par Jean-Mic » mer. 28 sept. 2022, 11:15
C'est vrai que l'article de Wiki...® n'est guère éclairant.
On peut retenir que les mots pape, pope, papa ont une racine commune, via le grec papas qui signifie père, puis via sa forme latinisée à Rome sous la forme pappas (à ne pas confondre avec pater, plus officiel). Il s'agit d'une appellation affectueuse pour désigner respectivement le successeur de Pierre, un prêtre de l'Eglise orthodoxe, le père à la fois géniteur et nourricier.
Il est intéressant pour nous, chrétiens, de remarquer que son équivalent en Araméen, la langue que parlait Jésus avec ses disciples galiléens, est Abba. C'est en effet par ce mot affectueux que Jésus commence la prière qu'il leur enseigne. Nous l'avons traduit par Notre Père (Pater Noster en latin), ce qui introduit une distance respectueuse avec Dieu, mais trahit la pensée originelle. Jésus s'adresse à son père et invite ses disciples à s'adresser à Lui en disant Papa !!!
Le mot abba (abbas en Grec) a donné le nom, toujours avec sa connotation affectueuse, aux tout premiers ermites qui fuyaient dans les déserts d'Egypte et de Syrie, mais ne cessaient d'être rattrapés par ceux qui demandaient à être leurs émules et leurs disciples. Ces embryons de communautés autour d'un papa/abba plus ou moins consentant sont à l'origine du monachisme chrétien. Le nom d'abbaye est resté pour désigner les communautés aussi bien que les installations (puis bâtiments) nécessaires à leur vie.
L'expression Monsieur l'Abbé est beaucoup plus récente, probablement du 17ème siècle, et désigne un prêtre non curé, non chargé de paroisse. On voit bien qu'il s'agit là d'un détournement du sens originel du mot abbé, n'ayant pour but que de distinguer les M. l'Abbé des M. le Curé, notamment les vicaires de leur curé, qui en toute logique linguistique devrait seul avoir droit au doux nom de Père ou d'Abba/Père.
C'est vrai que l'article de Wiki...® n'est guère éclairant.
On peut retenir que les mots [i]pape[/i], [i]pope[/i], [i]papa[/i] ont une racine commune, via le grec [i]papas[/i] qui signifie père, puis via sa forme latinisée à Rome sous la forme [i]pappas[/i] (à ne pas confondre avec [i]pater[/i], plus officiel). Il s'agit d'une appellation affectueuse pour désigner respectivement le successeur de Pierre, un prêtre de l'Eglise orthodoxe, le père à la fois géniteur et nourricier.
Il est intéressant pour nous, chrétiens, de remarquer que son équivalent en Araméen, la langue que parlait Jésus avec ses disciples galiléens, est [i]Abba[/i]. C'est en effet par ce mot affectueux que Jésus commence la prière qu'il leur enseigne. Nous l'avons traduit par Notre Père ([i]Pater Noster[/i] en latin), ce qui introduit une distance respectueuse avec Dieu, mais trahit la pensée originelle. Jésus s'adresse à son père et invite ses disciples à s'adresser à Lui en disant [i]Papa[/i] !!!
Le mot [i]abba[/i] ([i]abbas[/i] en Grec) a donné le nom, toujours avec sa connotation affectueuse, aux tout premiers ermites qui fuyaient dans les déserts d'Egypte et de Syrie, mais ne cessaient d'être rattrapés par ceux qui demandaient à être leurs émules et leurs disciples. Ces embryons de communautés autour d'un [i]papa/abba[/i] plus ou moins consentant sont à l'origine du monachisme chrétien. Le nom d'[i]abbaye[/i] est resté pour désigner les communautés aussi bien que les installations (puis bâtiments) nécessaires à leur vie.
L'expression [i]Monsieur l'Abbé[/i] est beaucoup plus récente, probablement du 17ème siècle, et désigne un prêtre non curé, non chargé de paroisse. On voit bien qu'il s'agit là d'un détournement du sens originel du mot [i]abbé[/i], n'ayant pour but que de distinguer les [i]M. l'Abbé[/i] des [i]M. le Curé[/i], notamment les vicaires de leur curé, qui en toute logique linguistique devrait seul avoir droit au doux nom de [i]Père[/i] ou d'[i]Abba/Père[/i].