par Altior » dim. 24 juil. 2022, 0:38
AdoramusTe a écrit : ↑ven. 22 juil. 2022, 16:15
Cela dit, je me suis souvent demandé pourquoi l'Opus Dei avait obtenu ce régime de faveur...
Fondé bien avant le Concile Vatican 2, ce mouvement fut le premier et, jusqu'à présent, le seul ayant obtenu le statut de cette nouveauté canonique qui fut nommée "prélature personnelle". Si faveur y eut-elle en obtenant ce régime, c'est probablement parce que ce mouvement marchait (et marche encore) dans le sens de certaines idées dans l'air du temps. Il se peut qu'il s'agisse aussi d'un volet politique, car à l'époque l'Église essayait de se démarquer de l'honni régime franquiste, régime qui, curieusement, ne voyait pas de bons yeux ce mouvement (je dis curieusement, car pas mal de ses fondateurs (José-Maria en tête) furent persécutés par les communistes espagnols pendant la Guerre Civile).
Mais voilà : après la faveur, c'est la disgrâce. Car, enveloppée dans l'emballage de la bienveillance, c'est d'une disgrâce qu'il s'agit bien dans ce pontificat qui n'arrête pas de parler de synodalité tandis que l'Église est gouvernée par des décrets. De plus, cela coupe tout intérêt que la FSSPX devienne un jour une prélature personnelle (une hypothèse portée par des rumeurs d'antichambre pendant l'ancien pontificat).
[quote=AdoramusTe post_id=451663 time=1658499336 user_id=1526]
Cela dit, je me suis souvent demandé pourquoi l'Opus Dei avait obtenu ce régime de faveur...
[/quote]
Fondé bien avant le Concile Vatican 2, ce mouvement fut le premier et, jusqu'à présent, le seul ayant obtenu le statut de cette nouveauté canonique qui fut nommée "prélature personnelle". Si faveur y eut-elle en obtenant ce régime, c'est probablement parce que ce mouvement marchait (et marche encore) dans le sens de certaines idées dans l'air du temps. Il se peut qu'il s'agisse aussi d'un volet politique, car à l'époque l'Église essayait de se démarquer de l'honni régime franquiste, régime qui, curieusement, ne voyait pas de bons yeux ce mouvement (je dis curieusement, car pas mal de ses fondateurs (José-Maria en tête) furent persécutés par les communistes espagnols pendant la Guerre Civile).
Mais voilà : après la faveur, c'est la disgrâce. Car, enveloppée dans l'emballage de la bienveillance, c'est d'une disgrâce qu'il s'agit bien dans ce pontificat qui n'arrête pas de parler de synodalité tandis que l'Église est gouvernée par des décrets. De plus, cela coupe tout intérêt que la FSSPX devienne un jour une prélature personnelle (une hypothèse portée par des rumeurs d'antichambre pendant l'ancien pontificat).