par Didyme » mer. 14 juin 2023, 21:07
Bonjour à vous,
Ombiace a écrit : ↑dim. 11 juin 2023, 8:08
Nous en avions débattu il y a quelques temps sur je ne sais plus quel fil et la réponse qu'avait donné Fée Violine m'avait semblée imparable. Dans mon souvenir, vous disiez, chère Fée Violine, que l'origine du mal est un mystère. J'en avais conçu de la perplexité, et cela m'avait bridé.
Actuellement, j'en serais plutôt à le considérer comme une émanation de l'"inexistant", un mot un peu fourre-tout dans lequel je range tout ce qui n'est pas "existant", au sens de la consistance, de la contenance.
Ceci ne donne aucune indication sur l'origine du mal, mais pourrais plutôt, si je parviens à me faire comprendre clairement, éclairer la manière qu'il a de se propager.
Le mal est peut-être une émanation de l'inexistant en tant qu'il est un néant. Pourtant, le néant en soi ne semble pas nécessairement être mauvais. Quoique.
Ce qui n'est pas est-il mauvais ?
Ce serait plutôt la dégradation, la perte, la "néantisation" de
ce qui est qui semble produire du mal. Le mal n'existant pas alors par lui-même, tel un principe du mal face à un principe du bien, mais n'existant que par le bien. Il n'est qu'un bien corrompu, déchu.
Pourquoi le mal ? Pourquoi cette perte du bien ? Le libre-arbitre ? Peut-être. Mais plus que la raison du mal, le libre-arbitre me semble être le moyen par lequel s'exprime quelque chose de nous.
Qu'est-ce que ça dit ? Que nous ne sommes pas Dieu.
Ce qui est étonnant c'est que d'une certaine manière, on pourrait dire que le mal tire son origine du bien, "n'existe" alors que par le bien.
Ombiace a écrit :Voici :
1. Le mal "inexiste", et se trouve donc en rivalité avec le bien dont il est envieux, car ce dernier "existe"
2. Pour calmer sa frustration à l'existence, il initialise un processus inexistant (le 1er mal, spontané et gratuit)
Comment ce qui "inexiste" pourrait-il ressentir quoique ce soit comme de l'envie ou de la frustration ?
Le mal existe mais je dirais alors plutôt qu'il n'a simplement pas l'être
en lui-même.
Cette façon de le présenter ici me donnerait l'impression que ce serait comme s'il y avait un principe du mal, originel, indépendant du bien et qui lui ferait face.
Mais cela ne me semble pas correct.
Ombiace a écrit :3. Les disciples du mal, déguisés en disciples du bien, sont les seuls à pouvoir contenir ce 1er mal
4. Le déguisement des disciples du mal est efficace, qui leurre même les disciples du camp de l'"existant", puisqu' effectivement les disciples du mal semblent avoir eu raison de ce 1er mal.
Qu'est-ce qu'un disciple du mal ? Une personne ? Ou une force comme une tentation, une pulsion ?
Ombiace a écrit :Conclusion : Cette technique d'infiltration du mal dans la faveur de ceux de l'autre camp (voir aussi les films d'espionnage) voit s'étendre l'influence du mal, déguisé en défenseur du bien.
Pour vous, svp, le titre honorifique de "défenseur" du bien est il absolument sans lien avec l'apparition du mal ?
Un "défenseur", en conséquence, peut il exister sans le mal ?
Deux questions en résumé svp :
1. La défense du bien aurait elle avantage, pour une certaine forme de crédibilité et/ou réputation mondaine, à l'accomplissement du mal?
2. Le bien ne devrait donc t il pas prendre une distance avec la défense, de manière pour lui à ne pas risquer d'être compromis avec elle dans ce que sa réputation (à la défense) a de vraisemblablement dépendant au mal ?
Je ne pense pas qu'il ait à prendre ses distances avec la défense pour une question de réputation mais plutôt pour une question de ne pas entretenir la dynamique du mal. Si l'on entend par défense quelque chose d'offensive tel oeil pour oeil, dent pour dent, ou comme dans le cas de guerres. Mais pas si on l'entend comme l'a témoigné Jésus qui a défendu le bien par le don, par le fait aussi de ne pas entrer dans cette dynamique.
