le héros de votre vie, soyez certain que Dieu le voit et vous aime. Avec son aide, vous vous en sortirez. Mais quand, comment, lui seul le sait. Vivez vous l'instant présent et ne baissez pas les bras.