Ombiace a écrit : ↑ven. 13 janv. 2023, 13:57
Comme je le suggère à cmoi, ils ne sont peut-être pas plus avancés que Jean Baptiste dont vous disiez précédemment qu'il avait douté.
Pardonnez-moi mais je n’aurais pas compris cette suggestion si vous ne l’aviez ici explicitement formulée. Car c'est nous qui spéculons sur ce qu'il en était, eux le savaient très bien.
A voir si cela est si important et en quoi, pour nous aujourd'hui, et pourquoi.
Concernant Jean-Baptiste, l’interprétation qu’en donne Kerygme (je ne citerai pas le texte référent, puisque cela n'a pas été jugé nécessaire : nous sommes entre connaisseurs semble-t-il !) est exacte et reconnue, je l’ai longtemps privilégiée moi-même. J’adhère depuis quelque temps déjà à une autre : qu’il envoya ses disciples vers Jésus en sachant qu’il allait être bientôt fait prisonnier, pour qu’ils connaissent mieux Jésus et deviennent ainsi ses disciples.
Un peu comme Jésus sur sa croix rapprocha son disciple Jean et sa mère..
Ainsi y a-t-il souvent plusieurs interprétations, aucune n’étant meilleure qu’une autre, et en se contentant du sens littéral. Lesquelles se rapprochent pourtant d’un autre sens, ici ascétique (le premier, par une épreuve) ou mystique (le second), mais sans cesser d’être littéral.
Le plus grand danger (j’insiste !) est de se rapprocher d’un sens allégorique, car alors cela conduit par exemple et souvent (même ici !) à ne plus croire aux miracles ou interventions surnaturelles. Il faut que l’allégorie reste allégorique, elle ne peut se mêler au sens littéral sans causer des troubles.
Je vais être plus explicite à mon tour : il y a un grand danger à faire « cavalier seul » comme vous le faites dans vos lectures de l’Ecriture Sainte. Ce n’est possible qu’en cerise sur le gâteau quand on a tout « consulté ». Et je pense à ce que ne dit pas Kerygme par sa délicatesse, à savoir la détresse de se dire que cela ne sert à rien de vous donner à partager « autre chose »… Il serait dommage qu’il faille recourir à « l’autorité » de l’Eglise pour que vous compreniez ce danger et acceptiez de relativiser votre jugement.
Vous en êtes conscient puisque vous parlez de « blanc », mais comprenez que le combler en vous instruisant de ce que l’Eglise a su savoir (par exemple ici sur les données astronomiques) ne vous apporterait qu’une illusion supplémentaire et vous conforterait dans votre démarche qui n’est pas que mauvaise, mais qui doit changer.
Vous « n’accrochez pas » alors que nous vous donnons des pistes bien meilleures, mais qui supposent une forme d’écoute différente du texte. Elles ressemblent certes à la vôtre, mais elles en diffèrent aussi, puisque vous croyez encore non seulement que ces blancs peuvent et doivent être comblés, mais que c’est là que se trouve la béatitude.
N’oubliez pas que cette lecture est aussi et doit être une prière, qu’ainsi seulement elle devient le véhicule de la grâce. Il ne s’agit pas d’une équation à résoudre.
Désolé si je suis direct, mais je ne vois pas comment sinon vous le dire. Vous restez libre. Quand vous parliez de « gants » liés à la Transmission de la parole, il y a ceux de velours (pourquoi croyez-vous que je suis souvent « volubile » ?) mais il y a aussi ceux de boxe. Les 2 peuvent et doivent être utilisés, selon le cas. Le tout est de ne pas se tromper. Désolé si c’est ici mon cas, si je le croyais je ne les aurais pas chaussés…