Bonjour à vous,
[quote=Ombiace post_id=458645 time=1686463738 user_id=9364]
Nous en avions débattu il y a quelques temps sur je ne sais plus quel fil et la réponse qu'avait donné Fée Violine m'avait semblée imparable. Dans mon souvenir, vous disiez, chère Fée Violine, que l'origine du mal est un mystère. J'en avais conçu de la perplexité, et cela m'avait bridé.
Actuellement, j'en serais plutôt à le considérer comme une émanation de l'"inexistant", un mot un peu fourre-tout dans lequel je range tout ce qui n'est pas "existant", au sens de la consistance, de la contenance.
Ceci ne donne aucune indication sur l'origine du mal, mais pourrais plutôt, si je parviens à me faire comprendre clairement, éclairer la manière qu'il a de se propager. [/quote]
Le mal est peut-être une émanation de l'inexistant en tant qu'il est un néant. Pourtant, le néant en soi ne semble pas nécessairement être mauvais. Quoique.
Ce qui n'est pas est-il mauvais ?
Ce serait plutôt la dégradation, la perte, la "néantisation" de [b]ce qui [u]est[/u][/b] qui semble produire du mal. Le mal n'existant pas alors par lui-même, tel un principe du mal face à un principe du bien, mais n'existant que par le bien. Il n'est qu'un bien corrompu, déchu.
Pourquoi le mal ? Pourquoi cette perte du bien ? Le libre-arbitre ? Peut-être. Mais plus que la raison du mal, le libre-arbitre me semble être le moyen par lequel s'exprime quelque chose de nous.
Qu'est-ce que ça dit ? Que nous ne sommes pas Dieu.
Ce qui est étonnant c'est que d'une certaine manière, on pourrait dire que le mal tire son origine du bien, "n'existe" alors que par le bien. :exclamation:
[quote="Ombiace"]Voici :
1. Le mal "inexiste", et se trouve donc en rivalité avec le bien dont il est envieux, car ce dernier "existe"
2. Pour calmer sa frustration à l'existence, il initialise un processus inexistant (le 1er mal, spontané et gratuit)[/quote]
Comment ce qui "inexiste" pourrait-il ressentir quoique ce soit comme de l'envie ou de la frustration ?
Le mal existe mais je dirais alors plutôt qu'il n'a simplement pas l'être [u]en lui-même[/u].
Cette façon de le présenter ici me donnerait l'impression que ce serait comme s'il y avait un principe du mal, originel, indépendant du bien et qui lui ferait face.
Mais cela ne me semble pas correct.
[quote="Ombiace"]3. Les disciples du mal, déguisés en disciples du bien, sont les seuls à pouvoir contenir ce 1er mal
4. Le déguisement des disciples du mal est efficace, qui leurre même les disciples du camp de l'"existant", puisqu' effectivement les disciples du mal semblent avoir eu raison de ce 1er mal.[/quote]
Qu'est-ce qu'un disciple du mal ? Une personne ? Ou une force comme une tentation, une pulsion ?
[quote="Ombiace"]Conclusion : Cette technique d'infiltration du mal dans la faveur de ceux de l'autre camp (voir aussi les films d'espionnage) voit s'étendre l'influence du mal, déguisé en défenseur du bien.
Pour vous, svp, le titre honorifique de "défenseur" du bien est il absolument sans lien avec l'apparition du mal ?
Un "défenseur", en conséquence, peut il exister sans le mal ?
Deux questions en résumé svp :
1. La défense du bien aurait elle avantage, pour une certaine forme de crédibilité et/ou réputation mondaine, à l'accomplissement du mal?
2. Le bien ne devrait donc t il pas prendre une distance avec la défense, de manière pour lui à ne pas risquer d'être compromis avec elle dans ce que sa réputation (à la défense) a de vraisemblablement dépendant au mal ?[/quote]
Je ne pense pas qu'il ait à prendre ses distances avec la défense pour une question de réputation mais plutôt pour une question de ne pas entretenir la dynamique du mal. Si l'on entend par défense quelque chose d'offensive tel oeil pour oeil, dent pour dent, ou comme dans le cas de guerres. Mais pas si on l'entend comme l'a témoigné Jésus qui a défendu le bien par le don, par le fait aussi de ne pas entrer dans cette dynamique.